top of page

Edito

Dimanche 5 février 2023

ACCUEILLIR LA TENDRESSE DE DIEU


Lors de différentes étapes de notre vie, nous avons besoin de l’attention des autres. A la naissance, toute notre enfance et adolescence et dans des moments difficiles de notre vie dus à la maladie physique, psychologique.

Lors de ces moments difficiles, nous avons plus besoin de l’attention que notre entourage doit nous manifester. 

Dieu s'est incarné en son fils Jésus-Christ, et par son fils, il nous montre sa proximité, nous qui attendons comme le vieux Syméon la consolation.

Par l’onction des malades, Dieu nous montre, nous manifeste de façon explicite sa tendresse efficace. N’hésitons pas à en parler! ce sacrement n’est pas l’extrême onction comme nous l’explique si bien le père Louis-Marie dansle texte qui suit cet édito.

Oui, parlons de la tendresse de Dieu et venons nombreux le 19 février à 11h à Notre Dame d’Eaubonne pour accompagner ceux qui le recevront, et invitons ceux qui pourraient le recevoir à se faire connaître auprès du service évangélique des malades.

 

Père Pierre MACHENAUD

Dimanche 29 janvier 2023

CONNAISSEZ-VOUS LA DERNIERE TROUVAILLE DU SAINT-ESPRIT ?


Des millions de vues, plus de 90 000 reprises différentes, des médias qui en parlent très largement : le tube de la semaine sur le réseau social Tik Tok ne passe pas inaperçu ! Et pour cause : il s’agit d’un chant catholique, le célèbre refrain « Comment ne pas te louer, Seigneur Jésus ? » Sous toutes les latitudes, des jeunes par milliers sont unis dans la louange, et ils chantent la gloire de Dieu.

Au-delà du phénomène de mode, il y a là un message prophétique dont le Saint Esprit n’est sans doute pas peu fier. Dans un contexte morose, ce dernier nous rappelle avec force que nous sommes faits pour la louange ! Elle est notre vocation ultime. Nous ne sommes jamais autant humains que lorsque nous sommes tous rassemblés dans un élan de reconnaissance et d’amour pour Dieu, lequel nous a aimé en premier.

Essayons donc cette semaine de garder ce refrain au cœur. Certes, les souffrances ne manquent pas, mais il n’en reste pas moins que Dieu est Dieu : il nous aime, nous sommes en ces mains, il se fait proche, il a vaincu la mort, il nous appelle à la Vie Éternelle… Prenons cette décision ferme et joyeuse : « Aujourd’hui, je serai heureux ! », « Aujourd’hui je louerai Dieu parce qu’il est Dieu. » Nul doute que nous recevrons par surcroit la force de tout vivre et de sortir vers nos frères.

En résumé, en ce week-end des vœux, je vous souhaite de devenir complètement…

… Tik Tok !

Père Martin de Hédouville+

Capture d’écran 2023-02-04 à 15.50.36.png

Dimanche 22 janvier 2023

SEMAINE DE PRIERE POUR L'UNITE DES CHRETIENS
18-25 JANVIER


Des siècles de désunion (depuis le XI ° siècle avec nos frères orthodoxes, depuis le XVI° avec nos frères protestants) ne sauraient être admis comme une situation irréversible à laquelle il suffirait de s’être accoutumés. La division de nos Églises doit nous apparaître pour ce qu’elle est : un scandale ! Scandale par rapport à la prière du Christ et à la mission qui en découle : « qu’ils soient un, afin que le monde croie… ». Il ne suffit même pas, en cette affaire, d’avoir de bons rapports, et même d’excellents rapports (c’est mon cas personnel) avec les pasteurs protestants ou prêtres orthodoxes. Cela est certes important, mais ne règle pas le problème de fond, lequel est bien celui de refaire l’unité brisée. « Afin que le monde croie… » ! 

Unité ne dit pas uniformité. Notre commune confession chrétienne de Dieu comme Trinité (tri-unité) nous le rappelle en effet. Au sein d’une unité fondamentale concernant les affirmations centrales du Credo, chacune de nos Églises est invitée à respecter les différences de sensibilité des Églises-soeurs, différences largement dépendantes des cultures et de plusieurs siècles de traditions liturgiques devenues des habitudes. Il ne saurait être question, par exemple, de vouloir imposer aux Églises orthodoxes ou protestantes notre propre rituel liturgique romain, pas plus que nos pratiques d’adoration eucharistique en dehors de la messe (pratiques spécifiquement latines). C’est précisément cette logique d’ouverture qui a présidé à la Déclaration commune de la Fédération Luthérienne Mondiale et de l’Eglise Catholique Romaine sur la doctrine de la justification en 1999. Or, cette Déclaration touche à une question tout à fait centrale dans ce qui fut, sur le plan théologique, à l’origine de la « protestation » de Martin Luther au XVI° siècle… Que l’on ait pu, sur ce point doctrinalement central, dépasser les anciennes querelles et incompréhensions en adoptant l’idée d’un « consensus différencié » n’est pas une mince affaire ! Car « consensus différencié » signifie que l’on peut se reconnaître d’accord sur l’essentiel sans qu’il soit besoin d’être d’accord sur tout ce qui relève de la diversité des traditions et sensibilités dans chacune des deux Eglises : que ce soit en amont, quant aux diverses manières dont on a énoncé la difficulté sur ce point précis, ou en aval, dans les conséquences que l’on en tire au niveau (notamment) des pratiques…

Chacun de nous a mission, partout où cela est possible, d’entrer en dialogue avec des frères et sœurs chrétiens d’autres confessions. Dans ce dialogue, chacun doit se mettre à l’écoute de ce que l’Esprit-Saint peut lui murmurer, tant il est vrai que, par exemple, le sens très vif de l’écoute de la Parole de Dieu qui anime nos frères protestants ou le sens non moins vif de la contemplation de Dieu qui donne chair à la liturgie de nos frères orthodoxes ont quelque chose à nous apporter, à nous catholiques.

Louis-Marie CHAUVET

Capture d’écran 2023-01-21 à 19.21.05.png

Dimanche 15 janvier 2023

AGNEAU DE DIEU OU PETIT LAPIN DE DIEU ?


     Les expressions telles que : « Ô la vache ! », « Le vilain petit canard ! », « Il était un véritable renard », « Ma belle-mère est une vraie pie », « Sa voisine est une vipère », « Mon petit lapin », « Ma puce », « Mon poussin », etc... dont nous sommes familiers, sont la preuve que dans le langage courant nous faisons souvent référence à certains animaux auxquels nous identifions des personnes humaines en guise d’éloges,  d’insultes ou d’expression d’affection.

     Au baptême de Jésus, une voix venant des cieux disait : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui je trouve ma joie » (Mt 3, 17). C’est comme si le Père voulait nous dire :

« Celui-ci est mon poussin » ou « mon petit lapin ». Et dans l’Evangile de ce jour, une phrase que nous entendons répéter à chaque messe résonne : « Voici l’Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde » (Jn1, 29…). Habitués à la répéter ou à l’entendre dire, cette phrase entre sans doute dans une sorte de routine ou passe même inaperçue. Pourtant, elle nous révèle quelque chose d’essentiel : l’identité de Jésus, sa personne et sa mission.

     En effet, on peut facilement comprendre que Jésus est « doux et humble de cœur » quand on parle de lui comme un agneau. Mais pourquoi dire de lui qu’il est « l’Agneau de Dieu … » ? Les auditeurs de Jean le Baptiste et les premiers lecteurs de l’Evangile de Jean pouvaient le deviner facilement parce qu’ils savaient tous, en ce temps-là, que l’agneau était l’animal typique pour le sacrifice qu’on offrait  au temple de Jérusalem pendant la fête de Pâques pour obtenir le pardon de Dieu et renouveler l’alliance, le pacte d’amitié avec lui. Et beaucoup parmi eux savaient que le prophète Isaïe avait parlé d’un personnage mystérieux appelé « le serviteur du Seigneur », qui était comparé à un agneau conduit à l’abattoir parce que condamné à mort malgré son innocence et se chargeant librement des fautes et des  souffrances des autres. N’est-ce pas ce que Jésus fait à travers sa mort et sa résurrection que nous actualisons dans l’Eucharistie ?

     Puissions-nous en mesurer la profondeur et en recueillir tous les fruits.

Augustino MENSAH

Capture d’écran 2023-01-14 à 14.35.44.png

Dimanche 8 janvier 2023

VIENS ET VOIS


Au début de chaque année civile, il est une bonne coutume que je suis heureux par écrit d’effectuer, s’offrir ses vœux de bonne année. C’est aussi le temps de Noël et plus spécialement c’est dimanche cette belle fête de l’épiphanie que nous sommes invités à vivre. Dieu se manifeste dans le monde, dans nos vies.

Dans le premier chapitre de l’Évangile de Saint-Jean, l’apôtre Philippe invite Nathanaël à suivre le Christ et à le voir. Nous avons de nombreux Philippe qui nous ont appelés à suivre le Christ et à le voir. Je vous propose que pendant cette année nous puissions suivre le Christ et le voir qui se manifeste dans notre vie,  mais aussi à notre tour nous sommes appelés à inviter les personnes qui nous entourent à renconter le Christ et à le voir. Pour inviter ces personnes, nous sommes invités à venir auprès d’elles et à voir leur vie. N’ayons pas peur de venir voir les personnes dans le monde, dans leur quotidien, c’est là aussi où le Christ se manifeste.

Dimanche 29 janvier, nous prendrons un temps pour se souhaiter les vœux après la messe de 11h à Eaubonne et voir ensemble, avec les différents acteurs locaux de nos villes, la manifestation de Dieu.

Bonne et sainte année à tous !

 

Père Pierre MACHENAUD

Capture d’écran 2023-01-07 à 22.45.07.png

Dimanche 25 décembre 2022

NOËL : LUMIÈRE DANS LES TÉNÈBRES

 
« Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière » : telle est la proclamation du prophète d’Isaïe, à une époque (8° siècle avant J.Xt) où le royaume de Juda ployait sous le joug du puissant empire assyrien.

Ne sommes-nous pas, nous aussi, en tant que chrétiens, et plus précisément catholiques, un peuple qui marche dans les ténèbres ?  Quand donc va-t-elle se lever la lumière du Christ sur son « corps » que nous formons, corps blessé, abîmé, meurtri par la révélation des abus de toutes sortes commis par certains. Depuis plusieurs années en tout cas, de tenaces ténèbres sont tombées sur nous…

Rappelons-nous alors l’histoire biblique. Rappelons-nous ce qu’a vécu le peuple d’Israël, durant l’Exil à Babylone, ce grand Exil que la Bible présente comme la conséquence du péché d’idolâtrie. Pourtant, ce péché, les prophètes n’avaient cessé de le dénoncer, et avec quelle vigueur ! Mais rien n’y a fait. Il a fallu cet Exil, pour que le peuple d’Israël réalise combien il avait en effet besoin d’être décapé et purifié.

Or l’Exil, pour Israël, ce fut long : 70 ans. Et ce fut radical, puisque tout y est passé de ses institutions, de ses certitudes religieuses et, bien sûr, de sa vie spirituelle. La terrible épreuve lui a changé sa religion : non, Dieu n’est pas une idole. Parce qu’il n’est pas une idole, il faut bien se rendre à l’évidence : il n’est pas un paratonnerre, la foi en lui ne protège de rien.

Tel est bien en tout cas le Dieu qui se révèle à Noël : un Dieu qui manifeste sa toute-puissance de Très-Haut dans la fragilité d’un bébé couché au plus bas dans une mangeoire d’animaux. Comment s’étonner qu’il faille du temps, beaucoup de temps, pour pouvoir consentir sans ressentiment à un tel Dieu à l’envers !

En tout cas, c’est en se tournant vers ce Dieu, ce « vrai Dieu », que notre Eglise pourra faire luire dans notre humanité secouée par tant de drames quelque chose de la lumière de Dieu. Et Dieu compte sur nous tous pour, en dépit de tout, porter ce témoignage ! Et le porter joyeusement comme la « Bonne Nouvelle » chantée par les anges.

Bon Noël à tous, chers frères et sœurs !
 

Louis-Marie Chauvet   

Dimanche 18 décembre 2022

LA FOI CHRETIENE, C'EST COMME LE FOOT... 


Vous le savez, l’équipe de France s’apprête à jouer une finale de coupe du monde pour la deuxième fois d’affilée. S’il est vrai que certains joueurs ont un talent hors norme, les commentateurs mettent surtout en valeur la force collective des bleus. Didier Deschamps a su favoriser un esprit de solidarité qui pousse chacun à se dépasser pour les autres.

La foi chrétienne, tout comme le foot, est un sport d’équipe. Dieu l’a voulu ainsi, et c’est heureux. Ce n’est dès lors pas un hasard si la priorité de Jésus a été de constituer, non un code législatif ou une formation sur la trinité, mais une famille de disciples pour la faire vivre de sa vie.

Ainsi, il ne suffit pas d’être le Mbappé de l’agir moral, le Giroud de la prière ou le Griezmann de la gentillesse. L’important, c’est surtout de jouer en équipe, c’est de vivre dans une communauté vivante de foi. Sans quoi, nous n’en devenons pas mauvais techniquement, mais nous ne jouons tout simplement pas au foot…

Nous ne sommes pas faits pour rester isolés sur des terrains d’entrainement. L’Église, la paroisse, le monde a besoin de vos talents, et vous, vous avez besoin d’une équipe. Montons donc vers Noël comme les bleus montent vers la finale : groupés et solidaires. Ensemble, nous recevrons une récompense bien plus précieuse qu’un trophée doré : nous serons Vivants !

P. Martin de Hédouville+

Dimanche 4 décembre 2022

« LE SALUT EST PRES DE NOUS MAINTENANT »

 
Ça y est nous sommes entrés dans l’avent  !

Les rues s’illuminent, les décorations abondent dans les magasins, les crèches apparaissent chez nous et dans les églises, nous nous préparons à Noël et à fêter Dieu qui s’est fait homme pour que l’homme se laisse diviniser.

Oui tout cela est vrai, mais nous attendons également - c’est la double attente -, le retour glorieux du Christ,  et lors du premier dimanche de l’Avent dans la deuxième lecture, l’Eglise nous invitait à méditer la lettre de Saint-Paul à la jeune communauté de Rome. Cette affirmation forte de Saint-Paul que le salut est plus près maintenant qu’avant est toujours d’actualité, et c’est un article de notre foi. L’histoire n’est pas un perpétuel recommencement mais au contraire, le projet de Dieu avance irrésistiblement. Quotidiennement, nous pouvons dire que le projet de Dieu pour le monde est plus avancé qu’hier. Il est en train de s’accomplir, il progresse, lentement mais sûrement. Ce projet de Dieu a besoin de nous, Dieu ne veut pas tout faire et il veut avoir besoin de nous. Ne soyons pas dans une attente passive mais dans une attente active pour participer à ce monde meilleur et attendre activement le retour du Christ.

Nous pouvons dire au Seigneur: " que veux-tu que je fasse pour toi ?"

Bonne entrée en Avent !

Père Pierre MACHENAUD

Dimanche 27 novembre 2022

BONNE ANNÉE !

 

Oui, « Bonne Année » : ce souhait, je le formule avec toute l’Eglise, puisque c’est le 1er dimanche de l’Avent que débute pour les chrétiens la nouvelle année liturgique… « Bonne année chrétienne » donc. « Chrétienne », cela veut dire : une année où, comme le demande Jésus dans les Béatitudes, l’échelle habituelle des valeurs sera renversée… 

   Ce renversement, nous le vérifions concrètement en ce premier dimanche de l’Avent, puisque, pour marquer le commencement de l’année liturgique, il attire notre attention sur la fin des temps. Ainsi, nous commençons par la fin ! On se demande alors : « mais on marche sur la tête ou quoi… ? » Pourquoi commencer par la fin, par l’avenir ? Le temps de l’Avent ne nous tourne-t-il pas au contraire vers le passé de la naissance de Jésus à Noël ? » Oui certes, mais celui que nous attendons n’est pas simplement le « petit Jésus » du passé ; c’est, comme le dit le titre officiel de la fête de Noël, « le Seigneur Jésus ».  Or, le terme de « Seigneur » est, vous le savez, le titre que la première communauté chrétienne a donné à Jésus ressuscité. Dès lors, ce que nous attendons à Noël, c’est la venue aujourd’hui de ce « Seigneur » dans notre vie et dans celle du monde. 

    Ah, notre monde !  Quand on le regarde aujourd’hui, on n’est pas très optimiste. Certes, la COP27 a permis une reconnaissance par les pays industrialisés d’une responsabilité dans les dommages liés au changement climatique et de ce fait la création d’un fonds dédié pour aider les pays pauvres qui en sont les premières victimes. Mais pas grand-chose en revanche quant aux mesures à prendre pour lutter contre le dérèglement du climat, alors que, selon la formule désormais bien connue, « la maison brûle, mais nous regardons ailleurs »… En outre, la guerre en Ukraine ne semble pas près de s’éteindre et les craintes pour la grande centrale nucléaire de Zaporija ont redoublé… Et tout le reste de guerres économiques, de violences sexuelles et familiales, de règne des « infox » à travers lesdits « réseaux sociaux », donc de gravissime atmosphère de « post-vérité » et de mise en danger de notre fragile démocratie, de scandales qui blessent grièvement notre Eglise : je vous renvoie à vos journaux, radios, télévisions…

   Oui, notre monde a mille raisons d’être en attente d’un « salut ». Le temps de l’Avent dans lequel nous entrons est le temps de l’attente : l’attente d’un « Sauveur ». Sauveur, parce que proposant un règne de justice et de paix. Qu’à travers notre prière, donc à travers aussi notre action, si modeste soit-elle, le règne de ce Sauveur dont nous nous réclamons se réalise concrètement !

P. Louis-Marie Chauvet

Dimanche 20 novembre 2022

UN ROI AVAIT 4 EPOUSES
 

Un roi avait quatre épouses. La quatrième était sa favorite. Il chérissait beaucoup la troisième. La seconde, il l’appréciait. Quant à la première en revanche, il ne répondait à son amour que par l’indifférence. 

Un jour, le roi tomba gravement malade. Sur son lit de mort, il appela une à une ses épouses : « Toi que j’ai tant gâtée et aimée, toi qui fus toujours à mes côtés, veux-tu maintenant me suivre dans la mort ? » - « Pas question ! » lâcha la quatrième en tournant les talons. « Je préfère me remarier » répondit la troisième. « Je peux t’accompagner jusqu’à la tombe, mais n’irai pas plus loin » expliqua la seconde… C’est alors que se fit entendre une voix fragile : « Moi, je te suivrai où que tu ailles ». Le roi leva les yeux et reconnut sa première épouse, maigre et livide. Profondément attristé par cette scène, le roi regretta de ne pas l’avoir mieux traitée en temps voulu. 

Nous aussi avons quatre femmes. La quatrième, c’est notre corps : nous le laisserons jusqu’à ce qu’arrive le dernier jour. La troisième, ce sont nos biens matériels : ils passeront à d’autres. La seconde, ce sont nos proches : ils ne pourront nous suivre plus loin qu’à la tombe. La première enfin, c’est notre âme. Si souvent négligée, c’est pourtant la seule qui nous accompagnera où que nous allions.

En ce dimanche où nos regards se portent sur la gloire qui nous attend au ciel, choisissons résolument de prendre soin de la qualité de notre vie spirituelle. Parfois oubliée, elle est ô combien importante et durable. 
 

P. Martin de Hédouville+

Dimanche 13 novembre 2022

MON DERNIER JOUR : LE PLUS BEAU DE MA VIE ?
 

Les textes proposés à notre méditation, ces jours-ci, tournent nos regards vers les fins dernières : celle du monde et la nôtre propre. Dans un style apocalyptique qui peut engendrer la peur, une interrogation pourrait s’imposer à nous : Mon dernier jour, quand sera-t-il ? C’est une question à laquelle personne ne saurait répondre avec certitude. Si je pouvais imaginer la fin du monde dans un futur lointain, des siècles ou des millénaires, je sais que mon existence terrestre ne se prolongera pas au-delà de quelques années ou, tout au plus, de quelques décennies. L’actualité de chaque jour me parle d’infarctus, d’AVC, de crises cardiaques, d’accidents de route ou de fait quelconque banal et imprévu qui pourrait fermer à tout moment le livre de ma vie ici-bas. Peu importe que je sois jeune ou robuste, riche ou puissant.

Le discours de Jésus sur la fin de Jérusalem et du monde n’a pas pour but d’inoculer à son auditoire une peur salutaire. Au contraire, Jésus démystifie, dédramatise et rassure : « Ne vous effrayez pas », « Vous n’avez pas à vous soucier de votre défense », « Pas un cheveu de votre tête ne sera perdu ». Jésus enseigne avec sérénité que le temps présent est l’heure de la vigilance, une vigilance dans la confiance, une vigilance remplie d’espérance et de persévérance. C’est comme si, au lieu de me demander : Mon dernier jour, quand sera-t-il ? Jésus m’invitait plutôt à me demander : Comment sera-t-il, mon dernier jour ? Mieux, c’est comme si Jésus m’invitait à faire de mon dernier jour  le plus beau jour de ma vie. Autrement dit, je suis invité à vivre chaque jour comme si c’était l’unique jour de ma vie, à donner à chaque jour de mon existence une saveur d’éternité paradisiaque.

Puisse l’Eucharistie de ce jour nous plonger davantage au cœur de ce mystère divin.  
 

Augustino MENSAH

2021-10-17_11.17.16_DSC_6915.jpg

Dimanche 6 novembre 2022

DES MOMENTS D'ETERNITE


Nous venons de célébrer la solennité de la Toussaint, de fêter tous ceux et toutes celles qui nous ont précédés et qui sont auprès de Dieu, des connus et des inconnus. Toutes ces personnes qui ont su laisser au cœur de leur existence Dieu se manifester. Oui, Dieu ne cesse jamais de se manifester.

Et le lendemain, comme de tradition nous avons prié pour nos fidèles défunts. A cette occasion nous avons pu nous recueillir sur les tombes de nos proches fleuries par les chrysanthèmes. Nous nous sommes aussi souvenus de ces moments passés avec eux, ces beaux moments, ces moments d’éternité.

Les Saints sont maintenant pleinement dans l’éternité mais n’attendons pas d’être mort pour vivre l’éternité. Vivons-la dès maintenant. Recevons ces étincelles de paradis.

Cette année, avec le beau soleil, les chrysanthèmes illuminaient les tombes comme pour nous rappeler que nous sommes la lumière du monde, la lumière éternelle, cette lumière reçue à notre baptême dont Dieu est la source. 

Dans ce monde qui parait parfois sans saveur et obscur, soyons la lumière du monde et le sel de la terre !

Père Pierre Machenaud

Dimanche 16 octobre 2022

Écologie intégrale
 


   Le thème de la session diocésaine annuelle, session ouverte aux prêtres et aux laïcs engagés dans les Services et Mouvements diocésains a porté, jeudi et vendredi derniers, sur l’écologie. « Écologie intégrale », selon la formule du pape François dans son encyclique célèbre (célèbre et célébrée bien au-delà des frontières de l’Eglise) : « Laudato Si.» Parmi les intervenants, le P. François Bousquet s’est arrêté un moment sur trois formules du pape. Trois formules qui peuvent paraître très abstraites et intellectuelles, ce qui est tout le contraire de la manière habituelle dont parle et écrit le pape. Je vous les livre et les explique un peu…

« La réalité est plus importante que l’idée »

Cela nous rappelle que la réalité est plus complexe que ce que nous arrivons à en penser.

« Le tout est supérieur à la somme des parties »

Il s’agit là d’une formule très ancienne. Le pape la cite pour rappeler que, dans un ensemble, les parties se tiennent les unes les autres et inter-réagissent

« Le temps est supérieur à l’espace »

C’est peut-être la plus célèbre des trois formules. Elle nous rappelle que pour mener à bien un projet, il faut du temps, de la patience, de la persévérance…

   Pourquoi n’en discuteriez-vous pas entre vous (en famille, par exemple, y compris avec vos enfants : le repas n’en sera que plus animé et plus joyeux) ! Oui, pourquoi pas ?

   Par rapport à l’écologie, ces formules ont une signification. Elles nous rappellent, par exemple, que les effets du changement climatique sur notre petite planète Terre sont plus importants et plus variés que ce dont nous avons l’idée ; que, puisque tout se tient,  l’écologie doit être intégrale, et qu’écologie (amour de la nature) sans économie (amour pour autrui, notamment souci des plus pauvres) ne peut être la bonne solution ; enfin, que pour cela, il faut de vastes projets à long terme, donc une patience et une persévérance qui sont tout à l’opposé de l’immédiat qui alimente les médias et particulièrement les réseaux dits «sociaux».

   Alors, à la messe, laissons-nous investir par la belle prière de présentation des dons (l’offertoire) : « Tu es béni, Seigneur Dieu de l’univers. Nous avons reçu de ta bonté ce pain (ce vin) que nous te présentons, fruit de la terre (de la vigne) et du travail des hommes : il deviendra pour nous le Pain de la Vie ».

   Et n’oublions pas : l’élément transformé en « Corps du Christ » que nous recevons en communiant est un élément représentant toute la création. Quel beau symbole ! 

Père Louis-Marie CHAUVET

2021-09-26_11.04.41_DSC_6659.jpg

Dimanche 2 octobre 2022

QUE VIENT CHERCHER LA FOI DANS UN MONDE EN DECONFITURE ?


Il est facile de dire, et on le dit parfois trop vite : « il faut croire ! », « il faut avoir la foi ! ». Mais la foi en qui ? La foi en quoi ? Dans un monde plein d’injustices sociales, où les riches deviennent toujours plus nantis et les pauvres toujours plus miséreux ; dans un monde où les puissants, assoiffés de pouvoir et d’hégémonie, déclarent la guerre aux plus faibles et écrasent dans le sang des populations innocentes ; dans un monde où le trafic de drogues, avec ses corollaires de violences et de règlements de comptes, gangrène des cités entières ; dans un monde où la pollution, le dérèglement climatique et de nombreuses maladies gagnent du terrain ; dans un monde où la vie devient un péril permanent, comment peut-on avoir la foi ?

C’est pourtant sur cela que les textes sacrés de ce jour (Habacuc 1,2…2,4 ; Psaume 94 ; 2 Timothée 1,6…14 ; Luc 17, 5-10) nous invitent à réfléchir et à méditer.

En effet, ce que nous proclamons dans le « credo », expression officielle de la foi chrétienne, n’est pas une affirmation gratuite, ni irrationnelle, sans fondement, fruit d’une fantaisie ou d’une imposture. Y croire vraiment est beaucoup plus exigeant. Pour le chrétien, « avoir la foi », c’est voir le monde et la vie avec les lunettes de l’avènement de Jésus de Nazareth crucifié, mort et ressuscité ; c’est parier sur la beauté et la bonté de l’existence humaine et de l’histoire du monde, malgré tout, en s’appuyant sur le Christ ressuscité. Il ne s’agit pas, ici, de se réfugier dans une passivité stérile en face des problèmes du monde et de l’humanité, mais de s’engager pleinement à œuvrer pour leur résolution. Croire, c’est coopérer de toutes ses forces à faire grandir le règne de Dieu, c'est-à-dire s’engager pleinement dans la recherche et l’affirmation de tout ce qui est vrai, juste, beau et bon, conscients, d’une part, que cela passe par le chemin de la croix et, d’autre part, que cela vient de Dieu et conduit à Dieu devant qui nous sommes et demeurons toujours de « simples serviteurs ».

Puisse l’Eucharistie de ce jour nourrir notre foi de « simples serviteurs », résolument engagés au milieu de nos frères et sœurs.

 


Augustino MENSAH

2021-10-17_11.17.16_DSC_6915.jpg

Dimanche 25 septembre 2022

QUELLE JOIE DE SE RETROUVER !


En ce début d’année, nous avons la joie de nous retrouver après cette période estivale. Nous nous retrouvons ensemble pour approfondir notre relation avec Celui qui nous rassemble, Dieu le Père, dans l’Esprit, par le Christ. En approfondissant cette relation, cette alliance reçue à notre baptême, nous recevons cette joie : " je vous ai dit toutes ces choses pour que ma joie soit en vous et que votre joie soit parfaite".
Cette joie qui vient de Dieu, par la prière, par les autres et par l’approfondissement de la connaissance de Dieu, ne cesse d’augmenter si nous la partageons.
En ce début d’année PASTORALE, prenons du temps pour découvrir de nouveaux frères et sœurs en Christ, des nouveaux arrivants dans notre communauté, des nouveaux baptisés. Cette joie nous ne pouvons pas la garder pour nous, nous devons être contagieux auprès de ceux et celles qui nous entourent. 
Permettez-moi de dire ma joie d’accueillir en votre nom le Père Martin de Hédouville.
N’oublions pas que nous ne nous rencontrons pas assez à cause de la maladie, des difficultés diverses et variées.

Très bonne rentrée à tous.


Père Pierre MACHENAUD

2018-09-16_12.31.29_DSC_6230_Copie 1.jpg

PLANNING 2022-2023

  • Week-end des 3 et 4 septembre : présence du groupement dans les forums des 4 communes

  • jeudi 8 septembre à Margency à 19h : fête patronale pour la Nativité de la Vierge Marie (messe suivie d’un apéritif dinatoire partagé) (autre messe supprimée)

  • Dimanche 25 septembre : messe unique de rentrée à ND Eaubonne, suivie d’un forum des mouvements et services, d’un apéritif offert par la paroisse et d’un repas partagé.

  • Samedi 8 et dimanche 9 octobre : pèlerinage à St Benoit sur Loire

  • 1er novembre : messes de Toussaint et présence dans les cimetières

  • Mercredi 30 novembre à Montlignon à 19h : fête patronale pour la fête de Saint André (messe suivie d’un apéritif dinatoire partagé) 

  • Jeudis de l’Avent : du 1erau 15 décembre : messes de l’aurore à 7h au SC suivies d’un petit déjeuner

  • Samedi 10 décembre : soirée miséricorde à ND Eaubonne

  • Vendredi 16 décembre : repas Noël et Saveurs

  • Samedi 21 janvier : pèlerinage de Saint-Pry avec la communauté orthodoxe, messe unique le samedi soir à l’église du Vieux Village

  • Dimanche 29 janvier : messe unique pour les vœux aux paroissiens

  • Dimanche 12 février : Confirmation des jeunes à ND Eaubonne

  • Jeudis de Carême : du 9 mars au 30 mars : messes de l’attente à 7h au SC suivies d’un petit déjeuner

  • Samedi 25 mars à ND Eaubonne : soirée miséricorde

  • Week end des 13 et 14 mai : messes de profession de foi

  • Week end des 10 et 11 juin : premières communions Eaubonne

  • Week end des 17 et 18 juin : premières communions St Prix Margency Montlignon

  • Dimanche 25 juin messe unique de fin d’année

 

 

Certaines de ces dates pourraient être modifiées en fonction de l’actualité ou des événements à venir. 

Dimanche 5 juin 2022

2019-09-15_12.23.19_DSC_1678.jpg

LA PENTECOTE CHRETIENNE
 


Les Actes des Apôtres nous rapportent l'annonce de Jésus à ses disciples le jour de l’Ascension qu'ils recevraient une force, « celle du Saint Esprit qui viendra sur vous, alors vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu'aux extrémités de la terre ». Une révélation qui intervient dix jours avant la Pentecôte, lorsque les Apôtres reçoivent l'Esprit Saint au Cénacle. On l'appelle Pentecôte, parce qu'elle tombe le cinquantième jour après Pâques. La fête de Pentecôte marque le couronnement de la période pascale, débutée le jour de Pâques avec la résurrection de Jésus.

Dans l'Ancien Testament, la Pentecôte était la fête, d'abord de la moisson des blés (Ex23,16), les juifs la célébraient en offrant à Dieu les prémices de la moisson des blés, puis à partir du deuxième siècle, elle devient la fête de la commémoration du don de la Loi à Moise cinquante jours après la sortie d’Égypte (Ex 19,1).

Après la résurrection de Jésus, le jour où les juifs célébraient la fête de la Pentecôte, la commémoration du don de la Torah par Dieu au peuple juif sur le mont Sinaï, les disciples de jésus, réunis au cénacle, eurent droit à une pentecôte particulière.

« Quand arriva la Pentecôte, ils se trouvaient réunis tous ensemble. Soudain il vint du ciel un bruit tel celui d'un violent coup de vent. » (Ac2,1-2). A la suite de cet événement, les Apôtres sortent du cénacle et se mettent à témoigner de la vie et de l’enseignement du Christ. Ils vont également commencer à baptiser, ainsi vont naître les communautés chrétiennes. C'est le début de l’Église.

La description de la Pentecôte que nous livre Luc est riche d'enseignements. Elle est très belle
et très intéressante dans son contenu. Elle met en nous le désir d’être guidés et poussés par l'Esprit Saint afin de pouvoir louer Dieu et d'accomplir son œuvre qui est une œuvre de communion entre les personnes.

Père Rufin MALONGA TOUMOU

Capture d’écran 2022-06-05 à 09.45.21.png

Dimanche 29 mai 2022

Capture d’écran 2022-06-05 à 09.33.16.png

"QU'ILS SOIENT UN EN NOUS, EUX AUSSI,

POUR QUE LE MONDE CROIE QUE TU M'AS ENVOYE"


Ce verset  de Saint Jean  du passage d’évangile que nous sommes invités à méditer ce septième dimanche de Pâques nous interpelle !
Vivre l’unité dans la diversité, cela vient aussi du résultat de notre démarche du synode de la synodalité. Près de 200 personnes de la communauté ont répondu aux questionnaires et plusieurs d’entre eux désirent une Église qui accueille plus. Accueillir l’autre tel qu’il est et non tel que l’on voudrait qu’il soit. Cette attitude doit être vécue par chacun d’entre nous. Comme le Christ, accueillons-nous ! N’effaçons pas nos différences car c’est une force pour une communauté d’avoir des regards, des attentes différentes; mais cheminons ensemble à la suite du Christ. C’est Lui notre unité. Le monde a besoin plus que jamais d’unité, soyons des artisans de cette unité et donnons envie de suivre le Christ par ce comportement évangélique !

 

Père Pierre MACHENAUD

2018-09-16_12.31.29_DSC_6230_Copie 1.jpg

Dimanche 15 mai 2022

2019-09-15_12.23.19_DSC_1678.jpg
Capture d’écran 2022-05-16 à 10.36.47.png

Dimanche dernier,  quatrième dimanche de Pâques, dimanche du bon Pasteur, nous célébrions la 59e journée mondiale de prière pour les vocations. À cette occasion, dans son message, le pape nous invitait à nous laisser tous interpeller par le regard de Dieu sur nous. C’est un regard qui relève, qui pardonne, qui donne vie, et qui appelle. Nous sommes tous appelés à suivre Dieu le père par son fils Jésus-Christ dans l’Esprit. Certains sont appelés  plus spécialement, plus spécifiquement à consacrer leur vie à la suite du Christ. Les prêtres font partie de ceux-ci .

Depuis trois ans, nous avons eu la joie d’accueillir le Père Rufin, qui était prêté par son évêque à notre diocèse. Lors de la messe de fin d’année du 19 juin, nous lui dirons merci (détails de la fête dans les semaines qui viennent).

Notre évêque est conscient de la vitalité de notre groupement, c’est pourquoi il nous envoie un jeune prêtre, le père Martin de Hédouville. Le Père Martin a déjà vécu une belle expérience pastorale sur la paroisse de Cormeilles en Parisis - La Frette. Nous serons heureux de l’accueillir à partir de septembre prochain.

Rendons grâce pour les serviteurs que Dieu nous donne et prions pour ceux qui sont appelés à suivre le Christ.

Père Pierre MACHENAUD

2018-09-16_12.31.29_DSC_6230_Copie 1.jpg

Dimanche 8 mai 2022

Capture d’écran 2022-05-09 à 16.06.55.png

TOUT HOMME EST BERGER DE SON FRERE


En ce dimanche dit du bon pasteur, la liturgie nous invite à contempler la figure du berger. Dans la Bible, l'image du berger apparaît dès les premières pages. Déjà en Genèse, Dieu jette son dévolu sur Abel, le premier berger, au grand dam de Caïn son frère qui est agriculteur. Par la suite, la Bible nous montre que la plupart de grandes figures de l'histoire du salut sont des bergers : Abraham, Jacob, Moise et David.

Les bergers vivent avec et pour les brebis. A cause d'elles, ils sont contraints de mener une vie de nomades. Ils ne sont attachés ni à un domicile particulier ni à une portion de terre quelconque. Ils sont errants. Souvent exposée aux brigands et aux bêtes féroces, la vie du berger est périlleuse et précaire. Le meurtre d'Abel en dit long. Jésus qui s'est déclaré bon pasteur, subira lui aussi un sort semblable à celui d'Abel, il sera martyrisé par ses frères. Bref, l'attitude des bergers envers les brebis est le symbole par excellence de l'amour chrétien.

Chacun est invité à être le berger de son frère. À le couvrir des soins que tout bon berger doit apporter à ses brebis. Renoncer à cette mission, c'est se comporter comme Caïn qui décline ses responsabilités après avoir commis son fratricide. « suis-je le gardien de mon frère ? » rétorquera-t-il à Dieu.

Être berger correspond donc à une attitude spirituelle à adopter face au prochain. Ce que la figure du berger peut inspirer au chrétien c'est d'abord  le nomadisme. Le vrai chrétien est un pèlerin de Dieu, il se dépouille chaque jour pour sa marche vers la maison du Dieu. On dira comme le Christ, « le fils de l'homme n'a pas où reposer la tête. » Une autre attitude de berger qui peut inspirer le chrétien, c'est cet amour sincère et courageux qui pousse le berger à exposer sa vie pour protéger ses brebis. Le chrétien doit vivre un amour qui le dispose à consentir d'immenses sacrifices pour le bien des autres, à l’instar de Jésus, le bon pasteur.

Père Rufin

2019-09-15_12.23.19_DSC_1678.jpg

Dimanche 1er mai 2022

PRIER POUR L'UKRAINE ?


   Réflexion entendue récemment (je résume) : « A quoi ça sert de prier pour l’Ukraine ? De toute façon, ce n’est pas Dieu qui va intervenir pour faire la paix. On n’est quand même plus à l’époque de « Manon des sources » où, en accord avec le curé, les villageois organisaient une procession à travers la campagne, avec bannières, litanies, et chapelet pour obtenir la pluie ! De toute façon, ce qui compte, c’est d’agir : agir pour le climat, agir pour la paix, etc. »

   Qui ne s’est fait un jour ou l’autre ce genre de réflexion ? Elle ne manque pas de pertinence à plusieurs égards : bien sûr, Dieu n’est pas « interventionniste », sinon, ça se saurait depuis bien longtemps ; et bien sûr également, si la prière dispense de l’action, elle est nulle ! Si je prie pour la santé de ma grand-mère sans que ma prière ne me pousse à me soucier d’elle et des services que je peux lui rendre, ce n’est vraiment pas la peine !

   Et pourtant, comment ne pas sentir qu’il y a quelque chose qui cloche du point de vue de la foi chrétienne dans ce raisonnement ? Car enfin, pourquoi, depuis toujours, l’Eglise adresse-t-elle à Dieu des demandes ? La réponse nous est donnée par Jésus lui-même dans l’évangile : « votre Père sait de quoi vous avez besoin, avant que vous le lui demandiez » (Mt 6,8). Mais alors, peut-on aussitôt objecter, s’il le sait, pourquoi veut-il que nous le lui demandions ? Mais parce que, justement, Dieu est Père (« votre Père»), et pas « Jupiter » ! 

   Qu’il soit « Père » a plusieurs conséquences majeures : (1) Comme tout bon père (ou mère, bien sûr !), il est attentif aux besoins de ses enfants, et donc il les devine à l’avance. (2) Comme ton bon père ou mère, il souhaite que nous allions à lui avec tout ce qui importe dans notre vie : l’examen que va passer la fille et dont dépend son avenir, la santé des vieux parents, la recherche d’emploi du mari, le souci du garçon…De ce point de vue, adopter l’attitude « aristocratique » qui consiste à ne demander à Dieu que des choses plus ou moins hautement « spirituelles » ne convient pas. Bien sûr, plus notre demande est d’ordre matériel, plus elle est menacée de dérives « intéressées ». Il nous faut donc être vigilants. Pourtant, on ne peut s’en tenir à la louange, comme j’ai entendu certains chrétiens le dire : quelle valeur en effet pourrait bien avoir notre répétitive louange envers un Dieu qui rejetterait nos demandes ? Je le répète : Dieu, parce qu’il est Père, bon Père, attend de nous que nous allions à lui avec tout ce qui nous tient à cœur dans la vie. (3) Seulement, comme tout bon père ou mère, Dieu se garde bien de nous donner ce dont nous avons besoin avant que nous ne le lui demandions. Tout pédagogue le sait : il faut ouvrir un espace à l’enfant pour formuler sa demande. Moyennant quoi, ce qu’il reçoit de ses parents, ce n’est pas seulement un objet, c’est de l’amour. Là est essentiel : dans la création et l’amplification d’une relation de confiance et d’amour à l’occasion d’une demande. 

   Oui donc, dans nos prières, « universelles » ou personnelles, n’hésitons pas à demander à Dieu la paix. En Ukraine et ailleurs ! Évidemment, une telle prière nous engage nous-mêmes à être des faiseurs de paix : Dieu en tout cas ne fera pas la paix à notre place ! Il compte sur nous. C’est précisément pourquoi il nous demande de lui demander la paix : Le simple fait que nous lui formulions avec confiance (mais tout le problème est là !) notre demande de paix fait de nous déjà, ou doit faire de nous, des femmes et des hommes de paix, configurés à celui qui nous dit « Shalom » : « la paix soit avec vous » !

   Finalement, tout dépend de notre posture intérieure. Celle-ci est-elle, par rapport à Dieu, celle d’ « esclaves » (qui cherchent à manipuler Dieu ») ou d’ « enfants » (qui s’ouvrent à Dieu dans la confiance)? St Paul a tout dit en cette courte phrase :  « L’Esprit que vous avez reçu ne fait pas de vous des esclaves qui ont encore peur, mais il fait de vous des enfants de Dieu. Et par cet Esprit, nous crions vers Dieu en lui disant : « Abba ! Père ! » (Rm 8,15).

Louis-Marie Chauvet

Capture d’écran 2022-05-01 à 21.32.23.png
2021-09-26_11.04.41_DSC_6659.jpg

Dimanche 10 avril 2022

SON AMOUR ENVERS NOUS S'EST MONTRE LE PLUS FORT,
ETERNELLE EST LA FIDELITE DU SEIGNEUR !
 

Avec la célébration du dimanche des rameaux et de la Passion s'ouvre la semaine sainte qui s'étend jusqu'à la veillée pascale. Le récit de la Passion du Seigneur constitue la liturgie de la parole la plus longue de l'année liturgique. Après en avoir suivi attentivement  la lecture, l'on devrait se sentir suffisamment édifié. L'amour constitue la clé principale pour mieux saisir la signification de la Passion et de la mort de Jésus.

La dernière Cène, nous montre comment Jésus affronte sa Passion, imprégné d’un désir ardent. Il dit : « j'ai ardemment désiré manger cette Pâque avec vous avant de souffrir ». Il anticipe sa Passion et la transforme en une expression du plus grand amour. Lorsque nous écoutons le récit de la Passion, nous ne devons pas seulement être plongés dans la tristesse. Nous devons avoir, au plus profond de notre âme, une grande joie : la Passion est vraiment la manifestation la plus grande de l'amour de Dieu.

Jésus exprime le sens qu'il entend donner à sa Passion par ces mots : « Eh bien, moi, je suis au milieu de vous comme celui qui sert. » Il s'est fait serviteur de Dieu et notre serviteur. Il est au milieu de nous, à notre service. Le destin du Christ ressemble à celui de chaque croyant. Comme lui, nous sommes invités à servir Dieu et nos frères les hommes.


Bonne semaine Sainte

Père Rufin MALONGA TOUMOU

2019-09-15_12.23.19_DSC_1678.jpg
Capture d’écran 2020-04-05 à 09.02.20.png

Dimanche 3 avril 2022

L’ACCUEIL
 

« Celui d’entre-vous qui est sans péché, qu’il soit le premier à jeter une pierre »
(Jn 8, 1-11)


Ce passage d’Evangile nous relate cette rencontre extraordinaire de cette femme surprise en adultère et Jésus. St Jean nous rappelle que c’est du Mont des Oliviers que Jésus est parti pour réapparaître au temple. C’est au Mont des Oliviers que Jésus est arrêté pour entrer dans sa Passion.

Jésus accueille cette femme dont nous ne connaissons même pas le nom, envoyée par ceux qui se disent les « sachants » de l’époque. Ils désirent que Jésus confirme la loi de Moïse en les invitant à la lapider.

Jésus se baisse, comme il se baissera pour laver les pieds de ses disciples, pour être serviteur et non un dominateur. Il fait réfléchir les « sachants » et laisse, par la suite, la femme retrouver sa dignité. Il ne l’enferme pas dans ses mauvaises actions, ne la condamne pas mais l’amène, elle aussi à réfléchir. Nous désirons tous être à la suite de Jésus et accueillir l’autre tel qu’il est et non tel qu’on voudrait qu’il soit ; d’accueillir l’autre sans l’enfermer sur ses bonnes ou mauvaises actions ; d’accueillir l’autre et lui partager la joie de l’Evangile.

Dimanche dernier, lors de la restitution de la démarche du synode sur la synodalité, l’un des axes retenus a été l’accueil. Nous devons tous changer notre regard, prendre le temps d’accueillir l’autre avec son histoire, ses joies, ses peines, ses incompréhensions, ses actions bonnes ou mauvaises, sans vouloir le mettre dans notre schéma.

Nous avons la chance d’être une communauté vivante, une communauté intergénérationnelle avec des sensibilités différentes, continuons à être une communauté qui donne envie et accueillir les nouveaux arrivants.
 

Père Pierre MACHENAUD

Capture d’écran 2022-04-04 à 17.36.10.png
2018-09-16_12.31.29_DSC_6230_Copie 1.jpg

Dimanche 13 mars 2022

LA VERITABLE PRIERE CHRETIENNE


Une des dimensions essentielles de toute vie profonde, que nous rappelle la liturgie en ce temps de carême est : la prière. La Transfiguration du Seigneur, que nous méditons ce dimanche, a eu lieu pendant qu'il était en prière. La prière chrétienne est ainsi un moyen de transfiguration du croyant.

Celui qui prie vraiment doit voir sa conduite transformée.

Partant de l'épisode de la Transfiguration, on peut tirer quelques leçons sur la prière chrétienne. Pour bien prier, Jésus préfère se retirer souvent dans des lieux isolés, et c'est cette recommandation qu'il nous a faite au début de ce carême : « ...quand tu pries, retire toi dans ta pièce la plus retirée, ferme la porte, et prie ton Père qui est présent dans le secret ; ton Père qui voit dans le secret te le rendra. » On ne peut rencontrer Dieu dans le tapage. C'est seulement dans un silence profond qu'il nous parle.

Durant la prière de Jésus, Élie et Moise, qui symbolisent respectivement les livres de la Loi et les prophètes, sont venus s'entretenir avec lui. Jésus dialogue avec eux, c'est-à-dire qu’il dialogue avec les Écritures. La prière est donc un moment de méditation de la parole de Dieu. La Bible est le moyen le plus sûr qui permet de dialoguer avec Dieu durant la prière.

Après sa prière, Jésus doit faire face à un esprit démoniaque. La prière ne renferme pas le chrétien sur lui-même mais il le pousse vers les autres, vers le service. La vraie prière chrétienne prépare et dispose l'homme au service de ses frères.

 

Père Rufin MALONGA TOUMOU

2019-09-15_12.23.19_DSC_1678.jpg
Capture d’écran 2022-03-13 à 09.45.38.png

Dimanche 27 février 2022

DEMARCHE SYNODALE : ALLONS-Y !
 

    Eh oui, je pense qu’il vaut la peine de revenir sur ce sujet, tant il est important. Il est loin en effet le temps où le pape Pie X, en 1906, pouvait écrire : « L'Église est par essence une société inégale, c'est-à-dire comprenant deux catégories de personnes, les pasteurs et le troupeau […]. Ces catégories sont tellement distinctes entre elles que, dans le corps pastoral seul, résident et le droit et l'autorité nécessaires pour diriger tous les membres de la société ; quant à la multitude, elle n'a d'autre droit que celui de se laisser conduire et, troupeau docile, de suivre ses pasteurs. ». Ne jetons pas la pierre au passé : les gens de l’époque n’étaient sûrement pas moins intelligents que nous ; simplement, ils habitaient une autre culture ! Ceci dit, les mutations culturelles et sociétales sont telles aujourd’hui (je dis bien « mutation » et pas seulement « évolution ») que ce type de discours n’est évidemment plus audible. Il fait même frémir !

   Ah, la « collaboration différenciée » entre prêtres et laïcs ! En termes non théologiques, mais plus faciles à comprendre, on parlerait de « partenariat », chacun travaillant pour la réussite du même projet à partir de son statut et de sa fonction propres. Comment ne pas souhaiter que ce partenariat prêtres/laïcs continue de se développer et que, notamment, se réalise vraiment, jusqu’au plan institutionnel, le titre qu’Anne-Marie Pelletier a donné à l’un de ses derniers livres : « L’Église : des femmes avec des hommes » (Cerf, 2019). En tout cas, je ne vois pas comment le profond brassage culturel et sociétal que nous connaissons pourrait permettre à l’Église de prolonger le modèle clérical sur lequel elle a vécu depuis des siècles. Manifestement – et le pape François l’a bien compris– l’Esprit Saint nous appelle à exploiter les ressources de notre tradition chrétienne et même catholique en changeant de modèle. Pas pour faire de l’Église une démocratie (on ne met pas l’Évangile aux voix) – pas plus d’ailleurs qu’une monarchie – mais pour faire en sorte que sa structure ministérielle ne parasite pas l’espace d’audibilité de la Parole de Dieu qu’elle a mission d’annoncer.

   La démarche synodale qu’a voulue le pape François et que, fortement soutenus par notre évêque, nous avons entreprise, va en tout cas tout à fait dans ce sens. Alors, mes chers frères et sœurs chrétiens, n’hésitez pas à saisir l’opportunité que l’Esprit Saint nous offre à travers cette démarche. Et n’hésitez pas non plus à inviter des personnes de votre entourage, notamment celles qui demeurent actuellement sur le « seuil » de l’Eglise, à exprimer leurs déceptions et leurs espérances au sujet de l’Eglise dans le monde actuel.

   Rappelez-vous en effet que l’opération est centrée prioritairement autour de questions très concrètes. Questions auxquelles chacun sent qu’il/elle a de quoi dire… :
   - Dans l’Eglise, qu’est-ce que j’aime ? Donc : qu’est-ce qui me fait vivre ? Qu’est-ce que j’aimerais développer ? Qu’est-ce qu’il faudrait inventer ?
   - Dans l’Eglise, qu’est-ce qui, au contraire me repousse ? Qu’est-ce que j’ai sur le cœur par rapport à elle ? Qu’est-ce qu’il faudrait changer ?

   Bon « syn-ode », c’est-à-dire bonne « route ensemble » !

 

Louis-Marie Chauvet

2021-09-26_11.04.41_DSC_6659.jpg
Capture d’écran 2022-02-06 à 23.42.35.png

Dimanche 6 mars 2022

CHANGEZ !

« Changez vos cœurs, croyez en la bonne nouvelle
Changez de vie, croyez que Dieu vous aime«  

 

Ce chant que nous prenons souvent pendant le temps du carême nous rappelle beaucoup de choses.

Le temps du carême est un temps donné par Dieu pour Dieu. Un temps de chargement, pour laisser Dieu encore plus dans notre vie ! Lui laisser toute sa place dans notre vie, c’est croire qu’Il est bonne nouvelle et qu’Il nous aime. Se laisser aimer par Dieu n’est pas une mince affaire. C’est s’abandonner à Sa miséricorde avec toutes nos imperfections. C’est laisser Son regard d’amour nous pénétrer. C’est prendre conscience que sans Lui nous ne sommes rien. Tout vient de Lui,  tout est pour Lui, tout est en Lui.

Ce week-end, des adolescents ainsi que des adultes du diocèse et donc de notre paroisse vont être appelés au baptême par l’un des successeurs des apôtres, notre évêque (c'est "l'appel décisif"). Cette  démarche a changé leur  vie. Ils croient  en la bonne nouvelle, ils croient que Dieu les aime. Puissions-nous les accompagner en vivant cela également. Puissions-nous accompagner nos contemporains et en particulier dans ce contexte de guerre, où plus que jamais, nous avons besoin de nous savoir aimés par le Créateur et sauvés par Lui.

Quelques  propositions sont  faites dans notre communauté pour vivre ce temps de grâce qui est le carême. Vous pouvez les retrouver dans le flyer à votre disposition ci-dessous ou dans nos églises.

Très bon carême à tous.

Père Pierre MACHENAUD

2018-09-16_12.31.29_DSC_6230_Copie 1.jpg
Capture d’écran 2022-03-07 à 17.22.33.png

Dimanche 13 février 2022

                                                              LES BEATITUDES : UN BONHEUR A LA CON ?

Dans un contexte socio-économique et politique, où de nombreuses manifestations s’organisent çà et là pour réclamer un blocage des prix du carburant,  une augmentation des salaires, une revalorisation de certaines professions, une meilleure organisation du système de soins de santé, une sécurité plus accrue, etc. un(e) candidat(e) à la magistrature suprême qui aurait pour programme la promotion de la pauvreté, de la faim, de la souffrance, de la haine et de la violence subies, se verrait traité(e) d’irréaliste, de ridicule, de méprisant(e), voire de criminel(le). Vaincu(e) avant le combat, éjecté(e) du système, il ne lui restera qu’une triste célébrité difficile à effacer de la mémoire collective.

Pourquoi alors Jésus s’inscrit dans une logique similaire en proclamant les béatitudes à une foule de pauvres affamés et sous domination étrangère ? Est-ce un bonheur à la con qu’il promet à ses auditeurs ? 
En effet, pour une multitude de personnes, le bonheur est une question de richesse, de fortune ou d’argent : avec l’argent, on peut avoir tous les biens matériels et acquérir la culture, la considération, le pouvoir, etc. Mais dans les Saintes Ecritures, le bonheur est une question de choix fondamental, une question de personne : en qui je mets ma foi ? En l’homme ou en Dieu ? « Maudit soit l’homme qui met sa confiance dans un mortel, qui s’appuie sur un être de chair, tandis que son cœur se détourne du Seigneur. (…) Béni soit l’homme qui met sa confiance dans le Seigneur, dont le Seigneur est l’espoir. Il sera comme un arbre planté au bord des eaux, qui étend ses racines vers le courant : il ne craint pas la chaleur quand elle vient, et son feuillage reste vert ; il ne redoute pas une année de sécheresse, car elle ne l’empêche pas de porter du fruit » (Jr 17, 5…8).

S’il est vrai que l’Evangile de ce jour paraît dur et utopique, il ne l’est que pour une vie terrestre limitée dans le temps et l’espace. Les béatitudes ne se déploient pleinement que dans la foi au Christ mort et ressuscité, qui nous introduit dans l’éternité. Leur réalisme et leur infinie fécondité se donnent à contempler en la personne-même du Christ et dans la vie de nombreux témoins, dont François d’Assise, Charles de Foucauld, Mère Térésa de Calcutta… 

Puissions-nous, à leur suite, trouver dans les béatitudes un avant-goût de l’éternité qui, déjà, commence dans le temps.

Augustino MENSAH

2021-10-17_11.17.16_DSC_6915.jpg
Capture d’écran 2022-02-13 à 17.53.58.png

Dimanche 6 février 2022

ETRE DISCIPLE DU CHRIST, C'EST SAUVER LES HOMMES

La vocation des premiers disciples du Christ n'a jamais cessé de susciter l’intérêt des lecteurs de la Bible. Tous les évangiles synoptiques en parlent, certes avec quelques nuances.

D’après l'expression « pêcheurs d'hommes », la vocation du disciple consiste à sauver les hommes. Normalement, un homme qui se trouve dans l'eau risque la noyade. Le « pécher » signifie l'amener de la mort à la vie. Vue à la  manière de l'Exode, la mission du disciple actualise le miracle que Dieu accomplit en sauvant son peuple des eaux de la Mer Rouge.

Ainsi, à travers la métaphore « pécheur d'hommes », Jésus veut insinuer au disciple que sa vocation consiste à sauver l'homme du mal, du péché et de la mort éternelle. Les hommes péchés par le disciple doivent sortir vivants de l'eau. Il ne suffit pas seulement de tirer les hommes du mal, mais il faut aussi veiller à leur vie de façon qu'ils en sortent vivants.

IL faut ajouter que la mission du disciple prend une allure dangereuse puisqu'elle s'accomplit « en eau profonde ». En effet, aller « en eau profonde » pour « prendre vivant » celui qui est en proie à la noyade, c'est s'exposer soi-même à la mort. Dans l'évangile de Saint Jean, Jésus exprime ce risque par une autre métaphore : « Le bon berger donne sa vie pour ses brebis »

A travers la vocation des premiers disciples, Luc met en relief une exigence fondamentale de la vie chrétienne : celui qui croit en Jésus-Christ doit être capable de risquer sa vie pour le bien des autres.

Bon dimanche.

Père Rufin TOUMOU MALONGA

2019-09-15_12.23.19_DSC_1678.jpg

Dimanche 23 janvier 2022

Capture d’écran 2022-01-24 à 20.09.33.png

 Le sacrement de l’Onction des malades sera célébré lors des messes dominicales du 12 et 13 février. A cette occasion, il est bon de se rappeler quelques points majeurs au sujet de ce sacrement.
 
1- « Onction des personnes malades », et non pas « extrême-onction » des mourants
 
           L’onction des malades est un sacrement qui a beaucoup bougé dans l’histoire. Par exemple, dans l’Antiquité, les fidèles venaient eux-mêmes chercher pour les leurs de l’huile consacrée par l’évêque ou demandaient au prêtre de bénir cette huile à la fin de la prière eucharistique ; et c’est également eux-mêmes qui faisaient ensuite les onctions à la maison.
           Plus important : ce qui, jusqu’à l’époque de Charlemagne (+ 814), était onction pour les « malades » est devenu onction pour les « mourants », donc « extrême-onction ». Celle-ci, parce que donnée au moment de la mort, fut précédée d’une confession et fut, de ce fait, réservée désormais au prêtre ; on n’attendit donc plus d’abord de ce sacrement une amélioration de la santé du corps ; on n’en attendit plus qu’une guérison spirituelle du péché…
 
           Grâce au concile de Vatican II, l’Eglise est revenue, au moins pour l’essentiel, à la pratique ancienne. On a bien affaire, de nouveau, à une onction « des malades » et non pas « des mourants » (même si, bien sûr, elle peut être donnée également à des personnes mourantes). D’autre part, le concile propose que, comme tout autre sacrement, l’onction des malades soit, de préférence, célébrée de manière communautaire (ce qui n’empêche évidemment pas non plus qu’elle le soit dans une chambre d’hôpital). Le cas exemplaire, c’est donc la célébration communautaire pour des personnes qui ont besoin du secours du Seigneur dans l’épreuve du vieillissement ou d’une maladie un peu sérieuse…
 
2- Qui peut demander à recevoir ce sacrement ?
            L’onction des malades concerne des personnes dont la santé commence à être sérieusement atteinte par la maladie (maladie handicapante ou non), ou dont les forces déclinent beaucoup et qui ont ainsi le sentiment d’entrer dans ce que l’on pourrait appeler « le quatrième âge ». Mais ce peut être également des personnes, éventuellement jeunes, qui se sentent comme emmurées dans de graves problèmes psychiques ; ou encore quelqu’un qui doit subir une opération chirurgicale importante comportant un certain danger vital.
           Il se peut que certaines de ces personnes aient déjà reçu l’onction il y a plusieurs années. Dans tous les cas, il est bien d’en parler au prêtre ou de demander l’avis d’une personne du Service Evangélique de Malades…
 
3- Le sacrement de l’amour sauveur du Christ
            Quelle grâce apporte l’onction ? La parole sacramentelle que prononce le prêtre en imprégnant le front et les mains des personnes avec l’huile consacrée par notre évêque l’exprime fort bien :

            « N…, par cette onction sainte, que le Seigneur, en sa grande bonté, vous réconforte par la grâce de l’Esprit-Saint. –Amen ! – Ainsi, vous ayant libéré de tout péché, qu’il vous sauveet vous relève. – Amen ! »

             Il s’agit donc essentiellement de « réconfort », réconfort d’où découle le « salut ». Il vaut la peine » d’expliciter tout cela. La longue maladie, le handicap, le fort vieillissement, cela fait de nous des « faibles ». On peut alors se dire des choses comme :
            - Je ne me reconnais plus vraiment dans ce corps malade ou affaibli qui est pourtant mien… J’ai le sentiment qu’il m’est en quelque sorte étranger… Et pourtant, c’est bien moi…
           - Je supporte fort mal de devoir être dépendant d’autrui, pour ma nourriture, ma toilette, mes papiers à remplir : de mon conjoint, de mes enfants ou petits-enfants, des médecins et infirmières… J’ai envie de me replier sur moi-même, ce qui ne fait qu’accroître mon sentiment d’isolement et solitude… D’une certaine manière, j’en voudrais presque aux autres d’être bien portants…
           - Je ne peux plus ou plus guère sortir à l’extérieur. Moi qui aimais tant la nature, je ne peux désormais en voir qu’un petit bout par la fenêtre de ma chambre…
           - Et tout cela fait que parfois je ne peux m’empêcher d’en vouloir à Dieu… Pourquoi cela m’arrive-t-il à moi ? Qu’est-ce que j’ai fait de mal pour devoir souffrir comme cela ?

            Le « salut » dans ce genre de situation, c’est quoi ? C’est de pouvoir s’accepter tel que l’on est, donc de se réconcilier avec soi-même, en assumant son corps malade ou handicapé ; c’est de se réconcilier avec autrui en s’assumant dépendant des siens ou du personnel soignant ; c’est de se réconcilier avec Dieu auquel on est porté à en vouloir…, et donc aussi avec l’Eglise. Le salut, c’est que les relations perturbées, brouillées avec soi, avec autrui, avec Dieu soient « guéries »…
 
            Eh bien, justement, à travers le sacrement et la communauté  chrétienne qui est présente, c’est le Seigneur Jésus qui s’approche des personnes malades, qui leur parle, qui vient poser sur elles un geste de tendresse jusqu’à les toucher à travers les mains du prêtre pour leur dire : « vous n’êtes pas tout seul, je suis avec vous, je porte avec vous votre souffrance. Je vous donne l’Esprit Saint : qu’il vous imprègne de sa douceur comme l’huile imprègne la peau de votre corps (votre front et vos mains), qu’il vous réconforte et qu’il vous apporte cet immense bienfait qu’est la paix intérieure… ».
          
           Dans bien des cas, les malades, pacifiés, se sentent mieux : mieux psychiquement ; mieux moralement ; mieux spirituellement ; mieux même, parfois, physiquement, tant il est vrai que le mieux-être spirituel favorise un mieux-être corporel… Le visage rayonnant de certains d’entre eux exprime leur bonheur de se savoir aimés, de savoir qu’ils comptent pour Dieu, et même que Dieu leur fait tellement foi qu’il compte sur eux pour vivre les années qui leur restent non pas comme une vie au rabais, mais comme une vraie tranche de vie où ils ont mission de témoigner, malgré toutes leurs difficultés et souffrances, de sa tendresse et de sa fidélité.
          
P. Louis-Marie Chauvet               

2021-09-26_11.04.41_DSC_6659.jpg

Dimanche 16 janvier 2022

POURQUOI DEVRIONS-NOUS AVOIR HONTE DE MARIE ?


Certaines sensibilités spirituelles, partant d’une noble préoccupation de ne pas déifier Marie, ou  faire d’elle une rivale et concurrente de Dieu, conduisent parfois à sous-estimer, dévaloriser, voire mépriser la place et le rôle de Marie dans l’œuvre du salut.

Marie est pourtant unie à son Fils Jésus « par un lien très étroit et indissoluble … fille de prédilection du Père et temple de l’Esprit Saint » (cf. Lumen Gentium, 53).  Elle est pour nous le modèle par excellence de foi et de charité et peut s’entendre dire : « Heureuse celle qui a cru » (Lc1, 45).
En effet, Marie a répondu avec foi et amour au dessein de Dieu  lorsqu’elle dit à l’ange : « Je suis la servante du Seigneur, qu’il me soit fait selon ta parole » (Lc1, 38).
Elle a répondu avec foi et  amour lorsqu’elle va à la rencontre d’Elisabeth pour se mettre à son service et chanter dans le « Magnificat » (Lc1, 46-55) les merveilles de Dieu.
Elle a répondu avec foi et amour lorsqu’à Cana, pleine de sollicitude, elle se fait l’avocate des époux en difficulté, près de son Fils, et exhorte les serviteurs à observer tout ce que leur dira Jésus.
Elle a répondu avec foi et amour lorsqu’au pied de la croix, à travers Jean, elle accepte de se donner à nous comme une mère et de nous accueillir comme ses enfants …

Loin d’avoir honte de Marie, nous devons être fiers d’elle et tout faire pour devenir ses imitateurs. Faisons en sorte qu’elle soit toujours présente auprès de chacune et de chacun de nous. Soutenus par sa sollicitude maternelle et sa puissante intercession auprès de son Fils, nous pourrons devenir chaque jour davantage plus unis au Christ, notre sauveur.

Augustino MENSAH

2021-10-17_11.17.16_DSC_6915.jpg
Capture d’écran 2022-01-15 à 22.44.54.png
2019-09-15_12.23.19_DSC_1678.jpg

Dimanche 9 janvier 2022

LE BAPTEME CHRETIEN !

La célébration du Baptême de Jésus clôt  le temps de Noël (naissance de Jésus, la Sainte famille et l'épiphanie). Ce temps est encore tout proche, la liturgie, très rapidement, nous fait abandonner les évangiles de l'enfance pour aborder le ministère public, la vie adulte de Jésus.

Le temps de Noël nous a permis de comprendre la profondeur et la vérité de l'incarnation. Si le jour de Noël, nous célébrons la naissance de Jésus, en la fête de la Sainte famille, nous célébrons l'insertion de Jésus dans une communauté humaine régie par une loi précise à laquelle le « Fils de Dieu » accepte de se soumettre librement. Jésus suit les lois humaines. Il ne se considère pas comme « privilégié », il fait comme «  tout le monde », rien ne le distingue du commun des hommes, nous dit Luc : « comme tout le peuple se faisait baptiser et qu'après avoir été baptisé lui aussi » (Lc 3,21).

Le baptême n’est pas une invention du christianisme ; durant la période inter testamentaire (qui sépare l'Ancien du Nouveau Testament), les juifs baptisaient ceux qui se convertissaient à la religion hébraïque, en signe de purification. La spécificité du baptême chrétien réside en ce qu'il n'est pas seulement une purification du péché, mais une naissance spirituelle. Selon saint Paul, par le baptême, nous mourrons avec le Christ pour ressusciter avec lui : « Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême (…), afin que, comme le Christ  est ressuscité (…), nous vivions nous aussi dans une vie nouvelle » (Rm 6,4). Aussi, le chrétien est baptisé au nom de la trinité sainte qui s’est révélée au baptême de Jésus. La formule trinitaire du baptême fait participer le baptisé à la plénitude de la vie divine.
 
Père Rufin MALONGA TOUMOU

Dimanche 2 janvier 2022

Capture d’écran 2022-01-08 à 19.25.20.png

Dimanche 19 décembre 2021

LE DIMANCHE MARIALE PAR EXCELLENCE

            Le confinement strict de 10 jours auquel m’a obligé la Covid a eu au moins pour avantage de me donner du temps pour lire. Parmi mes lectures, je retiens celle du livre de Mme Anne-Marie Pelletier : « L’Eglise et le féminin » (Salvator, 2021), livre qui fait suite à son déjà très apprécié : « L’Eglise, des femmes avec des hommes » (Cerf, 2019). L’auteure met son immense culture littéraire et biblique au service d’une théologie qui ravive une vision de l’Eglise comprise d’abord comme une fraternité avant de l’être comme une hiérarchie… Une telle fraternité concerne non seulement le rapport entre prêtres et laïcs, mais aussi celui entre femmes et hommes. Elle attire particulièrement l’attention sur le fait que, dans l’Eglise, on occulte aisément la « minorisation » des femmes sur le plan institutionnel par une idéalisation de la Femme sur un plan « mystique », idéalisation renvoyant évidemment à la figure de la Vierge Marie…
 
           Or, ce 4° dimanche de l’Avent est traditionnellement le plus marial de tous les dimanches de l’année liturgique. Autant la liturgie est traditionnellement quasi muette sur Marie dans l’ensemble des dimanches de l’année, autant elle met l’accent sur elle en ce dimanche qui annonce directement Noël. Ce qui se joue en elle, c’est l’exemple même de la confiance et de la fidélité à la Parole de Dieu. Les tressaillements d’allégresse du petit Jean Baptiste dans le ventre de sa mère Élisabeth se traduisent pour celle-ci par la proclamation de cette béatitude qu’elle adresse à Marie : « Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur ».
 
           Confiance en la Parole de Dieu et fidélité à celle-ci : voilà ce qui nous est proposé à tous, que nous soyons hommes ou femmes. Méfions-nous des inflexions doucereuses de cette confiance et de cette fidélité qu’une certaine piété mariale a exaltées. C’est au contraire une femme « de caractère », comme on dirait aujourd’hui, qu’a été Marie. Voilà pourquoi, elle est fondamentalement un modèle aussi bien pour les hommes que pour les femmes. Sans doute y a-t-il une manière plus « masculine » ou plus « féminine » d’habiter ces vertus.  Mais cela ne doit pas pour autant cautionner, voire renforcer, des stéréotypes culturels que l’Evangile remet en cause (en Christ, « il n’y a plus l’homme et la femme », écrit S. Paul) mais dont l’Eglise, parce qu’incarnée dans les cultures humaines, a tellement de mal à se défaire !
 
           La leçon ? A proprement parler, il n’y a pas de « culte marial ». Il n’y a qu’un « culte chrétien », mais au sein duquel Marie tient une vraie place. Une place éminente, même, puisqu’elle est au centre de l’œuvre du salut. C’est justement cela, la spiritualité de notre 4° dimanche de l’Avent. N’hésitons donc pas à l’invoquer avec le plus noble et le plus audacieux de ses titres : « Sainte Marie, Mère de Dieu » !

Louis-Marie Chauvet

Capture d’écran 2020-12-19 à 18.31.23.png
2021-09-26_11.04.41_DSC_6659.jpg

Dimanche 26 décembre 2021

Quelle nuit extraordinaire, Dieu se fait tout petit bébé ! Comme les

bergers nous pouvons être saisis de crainte, mais devons-nous craindre un bébé?

Je vous invite à être à la fois dans l'émerveillement, l'admiration, l'étonnement et la joie. Dieu vient chez nous pour nous sauver de la lassitude, de la peur, du renfermement pour nous ouvrir dans cette espérance de la vie éternelle.

Très bon Noël à tous, que nous laissions le Prince de la Paix, que nous fêtons plus spécialement dans cette fête, entrer pleinement dans notre vie, notre quotidien. Oui, l'extraordinaire vient dans l'ordinaire de nos jours !   

Père Pierre Machenaud

2018-09-16_12.31.29_DSC_6230_Copie 1.jpg
Capture d’écran 2021-12-27 à 11.04.38.png

Dimanche 12 décembre 2021

LA JOIE DE VIVRE AUJOURD’HUI : ILLUSION OU REALITE ?

Notre vie de tous les jours nous offre de nombreuses situations de déception, de lassitude, de tristesse et de peur d’un lendemain sans vrai bonheur. Il est très aisé de rencontrer de nombreux jeunes filles et jeunes gens qui cherchent en vain du travail, après de longues années d’études et de formations ; des personnes âgées qui se sentent isolées, marginalisées et abandonnées dans des maisons de retraite ;  des malades à qui on affirme qu’il n’y a pas de lit ou de place à l’hôpital pour les soigner, surtout en cette crise sanitaire due au coronavirus… Tout autour de nous semble nous pousser à poser sur le monde un regard pessimiste et désespérant. 
Et pourtant, la liturgie de ce jour n’hésite pas à nous adresser l’invitation à la joie du prophète Sophonie : « Pousse des cris de joie… éclate en ovations… Réjouis-toi, tressaille d’allégresse… » ; celle du prophète Isaïe : «Jubilez, criez de joie… » ; et celle de Saint Paul : « Soyez toujours dans la joie du Seigneur… ».
Comment alors pousser des cris de joie en vivant dans un monde comme en déconfiture ? A l’instar des foules qui venaient se faire baptiser par Jean, nous sommes tentés de demander : « Que devons-nous faire ? » Saint Paul nous exhorte, « en toute circonstance, dans l’action de grâce, à prier et supplier pour faire connaître à Dieu nos demandes », car, nous rassure Isaïe : « Il est grand au milieu de toi, le Saint d’Israël ! » et Sophonie nous précise : « Il te renouvellera par son amour ».
En clair, nous sommes appelés, dans un élan de conversion, à aller à la rencontre du Seigneur qui vient à nous dans notre cœur et qui, seul, peut inonder notre vie d’une vraie joie profonde. Et cette rencontre intérieure avec le Seigneur ne doit pas rester stérile, mais nous porter vers nos frères et sœurs, dans un mouvement de partage, de justice et de solidarité (cf. Lc3, 10-18) pour que notre « sérénité soit connue de tous les hommes ».
Puisse l’Eucharistie de ce jour nous combler et nous faire rayonner de la joie du Seigneur.
Augustino MENSAH

Capture d’écran 2020-12-12 à 15.47.29.png
2021-10-17_11.17.16_DSC_6915.jpg

Dimanche 5 décembre 2021

Capture d’écran 2020-12-05 à 18.48.35.png

PREPARER LE CHEMIN DU SEIGNEUR !

« Préparez le chemin du Seigneur ! », c'est la deuxième exhortation qui nous est adressée en cette période de l'Avent, la première étant celle du dimanche dernier : « Redressez-vous et relevez la tête ! » Les deux exhortations se complètent, la seconde étant la suite logique de la première. En fait, avant de de tracer une route solide et droite, il faut  d'abord se redresser et relever la tête pour en évaluer l'étendue et enfin lui donner une orientation.

L'expression « chemin du Seigneur » remonte au second Isaïe, à situer à l'époque de l’exil : « Dans le désert, frayez le chemin de Yahvé, dans la steppe, aplanissez une route pour  notre Dieu ». Le prophète Isaïe fait comprendre à son peuple que le chemin du retour à la patrie présuppose le retour à Yahvé, c'est à dire la conversion.

A la suite du prophète Isaïe, Jean Baptiste utilise l'expression « préparez le chemin du Seigneur »   pour désigner aussi la conversion, le retour au Seigneur. Les caractéristiques de cette conversion sont empruntées à un langage plein d'images. Le comportement du croyant converti au Seigneur est comparé ici à une route droite, plate et uniforme, sans obstacle. «  Abaisser les montagnes » et

« combler les ravins » signifie éliminer tout ce qui, dans la vie du croyant oppose une résistance quelconque à la grâce divine.

Père Rufin Malonga Toumou

2019-09-15_12.23.19_DSC_1678.jpg

Dimanche 28 novembre 2021

« Ah, ces chrétiens, ils marchent sur la tête… ou quoi ?? »

    Voici le temps de l’AVENT (pas « avant » avec un « a » comme « avant Noël », mais bien «avent» avec un « e » comme « avènement »). C’est le début d’une nouvelle année liturgique. Nous pourrions donc nous souhaiter les uns aux autres en ce premier dimanche de l’Avent : « Bonne année (chrétienne)».
   Or, pour commencer cette année, l’Eglise n’a rien trouvé de mieux, et cela depuis l’Antiquité, que de nous parler de la fin des temps ! Ainsi, nous les chrétiens, nous commençons par la fin. Au lieu donc de nous parler de la « venue du petit Jésus » à Noël, c’est de l’avènement du SEIGNEUR Jésus à la fin de l’Histoire que nous parle l’évangile de ce dimanche. Bizarre, quand même : nous, les chrétiens, nous ne faisons jamais comme tout le monde !

    C’est vrai : l’Évangile du Christ nous fait tout faire à l’envers, il renverse tout ! Marie ne l’a-t-elle pas chanté dans son Magnificat : « Il renverse les puissants de leur trône, il élève les humbles ? D’ailleurs, cette « charte des chrétiens » que sont les Béatitudes ne dit pas autre chose que ce renversement de l’habituelle « échelle des valeurs » : dans le Royaume du Christ, les « pauvres » sont rois. Et puis, vous connaissez les multiples paraboles du renversement : le fils prodigue, la brebis perdue, les ouvriers de la dernière heure…, ou les personnages méprisés que l’Evangile met au contraire au centre ; les bergers de Noël, la Samaritaine, la femme adultère, l’aveugle-né, Zachée, le bon larron, etc.
   Et le comble, car là en effet est le comble, c’est que nous les chrétiens, nous disons de ce Jésus qui a dit et fait cela, et qu’on a condamné à mort à cause de cela, qu’en lui, c’est DIEU lui-même que nous voyons et entendons ! Ah, quel renversement ! Voilà que Jésus est le Chemin Dieu vers nous, afin de devenir notre propre Chemin vers Dieu !

   Eh bien, BONNE ANNÉE CHRÉTIENNE, chers frères et sœurs en Christ. Aidons-nous les uns les autres à « réaliser » ce renversement et à en vivre. Aidons-nous à en être fiers. Humblement fiers bien sûr, puisque, comme l’a si bien dit St Paul, c’est « dans des vases d’argile » que nous portons un tel trésor !

Louis-Marie Chauvet

2021-09-26_11.04.41_DSC_6659.jpg
Capture d’écran 2020-11-29 à 09.03.40.png

Dimanche 21 novembre 2021

Capture d’écran 2021-11-21 à 22.14.36.png

La fête du Christ Roi a été créée en 1925 par le pape Pie XI dans le but d’affirmer la royauté du Christ. Elle a pris un sens différent avec la réforme du calendrier liturgique demandée par le Concile du Vatican II.
Elle est célébrée le dernier dimanche de l’année liturgique : elle devient ainsi comme le couronnement de l’année liturgique. Elle porte le titre de Solennité du Christ Roi de l’Univers.

Elle se trouve enrichie de lectures qui explicitent le sens et l’objet de la célébration. Elle donne l’occasion de revenir sur l’année écoulée pour nous demander si et comment le Christ a mieux régné dans nos vies et nous relance pour une nouvelle année.

En cette fête, la liturgie nous donne de contempler Jésus en croix exerçant sa royauté au profit du bon larron qui l’implore. Jésus, fils de David, est venu apporter la paix. « Il est l’image du Dieu invisible, le premier-né de toute créature et le premier-né d’entre les morts ». Il a en tout la primauté, car il a voulu tout réconcilier en faisant la paix par le sang de la croix. « Le Seigneur est Roi », chante le psalmiste. Il donne son pouvoir à un Fils d’homme, dit le prophète Daniel. Jésus Christ est le souverain de la terre, proclame le visionnaire de l’Apocalypse. « Ma royauté ne vient pas de ce monde », dit Jésus dans l’Evangile de Jean.

En ce jour, adorons le Christ, Roi de l’Univers, venu rendre témoignage à la vérité. Rendons grâce avec toute la Création pour toutes les facettes de son mystère qu’Il nous a laissé découvrir au long de l’année liturgique. Demandons-Lui pardon de ne pas l’avoir assez mis au centre de nos existences au long de l’année écoulée. Et donnons-nous à Lui pour que l’année qui s’ouvre nous aide à reconnaître sa puissance et le glorifier sans fin.

cf: service national de la Pastorale liturgique et sacramentelle, Conférence des Evêques de France

Dimanche 14 novembre 2021

VIGILANTS DANS LA CONFIANCE ET L’AMOUR

Nous arrivons au terme de l’année liturgique et les textes proposés à notre méditation tournent nos regards sur la venue du Christ à la fin des temps. Mais le genre littéraire apocalyptique qui est employé par les auteurs sacrés pourrait focaliser notre attention sur les couleurs et les ombres terribles et terrifiants, le caractère inconnu, avec son effet surprise, du jour et de l’heure.

Or l’attente chrétienne n’est pas seulement une projection dans un futur indéfini et inconnu, mais aussi et surtout une soif, une tension pleine de confiance et d’espérance en une personne vivante qui nous aime et qui est à l’œuvre dans le monde, dans l’Eglise et dans chacune de nos vies : « Jésus Christ, le même hier, aujourd’hui et demain ».

Vivons avec beaucoup d’intensité, au cours de la messe de ce dimanche, l’anamnèse :

« Nous proclamons ta mort, Seigneur Jésus, nous célébrons ta résurrection, nous attendons ta venue dans la gloire ». Et surtout, vivons ce dimanche, non dans la peur et la terreur, mais dans une vigilance confiante et aimante : « Aime et fais ce que tu veux », dira Saint Augustin.

Augustino MENSAH

2021-10-17_11.17.16_DSC_6915.jpg

Dimanche 07 novembre 2021

L'OFFRANDE AGREABLE A DIEU


« Cette pauvre veuve a donné plus que tout le monde. Car tous, ils ont pris sur leur superflu, mais elle a pris sur son indigence : elle a tout donné, tout ce qu'elle avait pour vivre », dit Jésus. Il fait l'éloge du don de la veuve.
Il était très facile de connaître l'offrande qu’une personne pouvait faire. En effet, au temple de Jérusalem, le système d'offrande était spécial, comparé à aujourd’hui. Devant chaque tronc, un prêtre attendait les donateurs. En arrivant, ceux-ci expliquent au prêtre qu'il veut donner tel montant pour telle fin. Le prêtre voit si l'offrande répond aux exigences de la catégorie à laquelle le donateur la destinait.
Les riches donnaient beaucoup, comparés à la veuve pauvre. Mais Jésus regarde aux dispositions du cœur, il voit le fond du cœur, plutôt qu'à la valeur visible ou matérielle des gestes posés. C'est les dispositions du cœur qui font la différence ;  l'humilité, l'amour et le détachement. Cette pauvre veuve se détache de tout pour s’appuyer uniquement sur le Seigneur. Les vrais disciples se retrouveront du côté de l'humble pauvresse, avec une générosité discrète et l'audace de tout risquer.

Père Rufin

2019-09-15_12.23.19_DSC_1678.jpg
Capture d’écran 2021-11-08 à 14.19.16.png

Dimanche 31 octobre 2021

Capture d’écran 2021-10-20 à 19.23.19.png

CHEMINER AVEC DES TEMOIS POUR LA VIE EN ABONDANCE !

Nous désirons tous vivre, vivre en abondance ! Chaque vie est remplie d’étapes heureuses mais aussi difficiles. Des témoins jalonnent notre vie et ils nous guident à avancer. Des témoins qui sont au ciel après leur passage sur terre. Ces témoins qui sont au ciel après leur passage sur terre nous aident, nous ont aidés à vivre notre foi. Certains sont au ciel, depuis longtemps ou depuis peu. Parmi eux, il y en a qui sont déclarés saints par l’Eglise, d’autres pas encore ou jamais et pourtant ils sont témoins pour nous et ils intercèdent auprès de Dieu pour nous.
L’un d’entre eux nous dit qu’il compte ne pas rester inactif au ciel et son désir et de travailler encore plus pour l’Eglise et pour les âmes (Sainte Thérèse de Lisieux).
Rendons grâce à Dieu pour les témoins qu’il a mis et qu’il met sur notre route et demandons à devenir à notre tour des témoins pour le monde.

Très bonne fête de Toussaint à tous.

                               

                                                     Père Pierre MACHENAUD

2018-09-16_12.31.29_DSC_6230_Copie 1.jpg

Dimanche 24 octobre 2021

UNE DÉMARCHE « SYNODALE »​

Est-ce un signe de la « providence » ? Il se trouve en tout cas que les remous suscités dans l’Eglise et hors de l’Eglise par le rapport de la CIASE et l’ouverture d’une démarche synodale voulue par le pape François et enclenchée par notre é