Edito

Dimanche 25 septembre 2022

QUELLE JOIE DE SE RETROUVER !


En ce début d’année, nous avons la joie de nous retrouver après cette période estivale. Nous nous retrouvons ensemble pour approfondir notre relation avec Celui qui nous rassemble, Dieu le Père, dans l’Esprit, par le Christ. En approfondissant cette relation, cette alliance reçue à notre baptême, nous recevons cette joie : " je vous ai dit toutes ces choses pour que ma joie soit en vous et que votre joie soit parfaite".
Cette joie qui vient de Dieu, par la prière, par les autres et par l’approfondissement de la connaissance de Dieu, ne cesse d’augmenter si nous la partageons.
En ce début d’année PASTORALE, prenons du temps pour découvrir de nouveaux frères et sœurs en Christ, des nouveaux arrivants dans notre communauté, des nouveaux baptisés. Cette joie nous ne pouvons pas la garder pour nous, nous devons être contagieux auprès de ceux et celles qui nous entourent. 
Permettez-moi de dire ma joie d’accueillir en votre nom le Père Martin de Hédouville.
N’oublions pas que nous ne nous rencontrons pas assez à cause de la maladie, des difficultés diverses et variées.

Très bonne rentrée à tous.


Père Pierre MACHENAUD

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PLANNING 2022-2023

  • Week-end des 3 et 4 septembre : présence du groupement dans les forums des 4 communes

  • jeudi 8 septembre à Margency à 19h : fête patronale pour la Nativité de la Vierge Marie (messe suivie d’un apéritif dinatoire partagé) (autre messe supprimée)

  • Dimanche 25 septembre : messe unique de rentrée à ND Eaubonne, suivie d’un forum des mouvements et services, d’un apéritif offert par la paroisse et d’un repas partagé.

  • Samedi 8 et dimanche 9 octobre : pèlerinage à St Benoit sur Loire

  • 1er novembre : messes de Toussaint et présence dans les cimetières

  • Mercredi 30 novembre à Montlignon à 19h : fête patronale pour la fête de Saint André (messe suivie d’un apéritif dinatoire partagé) 

  • Jeudis de l’Avent : du 1erau 15 décembre : messes de l’aurore à 7h au SC suivies d’un petit déjeuner

  • Samedi 10 décembre : soirée miséricorde à ND Eaubonne

  • Vendredi 16 décembre : repas Noël et Saveurs

  • Samedi 21 janvier : pèlerinage de Saint-Pry avec la communauté orthodoxe, messe unique le samedi soir à l’église du Vieux Village

  • Dimanche 29 janvier : messe unique pour les vœux aux paroissiens

  • Dimanche 12 février : Confirmation des jeunes à ND Eaubonne

  • Jeudis de Carême : du 9 mars au 30 mars : messes de l’attente à 7h au SC suivies d’un petit déjeuner

  • Samedi 25 mars à ND Eaubonne : soirée miséricorde

  • Week end des 13 et 14 mai : messes de profession de foi

  • Week end des 10 et 11 juin : premières communions Eaubonne

  • Week end des 17 et 18 juin : premières communions St Prix Margency Montlignon

  • Dimanche 25 juin messe unique de fin d’année

 

 

Certaines de ces dates pourraient être modifiées en fonction de l’actualité ou des événements à venir. 

Dimanche 5 juin 2022

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LA PENTECOTE CHRETIENNE
 


Les Actes des Apôtres nous rapportent l'annonce de Jésus à ses disciples le jour de l’Ascension qu'ils recevraient une force, « celle du Saint Esprit qui viendra sur vous, alors vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu'aux extrémités de la terre ». Une révélation qui intervient dix jours avant la Pentecôte, lorsque les Apôtres reçoivent l'Esprit Saint au Cénacle. On l'appelle Pentecôte, parce qu'elle tombe le cinquantième jour après Pâques. La fête de Pentecôte marque le couronnement de la période pascale, débutée le jour de Pâques avec la résurrection de Jésus.

Dans l'Ancien Testament, la Pentecôte était la fête, d'abord de la moisson des blés (Ex23,16), les juifs la célébraient en offrant à Dieu les prémices de la moisson des blés, puis à partir du deuxième siècle, elle devient la fête de la commémoration du don de la Loi à Moise cinquante jours après la sortie d’Égypte (Ex 19,1).

Après la résurrection de Jésus, le jour où les juifs célébraient la fête de la Pentecôte, la commémoration du don de la Torah par Dieu au peuple juif sur le mont Sinaï, les disciples de jésus, réunis au cénacle, eurent droit à une pentecôte particulière.

« Quand arriva la Pentecôte, ils se trouvaient réunis tous ensemble. Soudain il vint du ciel un bruit tel celui d'un violent coup de vent. » (Ac2,1-2). A la suite de cet événement, les Apôtres sortent du cénacle et se mettent à témoigner de la vie et de l’enseignement du Christ. Ils vont également commencer à baptiser, ainsi vont naître les communautés chrétiennes. C'est le début de l’Église.

La description de la Pentecôte que nous livre Luc est riche d'enseignements. Elle est très belle
et très intéressante dans son contenu. Elle met en nous le désir d’être guidés et poussés par l'Esprit Saint afin de pouvoir louer Dieu et d'accomplir son œuvre qui est une œuvre de communion entre les personnes.

Père Rufin MALONGA TOUMOU

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Dimanche 29 mai 2022

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"QU'ILS SOIENT UN EN NOUS, EUX AUSSI,

POUR QUE LE MONDE CROIE QUE TU M'AS ENVOYE"


Ce verset  de Saint Jean  du passage d’évangile que nous sommes invités à méditer ce septième dimanche de Pâques nous interpelle !
Vivre l’unité dans la diversité, cela vient aussi du résultat de notre démarche du synode de la synodalité. Près de 200 personnes de la communauté ont répondu aux questionnaires et plusieurs d’entre eux désirent une Église qui accueille plus. Accueillir l’autre tel qu’il est et non tel que l’on voudrait qu’il soit. Cette attitude doit être vécue par chacun d’entre nous. Comme le Christ, accueillons-nous ! N’effaçons pas nos différences car c’est une force pour une communauté d’avoir des regards, des attentes différentes; mais cheminons ensemble à la suite du Christ. C’est Lui notre unité. Le monde a besoin plus que jamais d’unité, soyons des artisans de cette unité et donnons envie de suivre le Christ par ce comportement évangélique !

 

Père Pierre MACHENAUD

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Dimanche 15 mai 2022

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Dimanche dernier,  quatrième dimanche de Pâques, dimanche du bon Pasteur, nous célébrions la 59e journée mondiale de prière pour les vocations. À cette occasion, dans son message, le pape nous invitait à nous laisser tous interpeller par le regard de Dieu sur nous. C’est un regard qui relève, qui pardonne, qui donne vie, et qui appelle. Nous sommes tous appelés à suivre Dieu le père par son fils Jésus-Christ dans l’Esprit. Certains sont appelés  plus spécialement, plus spécifiquement à consacrer leur vie à la suite du Christ. Les prêtres font partie de ceux-ci .

Depuis trois ans, nous avons eu la joie d’accueillir le Père Rufin, qui était prêté par son évêque à notre diocèse. Lors de la messe de fin d’année du 19 juin, nous lui dirons merci (détails de la fête dans les semaines qui viennent).

Notre évêque est conscient de la vitalité de notre groupement, c’est pourquoi il nous envoie un jeune prêtre, le père Martin de Hédouville. Le Père Martin a déjà vécu une belle expérience pastorale sur la paroisse de Cormeilles en Parisis - La Frette. Nous serons heureux de l’accueillir à partir de septembre prochain.

Rendons grâce pour les serviteurs que Dieu nous donne et prions pour ceux qui sont appelés à suivre le Christ.

Père Pierre MACHENAUD

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Dimanche 8 mai 2022

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TOUT HOMME EST BERGER DE SON FRERE


En ce dimanche dit du bon pasteur, la liturgie nous invite à contempler la figure du berger. Dans la Bible, l'image du berger apparaît dès les premières pages. Déjà en Genèse, Dieu jette son dévolu sur Abel, le premier berger, au grand dam de Caïn son frère qui est agriculteur. Par la suite, la Bible nous montre que la plupart de grandes figures de l'histoire du salut sont des bergers : Abraham, Jacob, Moise et David.

Les bergers vivent avec et pour les brebis. A cause d'elles, ils sont contraints de mener une vie de nomades. Ils ne sont attachés ni à un domicile particulier ni à une portion de terre quelconque. Ils sont errants. Souvent exposée aux brigands et aux bêtes féroces, la vie du berger est périlleuse et précaire. Le meurtre d'Abel en dit long. Jésus qui s'est déclaré bon pasteur, subira lui aussi un sort semblable à celui d'Abel, il sera martyrisé par ses frères. Bref, l'attitude des bergers envers les brebis est le symbole par excellence de l'amour chrétien.

Chacun est invité à être le berger de son frère. À le couvrir des soins que tout bon berger doit apporter à ses brebis. Renoncer à cette mission, c'est se comporter comme Caïn qui décline ses responsabilités après avoir commis son fratricide. « suis-je le gardien de mon frère ? » rétorquera-t-il à Dieu.

Être berger correspond donc à une attitude spirituelle à adopter face au prochain. Ce que la figure du berger peut inspirer au chrétien c'est d'abord  le nomadisme. Le vrai chrétien est un pèlerin de Dieu, il se dépouille chaque jour pour sa marche vers la maison du Dieu. On dira comme le Christ, « le fils de l'homme n'a pas où reposer la tête. » Une autre attitude de berger qui peut inspirer le chrétien, c'est cet amour sincère et courageux qui pousse le berger à exposer sa vie pour protéger ses brebis. Le chrétien doit vivre un amour qui le dispose à consentir d'immenses sacrifices pour le bien des autres, à l’instar de Jésus, le bon pasteur.

Père Rufin

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Dimanche 1er mai 2022

PRIER POUR L'UKRAINE ?


   Réflexion entendue récemment (je résume) : « A quoi ça sert de prier pour l’Ukraine ? De toute façon, ce n’est pas Dieu qui va intervenir pour faire la paix. On n’est quand même plus à l’époque de « Manon des sources » où, en accord avec le curé, les villageois organisaient une procession à travers la campagne, avec bannières, litanies, et chapelet pour obtenir la pluie ! De toute façon, ce qui compte, c’est d’agir : agir pour le climat, agir pour la paix, etc. »

   Qui ne s’est fait un jour ou l’autre ce genre de réflexion ? Elle ne manque pas de pertinence à plusieurs égards : bien sûr, Dieu n’est pas « interventionniste », sinon, ça se saurait depuis bien longtemps ; et bien sûr également, si la prière dispense de l’action, elle est nulle ! Si je prie pour la santé de ma grand-mère sans que ma prière ne me pousse à me soucier d’elle et des services que je peux lui rendre, ce n’est vraiment pas la peine !

   Et pourtant, comment ne pas sentir qu’il y a quelque chose qui cloche du point de vue de la foi chrétienne dans ce raisonnement ? Car enfin, pourquoi, depuis toujours, l’Eglise adresse-t-elle à Dieu des demandes ? La réponse nous est donnée par Jésus lui-même dans l’évangile : « votre Père sait de quoi vous avez besoin, avant que vous le lui demandiez » (Mt 6,8). Mais alors, peut-on aussitôt objecter, s’il le sait, pourquoi veut-il que nous le lui demandions ? Mais parce que, justement, Dieu est Père (« votre Père»), et pas « Jupiter » ! 

   Qu’il soit « Père » a plusieurs conséquences majeures : (1) Comme tout bon père (ou mère, bien sûr !), il est attentif aux besoins de ses enfants, et donc il les devine à l’avance. (2) Comme ton bon père ou mère, il souhaite que nous allions à lui avec tout ce qui importe dans notre vie : l’examen que va passer la fille et dont dépend son avenir, la santé des vieux parents, la recherche d’emploi du mari, le souci du garçon…De ce point de vue, adopter l’attitude « aristocratique » qui consiste à ne demander à Dieu que des choses plus ou moins hautement « spirituelles » ne convient pas. Bien sûr, plus notre demande est d’ordre matériel, plus elle est menacée de dérives « intéressées ». Il nous faut donc être vigilants. Pourtant, on ne peut s’en tenir à la louange, comme j’ai entendu certains chrétiens le dire : quelle valeur en effet pourrait bien avoir notre répétitive louange envers un Dieu qui rejetterait nos demandes ? Je le répète : Dieu, parce qu’il est Père, bon Père, attend de nous que nous allions à lui avec tout ce qui nous tient à cœur dans la vie. (3) Seulement, comme tout bon père ou mère, Dieu se garde bien de nous donner ce dont nous avons besoin avant que nous ne le lui demandions. Tout pédagogue le sait : il faut ouvrir un espace à l’enfant pour formuler sa demande. Moyennant quoi, ce qu’il reçoit de ses parents, ce n’est pas seulement un objet, c’est de l’amour. Là est essentiel : dans la création et l’amplification d’une relation de confiance et d’amour à l’occasion d’une demande. 

   Oui donc, dans nos prières, « universelles » ou personnelles, n’hésitons pas à demander à Dieu la paix. En Ukraine et ailleurs ! Évidemment, une telle prière nous engage nous-mêmes à être des faiseurs de paix : Dieu en tout cas ne fera pas la paix à notre place ! Il compte sur nous. C’est précisément pourquoi il nous demande de lui demander la paix : Le simple fait que nous lui formulions avec confiance (mais tout le problème est là !) notre demande de paix fait de nous déjà, ou doit faire de nous, des femmes et des hommes de paix, configurés à celui qui nous dit « Shalom » : « la paix soit avec vous » !

   Finalement, tout dépend de notre posture intérieure. Celle-ci est-elle, par rapport à Dieu, celle d’ « esclaves » (qui cherchent à manipuler Dieu ») ou d’ « enfants » (qui s’ouvrent à Dieu dans la confiance)? St Paul a tout dit en cette courte phrase :  « L’Esprit que vous avez reçu ne fait pas de vous des esclaves qui ont encore peur, mais il fait de vous des enfants de Dieu. Et par cet Esprit, nous crions vers Dieu en lui disant : « Abba ! Père ! » (Rm 8,15).

Louis-Marie Chauvet

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Dimanche 10 avril 2022

SON AMOUR ENVERS NOUS S'EST MONTRE LE PLUS FORT,
ETERNELLE EST LA FIDELITE DU SEIGNEUR !
 

Avec la célébration du dimanche des rameaux et de la Passion s'ouvre la semaine sainte qui s'étend jusqu'à la veillée pascale. Le récit de la Passion du Seigneur constitue la liturgie de la parole la plus longue de l'année liturgique. Après en avoir suivi attentivement  la lecture, l'on devrait se sentir suffisamment édifié. L'amour constitue la clé principale pour mieux saisir la signification de la Passion et de la mort de Jésus.

La dernière Cène, nous montre comment Jésus affronte sa Passion, imprégné d’un désir ardent. Il dit : « j'ai ardemment désiré manger cette Pâque avec vous avant de souffrir ». Il anticipe sa Passion et la transforme en une expression du plus grand amour. Lorsque nous écoutons le récit de la Passion, nous ne devons pas seulement être plongés dans la tristesse. Nous devons avoir, au plus profond de notre âme, une grande joie : la Passion est vraiment la manifestation la plus grande de l'amour de Dieu.

Jésus exprime le sens qu'il entend donner à sa Passion par ces mots : « Eh bien, moi, je suis au milieu de vous comme celui qui sert. » Il s'est fait serviteur de Dieu et notre serviteur. Il est au milieu de nous, à notre service. Le destin du Christ ressemble à celui de chaque croyant. Comme lui, nous sommes invités à servir Dieu et nos frères les hommes.


Bonne semaine Sainte

Père Rufin MALONGA TOUMOU

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Dimanche 3 avril 2022

L’ACCUEIL
 

« Celui d’entre-vous qui est sans péché, qu’il soit le premier à jeter une pierre »
(Jn 8, 1-11)


Ce passage d’Evangile nous relate cette rencontre extraordinaire de cette femme surprise en adultère et Jésus. St Jean nous rappelle que c’est du Mont des Oliviers que Jésus est parti pour réapparaître au temple. C’est au Mont des Oliviers que Jésus est arrêté pour entrer dans sa Passion.

Jésus accueille cette femme dont nous ne connaissons même pas le nom, envoyée par ceux qui se disent les « sachants » de l’époque. Ils désirent que Jésus confirme la loi de Moïse en les invitant à la lapider.

Jésus se baisse, comme il se baissera pour laver les pieds de ses disciples, pour être serviteur et non un dominateur. Il fait réfléchir les « sachants » et laisse, par la suite, la femme retrouver sa dignité. Il ne l’enferme pas dans ses mauvaises actions, ne la condamne pas mais l’amène, elle aussi à réfléchir. Nous désirons tous être à la suite de Jésus et accueillir l’autre tel qu’il est et non tel qu’on voudrait qu’il soit ; d’accueillir l’autre sans l’enfermer sur ses bonnes ou mauvaises actions ; d’accueillir l’autre et lui partager la joie de l’Evangile.

Dimanche dernier, lors de la restitution de la démarche du synode sur la synodalité, l’un des axes retenus a été l’accueil. Nous devons tous changer notre regard, prendre le temps d’accueillir l’autre avec son histoire, ses joies, ses peines, ses incompréhensions, ses actions bonnes ou mauvaises, sans vouloir le mettre dans notre schéma.

Nous avons la chance d’être une communauté vivante, une communauté intergénérationnelle avec des sensibilités différentes, continuons à être une communauté qui donne envie et accueillir les nouveaux arrivants.
 

Père Pierre MACHENAUD

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Dimanche 13 mars 2022

LA VERITABLE PRIERE CHRETIENNE


Une des dimensions essentielles de toute vie profonde, que nous rappelle la liturgie en ce temps de carême est : la prière. La Transfiguration du Seigneur, que nous méditons ce dimanche, a eu lieu pendant qu'il était en prière. La prière chrétienne est ainsi un moyen de transfiguration du croyant.

Celui qui prie vraiment doit voir sa conduite transformée.

Partant de l'épisode de la Transfiguration, on peut tirer quelques leçons sur la prière chrétienne. Pour bien prier, Jésus préfère se retirer souvent dans des lieux isolés, et c'est cette recommandation qu'il nous a faite au début de ce carême : « ...quand tu pries, retire toi dans ta pièce la plus retirée, ferme la porte, et prie ton Père qui est présent dans le secret ; ton Père qui voit dans le secret te le rendra. » On ne peut rencontrer Dieu dans le tapage. C'est seulement dans un silence profond qu'il nous parle.

Durant la prière de Jésus, Élie et Moise, qui symbolisent respectivement les livres de la Loi et les prophètes, sont venus s'entretenir avec lui. Jésus dialogue avec eux, c'est-à-dire qu’il dialogue avec les Écritures. La prière est donc un moment de méditation de la parole de Dieu. La Bible est le moyen le plus sûr qui permet de dialoguer avec Dieu durant la prière.

Après sa prière, Jésus doit faire face à un esprit démoniaque. La prière ne renferme pas le chrétien sur lui-même mais il le pousse vers les autres, vers le service. La vraie prière chrétienne prépare et dispose l'homme au service de ses frères.

 

Père Rufin MALONGA TOUMOU

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Dimanche 27 février 2022

DEMARCHE SYNODALE : ALLONS-Y !
 

    Eh oui, je pense qu’il vaut la peine de revenir sur ce sujet, tant il est important. Il est loin en effet le temps où le pape Pie X, en 1906, pouvait écrire : « L'Église est par essence une société inégale, c'est-à-dire comprenant deux catégories de personnes, les pasteurs et le troupeau […]. Ces catégories sont tellement distinctes entre elles que, dans le corps pastoral seul, résident et le droit et l'autorité nécessaires pour diriger tous les membres de la société ; quant à la multitude, elle n'a d'autre droit que celui de se laisser conduire et, troupeau docile, de suivre ses pasteurs. ». Ne jetons pas la pierre au passé : les gens de l’époque n’étaient sûrement pas moins intelligents que nous ; simplement, ils habitaient une autre culture ! Ceci dit, les mutations culturelles et sociétales sont telles aujourd’hui (je dis bien « mutation » et pas seulement « évolution ») que ce type de discours n’est évidemment plus audible. Il fait même frémir !

   Ah, la « collaboration différenciée » entre prêtres et laïcs ! En termes non théologiques, mais plus faciles à comprendre, on parlerait de « partenariat », chacun travaillant pour la réussite du même projet à partir de son statut et de sa fonction propres. Comment ne pas souhaiter que ce partenariat prêtres/laïcs continue de se développer et que, notamment, se réalise vraiment, jusqu’au plan institutionnel, le titre qu’Anne-Marie Pelletier a donné à l’un de ses derniers livres : « L’Église : des femmes avec des hommes » (Cerf, 2019). En tout cas, je ne vois pas comment le profond brassage culturel et sociétal que nous connaissons pourrait permettre à l’Église de prolonger le modèle clérical sur lequel elle a vécu depuis des siècles. Manifestement – et le pape François l’a bien compris– l’Esprit Saint nous appelle à exploiter les ressources de notre tradition chrétienne et même catholique en changeant de modèle. Pas pour faire de l’Église une démocratie (on ne met pas l’Évangile aux voix) – pas plus d’ailleurs qu’une monarchie – mais pour faire en sorte que sa structure ministérielle ne parasite pas l’espace d’audibilité de la Parole de Dieu qu’elle a mission d’annoncer.

   La démarche synodale qu’a voulue le pape François et que, fortement soutenus par notre évêque, nous avons entreprise, va en tout cas tout à fait dans ce sens. Alors, mes chers frères et sœurs chrétiens, n’hésitez pas à saisir l’opportunité que l’Esprit Saint nous offre à travers cette démarche. Et n’hésitez pas non plus à inviter des personnes de votre entourage, notamment celles qui demeurent actuellement sur le « seuil » de l’Eglise, à exprimer leurs déceptions et leurs espérances au sujet de l’Eglise dans le monde actuel.

   Rappelez-vous en effet que l’opération est centrée prioritairement autour de questions très concrètes. Questions auxquelles chacun sent qu’il/elle a de quoi dire… :
   - Dans l’Eglise, qu’est-ce que j’aime ? Donc : qu’est-ce qui me fait vivre ? Qu’est-ce que j’aimerais développer ? Qu’est-ce qu’il faudrait inventer ?
   - Dans l’Eglise, qu’est-ce qui, au contraire me repousse ? Qu’est-ce que j’ai sur le cœur par rapport à elle ? Qu’est-ce qu’il faudrait changer ?

   Bon « syn-ode », c’est-à-dire bonne « route ensemble » !

 

Louis-Marie Chauvet

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Dimanche 6 mars 2022

CHANGEZ !

« Changez vos cœurs, croyez en la bonne nouvelle
Changez de vie, croyez que Dieu vous aime«  

 

Ce chant que nous prenons souvent pendant le temps du carême nous rappelle beaucoup de choses.

Le temps du carême est un temps donné par Dieu pour Dieu. Un temps de chargement, pour laisser Dieu encore plus dans notre vie ! Lui laisser toute sa place dans notre vie, c’est croire qu’Il est bonne nouvelle et qu’Il nous aime. Se laisser aimer par Dieu n’est pas une mince affaire. C’est s’abandonner à Sa miséricorde avec toutes nos imperfections. C’est laisser Son regard d’amour nous pénétrer. C’est prendre conscience que sans Lui nous ne sommes rien. Tout vient de Lui,  tout est pour Lui, tout est en Lui.

Ce week-end, des adolescents ainsi que des adultes du diocèse et donc de notre paroisse vont être appelés au baptême par l’un des successeurs des apôtres, notre évêque (c'est "l'appel décisif"). Cette  démarche a changé leur  vie. Ils croient  en la bonne nouvelle, ils croient que Dieu les aime. Puissions-nous les accompagner en vivant cela également. Puissions-nous accompagner nos contemporains et en particulier dans ce contexte de guerre, où plus que jamais, nous avons besoin de nous savoir aimés par le Créateur et sauvés par Lui.

Quelques  propositions sont  faites dans notre communauté pour vivre ce temps de grâce qui est le carême. Vous pouvez les retrouver dans le flyer à votre disposition ci-dessous ou dans nos églises.

Très bon carême à tous.

Père Pierre MACHENAUD

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Dimanche 13 février 2022

                                                              LES BEATITUDES : UN BONHEUR A LA CON ?

Dans un contexte socio-économique et politique, où de nombreuses manifestations s’organisent çà et là pour réclamer un blocage des prix du carburant,  une augmentation des salaires, une revalorisation de certaines professions, une meilleure organisation du système de soins de santé, une sécurité plus accrue, etc. un(e) candidat(e) à la magistrature suprême qui aurait pour programme la promotion de la pauvreté, de la faim, de la souffrance, de la haine et de la violence subies, se verrait traité(e) d’irréaliste, de ridicule, de méprisant(e), voire de criminel(le). Vaincu(e) avant le combat, éjecté(e) du système, il ne lui restera qu’une triste célébrité difficile à effacer de la mémoire collective.

Pourquoi alors Jésus s’inscrit dans une logique similaire en proclamant les béatitudes à une foule de pauvres affamés et sous domination étrangère ? Est-ce un bonheur à la con qu’il promet à ses auditeurs ? 
En effet, pour une multitude de personnes, le bonheur est une question de richesse, de fortune ou d’argent : avec l’argent, on peut avoir tous les biens matériels et acquérir la culture, la considération, le pouvoir, etc. Mais dans les Saintes Ecritures, le bonheur est une question de choix fondamental, une question de personne : en qui je mets ma foi ? En l’homme ou en Dieu ? « Maudit soit l’homme qui met sa confiance dans un mortel, qui s’appuie sur un être de chair, tandis que son cœur se détourne du Seigneur. (…) Béni soit l’homme qui met sa confiance dans le Seigneur, dont le Seigneur est l’espoir. Il sera comme un arbre planté au bord des eaux, qui étend ses racines vers le courant : il ne craint pas la chaleur quand elle vient, et son feuillage reste vert ; il ne redoute pas une année de sécheresse, car elle ne l’empêche pas de porter du fruit » (Jr 17, 5…8).

S’il est vrai que l’Evangile de ce jour paraît dur et utopique, il ne l’est que pour une vie terrestre limitée dans le temps et l’espace. Les béatitudes ne se déploient pleinement que dans la foi au Christ mort et ressuscité, qui nous introduit dans l’éternité. Leur réalisme et leur infinie fécondité se donnent à contempler en la personne-même du Christ et dans la vie de nombreux témoins, dont François d’Assise, Charles de Foucauld, Mère Térésa de Calcutta… 

Puissions-nous, à leur suite, trouver dans les béatitudes un avant-goût de l’éternité qui, déjà, commence dans le temps.

Augustino MENSAH

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Dimanche 6 février 2022

ETRE DISCIPLE DU CHRIST, C'EST SAUVER LES HOMMES

La vocation des premiers disciples du Christ n'a jamais cessé de susciter l’intérêt des lecteurs de la Bible. Tous les évangiles synoptiques en parlent, certes avec quelques nuances.

D’après l'expression « pêcheurs d'hommes », la vocation du disciple consiste à sauver les hommes. Normalement, un homme qui se trouve dans l'eau risque la noyade. Le « pécher » signifie l'amener de la mort à la vie. Vue à la  manière de l'Exode, la mission du disciple actualise le miracle que Dieu accomplit en sauvant son peuple des eaux de la Mer Rouge.

Ainsi, à travers la métaphore « pécheur d'hommes », Jésus veut insinuer au disciple que sa vocation consiste à sauver l'homme du mal, du péché et de la mort éternelle. Les hommes péchés par le disciple doivent sortir vivants de l'eau. Il ne suffit pas seulement de tirer les hommes du mal, mais il faut aussi veiller à leur vie de façon qu'ils en sortent vivants.

IL faut ajouter que la mission du disciple prend une allure dangereuse puisqu'elle s'accomplit « en eau profonde ». En effet, aller « en eau profonde » pour « prendre vivant » celui qui est en proie à la noyade, c'est s'exposer soi-même à la mort. Dans l'évangile de Saint Jean, Jésus exprime ce risque par une autre métaphore : « Le bon berger donne sa vie pour ses brebis »

A travers la vocation des premiers disciples, Luc met en relief une exigence fondamentale de la vie chrétienne : celui qui croit en Jésus-Christ doit être capable de risquer sa vie pour le bien des autres.

Bon dimanche.

Père Rufin TOUMOU MALONGA

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Dimanche 23 janvier 2022

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 Le sacrement de l’Onction des malades sera célébré lors des messes dominicales du 12 et 13 février. A cette occasion, il est bon de se rappeler quelques points majeurs au sujet de ce sacrement.
 
1- « Onction des personnes malades », et non pas « extrême-onction » des mourants
 
           L’onction des malades est un sacrement qui a beaucoup bougé dans l’histoire. Par exemple, dans l’Antiquité, les fidèles venaient eux-mêmes chercher pour les leurs de l’huile consacrée par l’évêque ou demandaient au prêtre de bénir cette huile à la fin de la prière eucharistique ; et c’est également eux-mêmes qui faisaient ensuite les onctions à la maison.
           Plus important : ce qui, jusqu’à l’époque de Charlemagne (+ 814), était onction pour les « malades » est devenu onction pour les « mourants », donc « extrême-onction ». Celle-ci, parce que donnée au moment de la mort, fut précédée d’une confession et fut, de ce fait, réservée désormais au prêtre ; on n’attendit donc plus d’abord de ce sacrement une amélioration de la santé du corps ; on n’en attendit plus qu’une guérison spirituelle du péché…
 
           Grâce au concile de Vatican II, l’Eglise est revenue, au moins pour l’essentiel, à la pratique ancienne. On a bien affaire, de nouveau, à une onction « des malades » et non pas « des mourants » (même si, bien sûr, elle peut être donnée également à des personnes mourantes). D’autre part, le concile propose que, comme tout autre sacrement, l’onction des malades soit, de préférence, célébrée de manière communautaire (ce qui n’empêche évidemment pas non plus qu’elle le soit dans une chambre d’hôpital). Le cas exemplaire, c’est donc la célébration communautaire pour des personnes qui ont besoin du secours du Seigneur dans l’épreuve du vieillissement ou d’une maladie un peu sérieuse…
 
2- Qui peut demander à recevoir ce sacrement ?
            L’onction des malades concerne des personnes dont la santé commence à être sérieusement atteinte par la maladie (maladie handicapante ou non), ou dont les forces déclinent beaucoup et qui ont ainsi le sentiment d’entrer dans ce que l’on pourrait appeler « le quatrième âge ». Mais ce peut être également des personnes, éventuellement jeunes, qui se sentent comme emmurées dans de graves problèmes psychiques ; ou encore quelqu’un qui doit subir une opération chirurgicale importante comportant un certain danger vital.
           Il se peut que certaines de ces personnes aient déjà reçu l’onction il y a plusieurs années. Dans tous les cas, il est bien d’en parler au prêtre ou de demander l’avis d’une personne du Service Evangélique de Malades…
 
3- Le sacrement de l’amour sauveur du Christ
            Quelle grâce apporte l’onction ? La parole sacramentelle que prononce le prêtre en imprégnant le front et les mains des personnes avec l’huile consacrée par notre évêque l’exprime fort bien :

            « N…, par cette onction sainte, que le Seigneur, en sa grande bonté, vous réconforte par la grâce de l’Esprit-Saint. –Amen ! – Ainsi, vous ayant libéré de tout péché, qu’il vous sauveet vous relève. – Amen ! »

             Il s’agit donc essentiellement de « réconfort », réconfort d’où découle le « salut ». Il vaut la peine » d’expliciter tout cela. La longue maladie, le handicap, le fort vieillissement, cela fait de nous des « faibles ». On peut alors se dire des choses comme :
            - Je ne me reconnais plus vraiment dans ce corps malade ou affaibli qui est pourtant mien… J’ai le sentiment qu’il m’est en quelque sorte étranger… Et pourtant, c’est bien moi…
           - Je supporte fort mal de devoir être dépendant d’autrui, pour ma nourriture, ma toilette, mes papiers à remplir : de mon conjoint, de mes enfants ou petits-enfants, des médecins et infirmières… J’ai envie de me replier sur moi-même, ce qui ne fait qu’accroître mon sentiment d’isolement et solitude… D’une certaine manière, j’en voudrais presque aux autres d’être bien portants…
           - Je ne peux plus ou plus guère sortir à l’extérieur. Moi qui aimais tant la nature, je ne peux désormais en voir qu’un petit bout par la fenêtre de ma chambre…
           - Et tout cela fait que parfois je ne peux m’empêcher d’en vouloir à Dieu… Pourquoi cela m’arrive-t-il à moi ? Qu’est-ce que j’ai fait de mal pour devoir souffrir comme cela ?

            Le « salut » dans ce genre de situation, c’est quoi ? C’est de pouvoir s’accepter tel que l’on est, donc de se réconcilier avec soi-même, en assumant son corps malade ou handicapé ; c’est de se réconcilier avec autrui en s’assumant dépendant des siens ou du personnel soignant ; c’est de se réconcilier avec Dieu auquel on est porté à en vouloir…, et donc aussi avec l’Eglise. Le salut, c’est que les relations perturbées, brouillées avec soi, avec autrui, avec Dieu soient « guéries »…
 
            Eh bien, justement, à travers le sacrement et la communauté  chrétienne qui est présente, c’est le Seigneur Jésus qui s’approche des personnes malades, qui leur parle, qui vient poser sur elles un geste de tendresse jusqu’à les toucher à travers les mains du prêtre pour leur dire : « vous n’êtes pas tout seul, je suis avec vous, je porte avec vous votre souffrance. Je vous donne l’Esprit Saint : qu’il vous imprègne de sa douceur comme l’huile imprègne la peau de votre corps (votre front et vos mains), qu’il vous réconforte et qu’il vous apporte cet immense bienfait qu’est la paix intérieure… ».
          
           Dans bien des cas, les malades, pacifiés, se sentent mieux : mieux psychiquement ; mieux moralement ; mieux spirituellement ; mieux même, parfois, physiquement, tant il est vrai que le mieux-être spirituel favorise un mieux-être corporel… Le visage rayonnant de certains d’entre eux exprime leur bonheur de se savoir aimés, de savoir qu’ils comptent pour Dieu, et même que Dieu leur fait tellement foi qu’il compte sur eux pour vivre les années qui leur restent non pas comme une vie au rabais, mais comme une vraie tranche de vie où ils ont mission de témoigner, malgré toutes leurs difficultés et souffrances, de sa tendresse et de sa fidélité.
          
P. Louis-Marie Chauvet               

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Dimanche 16 janvier 2022

POURQUOI DEVRIONS-NOUS AVOIR HONTE DE MARIE ?


Certaines sensibilités spirituelles, partant d’une noble préoccupation de ne pas déifier Marie, ou  faire d’elle une rivale et concurrente de Dieu, conduisent parfois à sous-estimer, dévaloriser, voire mépriser la place et le rôle de Marie dans l’œuvre du salut.

Marie est pourtant unie à son Fils Jésus « par un lien très étroit et indissoluble … fille de prédilection du Père et temple de l’Esprit Saint » (cf. Lumen Gentium, 53).  Elle est pour nous le modèle par excellence de foi et de charité et peut s’entendre dire : « Heureuse celle qui a cru » (Lc1, 45).
En effet, Marie a répondu avec foi et amour au dessein de Dieu  lorsqu’elle dit à l’ange : « Je suis la servante du Seigneur, qu’il me soit fait selon ta parole » (Lc1, 38).
Elle a répondu avec foi et  amour lorsqu’elle va à la rencontre d’Elisabeth pour se mettre à son service et chanter dans le « Magnificat » (Lc1, 46-55) les merveilles de Dieu.
Elle a répondu avec foi et amour lorsqu’à Cana, pleine de sollicitude, elle se fait l’avocate des époux en difficulté, près de son Fils, et exhorte les serviteurs à observer tout ce que leur dira Jésus.
Elle a répondu avec foi et amour lorsqu’au pied de la croix, à travers Jean, elle accepte de se donner à nous comme une mère et de nous accueillir comme ses enfants …

Loin d’avoir honte de Marie, nous devons être fiers d’elle et tout faire pour devenir ses imitateurs. Faisons en sorte qu’elle soit toujours présente auprès de chacune et de chacun de nous. Soutenus par sa sollicitude maternelle et sa puissante intercession auprès de son Fils, nous pourrons devenir chaque jour davantage plus unis au Christ, notre sauveur.

Augustino MENSAH

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Dimanche 9 janvier 2022

LE BAPTEME CHRETIEN !

La célébration du Baptême de Jésus clôt  le temps de Noël (naissance de Jésus, la Sainte famille et l'épiphanie). Ce temps est encore tout proche, la liturgie, très rapidement, nous fait abandonner les évangiles de l'enfance pour aborder le ministère public, la vie adulte de Jésus.

Le temps de Noël nous a permis de comprendre la profondeur et la vérité de l'incarnation. Si le jour de Noël, nous célébrons la naissance de Jésus, en la fête de la Sainte famille, nous célébrons l'insertion de Jésus dans une communauté humaine régie par une loi précise à laquelle le « Fils de Dieu » accepte de se soumettre librement. Jésus suit les lois humaines. Il ne se considère pas comme « privilégié », il fait comme «  tout le monde », rien ne le distingue du commun des hommes, nous dit Luc : « comme tout le peuple se faisait baptiser et qu'après avoir été baptisé lui aussi » (Lc 3,21).

Le baptême n’est pas une invention du christianisme ; durant la période inter testamentaire (qui sépare l'Ancien du Nouveau Testament), les juifs baptisaient ceux qui se convertissaient à la religion hébraïque, en signe de purification. La spécificité du baptême chrétien réside en ce qu'il n'est pas seulement une purification du péché, mais une naissance spirituelle. Selon saint Paul, par le baptême, nous mourrons avec le Christ pour ressusciter avec lui : « Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême (…), afin que, comme le Christ  est ressuscité (…), nous vivions nous aussi dans une vie nouvelle » (Rm 6,4). Aussi, le chrétien est baptisé au nom de la trinité sainte qui s’est révélée au baptême de Jésus. La formule trinitaire du baptême fait participer le baptisé à la plénitude de la vie divine.
 
Père Rufin MALONGA TOUMOU

Dimanche 2 janvier 2022

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Dimanche 19 décembre 2021

LE DIMANCHE MARIALE PAR EXCELLENCE

            Le confinement strict de 10 jours auquel m’a obligé la Covid a eu au moins pour avantage de me donner du temps pour lire. Parmi mes lectures, je retiens celle du livre de Mme Anne-Marie Pelletier : « L’Eglise et le féminin » (Salvator, 2021), livre qui fait suite à son déjà très apprécié : « L’Eglise, des femmes avec des hommes » (Cerf, 2019). L’auteure met son immense culture littéraire et biblique au service d’une théologie qui ravive une vision de l’Eglise comprise d’abord comme une fraternité avant de l’être comme une hiérarchie… Une telle fraternité concerne non seulement le rapport entre prêtres et laïcs, mais aussi celui entre femmes et hommes. Elle attire particulièrement l’attention sur le fait que, dans l’Eglise, on occulte aisément la « minorisation » des femmes sur le plan institutionnel par une idéalisation de la Femme sur un plan « mystique », idéalisation renvoyant évidemment à la figure de la Vierge Marie…
 
           Or, ce 4° dimanche de l’Avent est traditionnellement le plus marial de tous les dimanches de l’année liturgique. Autant la liturgie est traditionnellement quasi muette sur Marie dans l’ensemble des dimanches de l’année, autant elle met l’accent sur elle en ce dimanche qui annonce directement Noël. Ce qui se joue en elle, c’est l’exemple même de la confiance et de la fidélité à la Parole de Dieu. Les tressaillements d’allégresse du petit Jean Baptiste dans le ventre de sa mère Élisabeth se traduisent pour celle-ci par la proclamation de cette béatitude qu’elle adresse à Marie : « Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur ».
 
           Confiance en la Parole de Dieu et fidélité à celle-ci : voilà ce qui nous est proposé à tous, que nous soyons hommes ou femmes. Méfions-nous des inflexions doucereuses de cette confiance et de cette fidélité qu’une certaine piété mariale a exaltées. C’est au contraire une femme « de caractère », comme on dirait aujourd’hui, qu’a été Marie. Voilà pourquoi, elle est fondamentalement un modèle aussi bien pour les hommes que pour les femmes. Sans doute y a-t-il une manière plus « masculine » ou plus « féminine » d’habiter ces vertus.  Mais cela ne doit pas pour autant cautionner, voire renforcer, des stéréotypes culturels que l’Evangile remet en cause (en Christ, « il n’y a plus l’homme et la femme », écrit S. Paul) mais dont l’Eglise, parce qu’incarnée dans les cultures humaines, a tellement de mal à se défaire !
 
           La leçon ? A proprement parler, il n’y a pas de « culte marial ». Il n’y a qu’un « culte chrétien », mais au sein duquel Marie tient une vraie place. Une place éminente, même, puisqu’elle est au centre de l’œuvre du salut. C’est justement cela, la spiritualité de notre 4° dimanche de l’Avent. N’hésitons donc pas à l’invoquer avec le plus noble et le plus audacieux de ses titres : « Sainte Marie, Mère de Dieu » !

Louis-Marie Chauvet

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Dimanche 26 décembre 2021

Quelle nuit extraordinaire, Dieu se fait tout petit bébé ! Comme les

bergers nous pouvons être saisis de crainte, mais devons-nous craindre un bébé?

Je vous invite à être à la fois dans l'émerveillement, l'admiration, l'étonnement et la joie. Dieu vient chez nous pour nous sauver de la lassitude, de la peur, du renfermement pour nous ouvrir dans cette espérance de la vie éternelle.

Très bon Noël à tous, que nous laissions le Prince de la Paix, que nous fêtons plus spécialement dans cette fête, entrer pleinement dans notre vie, notre quotidien. Oui, l'extraordinaire vient dans l'ordinaire de nos jours !   

Père Pierre Machenaud

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Dimanche 12 décembre 2021

LA JOIE DE VIVRE AUJOURD’HUI : ILLUSION OU REALITE ?

Notre vie de tous les jours nous offre de nombreuses situations de déception, de lassitude, de tristesse et de peur d’un lendemain sans vrai bonheur. Il est très aisé de rencontrer de nombreux jeunes filles et jeunes gens qui cherchent en vain du travail, après de longues années d’études et de formations ; des personnes âgées qui se sentent isolées, marginalisées et abandonnées dans des maisons de retraite ;  des malades à qui on affirme qu’il n’y a pas de lit ou de place à l’hôpital pour les soigner, surtout en cette crise sanitaire due au coronavirus… Tout autour de nous semble nous pousser à poser sur le monde un regard pessimiste et désespérant. 
Et pourtant, la liturgie de ce jour n’hésite pas à nous adresser l’invitation à la joie du prophète Sophonie : « Pousse des cris de joie… éclate en ovations… Réjouis-toi, tressaille d’allégresse… » ; celle du prophète Isaïe : «Jubilez, criez de joie… » ; et celle de Saint Paul : « Soyez toujours dans la joie du Seigneur… ».
Comment alors pousser des cris de joie en vivant dans un monde comme en déconfiture ? A l’instar des foules qui venaient se faire baptiser par Jean, nous sommes tentés de demander : « Que devons-nous faire ? » Saint Paul nous exhorte, « en toute circonstance, dans l’action de grâce, à prier et supplier pour faire connaître à Dieu nos demandes », car, nous rassure Isaïe : « Il est grand au milieu de toi, le Saint d’Israël ! » et Sophonie nous précise : « Il te renouvellera par son amour ».
En clair, nous sommes appelés, dans un élan de conversion, à aller à la rencontre du Seigneur qui vient à nous dans notre cœur et qui, seul, peut inonder notre vie d’une vraie joie profonde. Et cette rencontre intérieure avec le Seigneur ne doit pas rester stérile, mais nous porter vers nos frères et sœurs, dans un mouvement de partage, de justice et de solidarité (cf. Lc3, 10-18) pour que notre « sérénité soit connue de tous les hommes ».
Puisse l’Eucharistie de ce jour nous combler et nous faire rayonner de la joie du Seigneur.
Augustino MENSAH

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Dimanche 5 décembre 2021

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PREPARER LE CHEMIN DU SEIGNEUR !

« Préparez le chemin du Seigneur ! », c'est la deuxième exhortation qui nous est adressée en cette période de l'Avent, la première étant celle du dimanche dernier : « Redressez-vous et relevez la tête ! » Les deux exhortations se complètent, la seconde étant la suite logique de la première. En fait, avant de de tracer une route solide et droite, il faut  d'abord se redresser et relever la tête pour en évaluer l'étendue et enfin lui donner une orientation.

L'expression « chemin du Seigneur » remonte au second Isaïe, à situer à l'époque de l’exil : « Dans le désert, frayez le chemin de Yahvé, dans la steppe, aplanissez une route pour  notre Dieu ». Le prophète Isaïe fait comprendre à son peuple que le chemin du retour à la patrie présuppose le retour à Yahvé, c'est à dire la conversion.

A la suite du prophète Isaïe, Jean Baptiste utilise l'expression « préparez le chemin du Seigneur »   pour désigner aussi la conversion, le retour au Seigneur. Les caractéristiques de cette conversion sont empruntées à un langage plein d'images. Le comportement du croyant converti au Seigneur est comparé ici à une route droite, plate et uniforme, sans obstacle. «  Abaisser les montagnes » et

« combler les ravins » signifie éliminer tout ce qui, dans la vie du croyant oppose une résistance quelconque à la grâce divine.

Père Rufin Malonga Toumou

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Dimanche 28 novembre 2021

« Ah, ces chrétiens, ils marchent sur la tête… ou quoi ?? »

    Voici le temps de l’AVENT (pas « avant » avec un « a » comme « avant Noël », mais bien «avent» avec un « e » comme « avènement »). C’est le début d’une nouvelle année liturgique. Nous pourrions donc nous souhaiter les uns aux autres en ce premier dimanche de l’Avent : « Bonne année (chrétienne)».
   Or, pour commencer cette année, l’Eglise n’a rien trouvé de mieux, et cela depuis l’Antiquité, que de nous parler de la fin des temps ! Ainsi, nous les chrétiens, nous commençons par la fin. Au lieu donc de nous parler de la « venue du petit Jésus » à Noël, c’est de l’avènement du SEIGNEUR Jésus à la fin de l’Histoire que nous parle l’évangile de ce dimanche. Bizarre, quand même : nous, les chrétiens, nous ne faisons jamais comme tout le monde !

    C’est vrai : l’Évangile du Christ nous fait tout faire à l’envers, il renverse tout ! Marie ne l’a-t-elle pas chanté dans son Magnificat : « Il renverse les puissants de leur trône, il élève les humbles ? D’ailleurs, cette « charte des chrétiens » que sont les Béatitudes ne dit pas autre chose que ce renversement de l’habituelle « échelle des valeurs » : dans le Royaume du Christ, les « pauvres » sont rois. Et puis, vous connaissez les multiples paraboles du renversement : le fils prodigue, la brebis perdue, les ouvriers de la dernière heure…, ou les personnages méprisés que l’Evangile met au contraire au centre ; les bergers de Noël, la Samaritaine, la femme adultère, l’aveugle-né, Zachée, le bon larron, etc.
   Et le comble, car là en effet est le comble, c’est que nous les chrétiens, nous disons de ce Jésus qui a dit et fait cela, et qu’on a condamné à mort à cause de cela, qu’en lui, c’est DIEU lui-même que nous voyons et entendons ! Ah, quel renversement ! Voilà que Jésus est le Chemin Dieu vers nous, afin de devenir notre propre Chemin vers Dieu !

   Eh bien, BONNE ANNÉE CHRÉTIENNE, chers frères et sœurs en Christ. Aidons-nous les uns les autres à « réaliser » ce renversement et à en vivre. Aidons-nous à en être fiers. Humblement fiers bien sûr, puisque, comme l’a si bien dit St Paul, c’est « dans des vases d’argile » que nous portons un tel trésor !

Louis-Marie Chauvet

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Dimanche 21 novembre 2021

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La fête du Christ Roi a été créée en 1925 par le pape Pie XI dans le but d’affirmer la royauté du Christ. Elle a pris un sens différent avec la réforme du calendrier liturgique demandée par le Concile du Vatican II.
Elle est célébrée le dernier dimanche de l’année liturgique : elle devient ainsi comme le couronnement de l’année liturgique. Elle porte le titre de Solennité du Christ Roi de l’Univers.

Elle se trouve enrichie de lectures qui explicitent le sens et l’objet de la célébration. Elle donne l’occasion de revenir sur l’année écoulée pour nous demander si et comment le Christ a mieux régné dans nos vies et nous relance pour une nouvelle année.

En cette fête, la liturgie nous donne de contempler Jésus en croix exerçant sa royauté au profit du bon larron qui l’implore. Jésus, fils de David, est venu apporter la paix. « Il est l’image du Dieu invisible, le premier-né de toute créature et le premier-né d’entre les morts ». Il a en tout la primauté, car il a voulu tout réconcilier en faisant la paix par le sang de la croix. « Le Seigneur est Roi », chante le psalmiste. Il donne son pouvoir à un Fils d’homme, dit le prophète Daniel. Jésus Christ est le souverain de la terre, proclame le visionnaire de l’Apocalypse. « Ma royauté ne vient pas de ce monde », dit Jésus dans l’Evangile de Jean.

En ce jour, adorons le Christ, Roi de l’Univers, venu rendre témoignage à la vérité. Rendons grâce avec toute la Création pour toutes les facettes de son mystère qu’Il nous a laissé découvrir au long de l’année liturgique. Demandons-Lui pardon de ne pas l’avoir assez mis au centre de nos existences au long de l’année écoulée. Et donnons-nous à Lui pour que l’année qui s’ouvre nous aide à reconnaître sa puissance et le glorifier sans fin.

cf: service national de la Pastorale liturgique et sacramentelle, Conférence des Evêques de France

Dimanche 14 novembre 2021

VIGILANTS DANS LA CONFIANCE ET L’AMOUR

Nous arrivons au terme de l’année liturgique et les textes proposés à notre méditation tournent nos regards sur la venue du Christ à la fin des temps. Mais le genre littéraire apocalyptique qui est employé par les auteurs sacrés pourrait focaliser notre attention sur les couleurs et les ombres terribles et terrifiants, le caractère inconnu, avec son effet surprise, du jour et de l’heure.

Or l’attente chrétienne n’est pas seulement une projection dans un futur indéfini et inconnu, mais aussi et surtout une soif, une tension pleine de confiance et d’espérance en une personne vivante qui nous aime et qui est à l’œuvre dans le monde, dans l’Eglise et dans chacune de nos vies : « Jésus Christ, le même hier, aujourd’hui et demain ».

Vivons avec beaucoup d’intensité, au cours de la messe de ce dimanche, l’anamnèse :

« Nous proclamons ta mort, Seigneur Jésus, nous célébrons ta résurrection, nous attendons ta venue dans la gloire ». Et surtout, vivons ce dimanche, non dans la peur et la terreur, mais dans une vigilance confiante et aimante : « Aime et fais ce que tu veux », dira Saint Augustin.

Augustino MENSAH

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Dimanche 07 novembre 2021

L'OFFRANDE AGREABLE A DIEU


« Cette pauvre veuve a donné plus que tout le monde. Car tous, ils ont pris sur leur superflu, mais elle a pris sur son indigence : elle a tout donné, tout ce qu'elle avait pour vivre », dit Jésus. Il fait l'éloge du don de la veuve.
Il était très facile de connaître l'offrande qu’une personne pouvait faire. En effet, au temple de Jérusalem, le système d'offrande était spécial, comparé à aujourd’hui. Devant chaque tronc, un prêtre attendait les donateurs. En arrivant, ceux-ci expliquent au prêtre qu'il veut donner tel montant pour telle fin. Le prêtre voit si l'offrande répond aux exigences de la catégorie à laquelle le donateur la destinait.
Les riches donnaient beaucoup, comparés à la veuve pauvre. Mais Jésus regarde aux dispositions du cœur, il voit le fond du cœur, plutôt qu'à la valeur visible ou matérielle des gestes posés. C'est les dispositions du cœur qui font la différence ;  l'humilité, l'amour et le détachement. Cette pauvre veuve se détache de tout pour s’appuyer uniquement sur le Seigneur. Les vrais disciples se retrouveront du côté de l'humble pauvresse, avec une générosité discrète et l'audace de tout risquer.

Père Rufin

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Dimanche 31 octobre 2021

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CHEMINER AVEC DES TEMOIS POUR LA VIE EN ABONDANCE !

Nous désirons tous vivre, vivre en abondance ! Chaque vie est remplie d’étapes heureuses mais aussi difficiles. Des témoins jalonnent notre vie et ils nous guident à avancer. Des témoins qui sont au ciel après leur passage sur terre. Ces témoins qui sont au ciel après leur passage sur terre nous aident, nous ont aidés à vivre notre foi. Certains sont au ciel, depuis longtemps ou depuis peu. Parmi eux, il y en a qui sont déclarés saints par l’Eglise, d’autres pas encore ou jamais et pourtant ils sont témoins pour nous et ils intercèdent auprès de Dieu pour nous.
L’un d’entre eux nous dit qu’il compte ne pas rester inactif au ciel et son désir et de travailler encore plus pour l’Eglise et pour les âmes (Sainte Thérèse de Lisieux).
Rendons grâce à Dieu pour les témoins qu’il a mis et qu’il met sur notre route et demandons à devenir à notre tour des témoins pour le monde.

Très bonne fête de Toussaint à tous.

                               

                                                     Père Pierre MACHENAUD

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Dimanche 24 octobre 2021

UNE DÉMARCHE « SYNODALE »​

Est-ce un signe de la « providence » ? Il se trouve en tout cas que les remous suscités dans l’Eglise et hors de l’Eglise par le rapport de la CIASE et l’ouverture d’une démarche synodale voulue par le pape François et enclenchée par notre évêque dimanche dernier se croisent. Il se trouve, par ailleurs, que l’une des propositions faites jeudi dernier à la fin de la soirée paroissiale de débat sur la pédo-criminalité dans l’Eglise consistait à se demander comment les paroissiens pourraient saisir cette opportunité pour débattre « synodalement » (dans le sillage de ce qui s’est déjà fait dans la paroisse en 2018) durant les mois qui viennent, de ce sujet… Il me semble que cet appel est à entendre.

Encore faut-il trouver l’esprit dans lequel ce débat pourrait avoir lieu. A ce sujet, j’ai bien aimé les propos, cette semaine, de Dominique Greiner (rédacteur en chef de «La Croix-Croire») :

«La démarche synodale doit permettre l’expression de la grande diversité de sensibilités qui caractérise la communauté catholique. Chacun doit pouvoir s’exprimer et surtout être entendu. Et pas seulement ceux qui parlent le plus fort. Ce qui suppose une disposition fondamentale : la capacité de se mettre à l’écoute de ce que chacun, sans exception, a à dire pour le bien de l’Eglise et de sa mission au 3° millénaire, ce qui est aussi une manière de se mettre à l’écoute de l’Esprit-Saint. Toute autre posture nous ferait immanquablement retomber dans le cléricalisme, cette attitude qui consiste à se croire supérieur aux autres et dont on sait désormais qu’elle est la porte ouverte aux abus de toutes sortes.»

Moyennant quoi, on peut espérer que de cette gravissime crise, l’Eglise sortira plus crédible et plus forte !

                               Père Louis-Marie Chauvet

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Dimanche 17 octobre 2021

POURQUOI OBÉIR QUAND ON PEUT COMMANDER, SERVIR QUAND ON PEUT SE FAIRE SERVIR ?


Chacun de nous se retrouve sans doute  dans l'attitude de Jacques et Jean lorsqu'ils adressent à  Jésus leur requête : "Maître,  nous voudrions que tu exauces notre demande... Accorde-nous de siéger,  l'un à ta droite et l'autre à ta gauche dans ta gloire ". Les deux frères auraient pu ainsi faire une belle carrière : pêcheurs du lac  de Galilée,  au  départ,  ils seraient devenus premier ministre et ministre des finances à Jérusalem, dans le règne glorieux du Messie. Rien de plus normal pour des gens qui veulent réussir leur vie dans une société où tout pousse à la recherche du meilleur poste pour se hisser,  autant que faire se peut,  au sommet de la hiérarchie. Les postes humbles et modestes sont alors vus avec dédain,  mépris et sans considération. 

Mais contre toute attente,  Jésus les invite à opérer un retournement dans leur logique et leur vision. Il pose le service humble et désintéressé comme condition pour accéder à l'honneur ou à la gloire.  Il va même plus loin en exigeant,  dans le service de l'autre, le don total de soi qui peut aller jusqu'au sacrifice suprême de soi,  comme lui-même l'a fait en offrant sa vie sur la croix. 

 

Puisse l'Eucharistie de ce jour nourrir notre détermination à nous élever à travers notre dédition totale au service les uns des autres. 

                                                  Père Augustino MENSAH

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Dimanche 19 septembre 2021

ET SI NOTRE BONHEUR ÉTAIT DANS L’AVENTURE AVEC DIEU ?

Il y a quelques années, j’étais à mille lieues de penser que je serais un jour vicaire, aumônier ou prêtre référent dans un diocèse de France.
En effet, 12ème d’une fratrie de quinze enfants, dont un frère consanguin,  je suis né à Kandi, au Bénin, le 28 août 1969. Ordonné prêtre pour le diocèse de Kandi, le 19 décembre 1998, j’étais curé d’une paroisse rurale (Founougo), aumônier diocésain des chorales et directeur diocésain de la pastorale de la santé.
Le 8 juin 2011, répondant à l’invitation de mon évêque à prendre part, à l’évêché (situé à 90 km de ma paroisse), à une réunion du conseil épiscopal, dont je faisais partie, je me suis mis en route après la messe du matin. J’avais pris  avec moi, dans ma voiture, un jeune couple de la paroisse, dont l’homme souffrait d’épilepsie et que je devais déposer à l’hôpital diocésain avant d’aller à la réunion. Chemin faisant, un accident s’est produit, causé par un éclatement de pneus. Conséquences pour moi : perte de connaissance, fractures et luxation des vertèbres cervicales. Quant à mes deux autres compagnons de voyage, ils étaient sains et saufs, à peine quelques égratignures, Dieu merci !
Le 7 juillet 2011, après pratiquement un mois d’hospitalisation, je rentrais en famille quand un autre accident s’est produit. Je portais sur moi l’Eucharistie dans une custode et je priais avec mes compagnons de voyage (différents des premiers) les mystères douloureux du rosaire. Tous (au nombre de 4), sans pouvoir expliquer comment, se sont retrouvés hors du véhicule et se sont mis à pleurer, me croyant déjà mort, moi qui étais seul appuyé sur le cou déjà en souffrance, dans la voiture renversée (les 4 pneus en l’air).
En moi jaillissait une multitude d’interrogations dont : Qui me poursuit de la sorte ? Qu’ai-je fait de mal pour mériter cela ? Est-ce un péché que de répondre à l’invitation de l’évêque pour une réunion ? Est-ce une faute que de conduire un malade à l’hôpital ? Pourquoi tout cela m’arrive alors que je venais de célébrer la messe, que je portais l’Eucharistie sur moi ou que je priais le rosaire ? Où est le Seigneur dans tout cela ???
La nécessité d’une prise en charge dans des services de soins médicaux spécialisés très peu répandus et sous équipés au Bénin m’a conduit en France. Et, contre toute attente, s’impose l’impératif d’un suivi médical sur place.
C’est, pour moi, une véritable aventure à la suite du Seigneur, qui me vaut d’être au milieu de vous aujourd’hui,  et qui me donne un goût nouveau de la vie, de la joie de vivre et d’être heureux en compagnie du Seigneur et de sa douce mère, Marie. Et comme il me tarde de pouvoir partager avec vous cette merveille de l’inattendu de Dieu en moi, tout en m’abreuvant à l’abondance et à la surabondance de ses grâces dont chacune et chacun de vous regorgent! Puissions-nous nous en émerveiller à chaque instant en faisant chanter sans fin nos vies pour la plus grande gloire de Dieu.

Père Augustino MENSAH

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Dimanche 26 septembre 2021

PRÉSENTATION ...

C’est la rentrée. La rentrée paroissiale, faut-il préciser : tant d’autres rentrées ont déjà été faites ! C’est un moment favorable pour me présenter, puisque j’arrive comme prêtre auxiliaire dans ce groupement paroissial d’Eaubonne.
 
Beaucoup me connaissent déjà, puisque j’ai déjà fait un séjour de dix ans comme prêtre à Eaubonne entre 1991 et 2001, époque où j’ai collaboré avec Daniel Ducasse, puis Rémy Kurowski comme curés, ainsi qu’avec le bien-aimé Yves Uguen. Mais à l’époque, cette insertion paroissiale n’était pas prioritaire pour moi, puisque ma mission première était d’enseigner à la Faculté de théologie de l’Institut Catholique de Paris. J’avais par ailleurs la responsabilité de l’équipe diocésaine de la Formation. J’ai donc, durant toutes ces années, sillonné le diocèse en long, en large et en travers pour une série de soirées, telles que sur « Jésus-Christ » à Arnouville, ou sur « l’Eglise » à Magny-en-Vexin… ou sur la liturgie et les sacrements (ma « spécialité ») à Franconville ou à Beaumont-sur-Oise. J’ai aussi beaucoup fonctionné à l’évêché de Pontoise, notamment du fait que j’étais  responsable de la formation aux responsabilités pastorales (le « CeFoReP », ancêtre de l’actuel parcours « Galilée ») … Même si je n’étais donc présent à Eaubonne que comme « feu clignotant », j’en ai conservé un excellent souvenir, et je suis vraiment très heureux de renouer des liens avec un certain nombre d’entre vous.
 
Après deux séjours à la Ville Nouvelle de Cergy (1982-1991 et 2001-2004), j’ai pu accepter, à l’approche de la retraite de l’Institut Catholique (le « couperet » tombait automatiquement à 65 ans), d’être curé : à St Leu-la-Forêt d’abord de 2004 à 2010 (dont les trois premières années, avant mes 65 ans, avec un « vicaire » laïc, en la personne de Jean Bureau), puis à Deuil-la Barre de 2010 à 2021. Quitter cette dernière paroisse, après onze années de présence, ne se fait pas sans un serrement de cœur. Mais je suis si bien accueilli ici, notamment par Pierre Machenaud, que le passage va pouvoir se faire en douceur. Il y faut simplement un peu de temps, comme dans tout « deuil ».
 
J’arrive donc parmi vous comme prêtre en semi-retraite : les 4 fois 20 années pointent à l’horizon ! Je prends conscience de la complexité du Groupement Paroissial : complexité d’organisation, liée aux 7 clochers, et complexité d’héritage à la suite d’équipes de prêtres aux sensibilités très différentes. J’ai évidemment ma propre sensibilité. Rassurez-vous : elle est sûrement très chrétienne, et même très catholique… mais même au sein de notre Eglise catholique, la fraternité que nous nous reconnaissons en Christ n’empêche pas, ce qui est bien normal, les différences de sensibilité théologique et pastorale.. Si vous souhaitez en savoir davantage à ce sujet, vous pouvez consulter l’ouvrage d’entretiens qui, grâce à Pierre Sinizergues (d’ici, Eaubonne) et Dominique Saint-Macary (de Deuil-La Barre), a été publié au Cerf l’an passé : « Dieu, un détour inutile ? » N’oubliez évidemment pas le point d’interrogation !
 
Mon souhait, vous le devinez : me sentir bientôt pleinement des vôtres et contribuer pour ma part à entretenir et développer un climat paroissial qui permette à chacun de vérifier concrètement que le mot « Dieu » sonne comme un mot joyeux !

Père Louis-Marie Chauvet

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Dimanche 10 octobre 2021

RETOUR SUR LE RAPPORT DE LA CIASE

Suite à la publication, mardi dernier, du rapport sur les abus sexuels dans l'Eglise, les prêtres de notre groupement et les membres de l'EAP, après discussions et concertations, ont souhaité apporter à la communauté, ce témoignage de leurs échanges.

La Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église (CIASE) a été instituée à la demande de la Conférence des évêques et de la Conférence des religieux et religieuses de France pour faire toute la lumière sur les abus sexuels commis entre 1950 et 2020. Son rapport a été rendu public ce mardi 5 octobre. A sa lecture, un profond sentiment de tristesse et de compassion ne peut que nous envahir, nous, catholiques, face à ces 330.000 victimes abusées par certains clercs, religieux ou laïcs et face aux profondes défaillances qui ont permis que ces abus se répètent. Ces chiffres sont accablants. Comment ceux-là mêmes qui devaient porter le message d’amour inscrit au cœur de nos Évangiles ont-ils pu dispenser la mort ?  Car oui, ces blessures ne disparaissent jamais et des vies ont été détruites.

Devant cette « effroyable réalité » selon les mots du pape François, et comme le souligne la CIASE, l’heure est à l’ «humble reconnaissance» de l’abjection, «sans euphémisation, sans "on-ne-savait-pas" » 

Certains sont sidérés, révoltés, d'autres ressentent de la honte. Cependant, nous nous accordons tous pour dire, qu'après avoir reconnu ce mal profond qui a rongé notre Église, il nous faut prendre le temps de la prière et de la responsabilité par l'écoute des uns des autres.

Prier de manière incessante pour les victimes, comme nous y a appelé notre évêque dès le weekend dernier. Cette prière, bien sûr, peut être bousculée comme est ébranlée notre foi face à ce scandale. Une juste colère peut grandir en nous. On s’interroge. Comment regarder cette Église qui a failli ? Où était Dieu dans cette horreur ? Nous pouvons penser que le Christ était dans chacune de ces victimes crucifiées, de ces petits, laissés le plus souvent sans accompagnement ou faisant les frais de mauvaises décisions ou de non-décisions de la part de l’Église.

Ce mouvement de prière est essentiel, tout comme il est essentiel de partir des victimes pour reconstruire. C’est la remarquable mission qu’a assumée la CIASE, présidée par Jean-Marc Sauvé, lui-même catholique, et profondément affecté par ces trois ans de travail à l’écoute des victimes. Des recommandations ont été faites, l’Église doit s’en saisir. Il nous faut agir de façon globale, communautaire et individuelle afin de lutter contre cette corruption morale et spirituelle. «Chaque baptisé doit se sentir engagé dans cette transformation ecclésiale et sociale» disait déjà le Pape François en 2018 au sujet du cléricalisme qui constitue l’une des causes de ces abus.

Bien sûr nous pouvons aussi penser à l’écrasante majorité des prêtres et religieux, fidèles à leur vocation, qui sont victimes du soupçon et que nous devons pleinement soutenir. Bien sûr, il y a cette sainteté du quotidien, ces laïcs et clercs, qui chaque jour, dans nos paroisses, vivent de l’Évangile et servent les plus pauvres dans l’indifférence des médias. Mais il nous faut nous mettre à l’écoute pour éviter que ces abus puissent se reproduire

La Conférence des évêques de France invite chaque paroisse à prendre connaissance de ce rapport (dont une synthèse est disponible sur le site ciase.fr) et à proposer à leurs membres d’en parler les uns avec les autres. « C’est là notre devoir moral pour les personnes victimes et leurs proches et aussi pour les générations à venir : regarder cette terrible réalité pour pouvoir ensemble y faire face et travailler à une Église plus digne de l’humanité et du Christ qu’elle annonce. » Aussi, chaque paroissien qui le désire pourra venir parler, échanger, livrer son ressenti lors d’une soirée fraternelle le jeudi 21 octobre à 20h30 à la salle Saint Maurice derrière l'église du Sacré Cœur d'Eaubonne.

Au final, qu’en est-il de notre espérance ? Comme sœur Margron, présidente de la Conférence des religieux et religieuses de France, laissons le mot de la fin à l’écrivain Georges Bernanos :

« L’espérance est une détermination héroïque de l’âme, et sa plus haute forme est le désespoir surmonté. […] [Elle] est la plus grande et la plus difficile victoire qu’un homme puisse remporter sur son âme… On ne va jusqu’à l’espérance qu’à travers la vérité, au prix de grands efforts. » 

Les membres de l’EAP du Groupement paroissial
(Thierry Dontenville, Sylvie Gaucheron, Géry Lecerf, Viviane Lequin, Louis Pupin, Marie-Gabrielle Salmon)
avec l'équipe des prêtres 

Dimanche 3 octobre 2021

QUELLES BELLES RETROUVAILLES !

 

Dimanche dernier, nous avons pu vivre un beau temps familial paroissial. C’était comme des membres d’une même famille qui se retrouvent après un long temps d’attente. Se retrouver nombreux sur cette prairie, venant des 7 clochers de notre groupement. Unir nos voix concrètement pour louer, pour nous nourrir de sa Parole et de sa Présence eucharistique, pour rendre grâce, pour demander à Dieu sa présence dans nos vies. Nous avons pu par la suite, rencontrer les différents groupes et mouvements qui accomplissent leur mission sur le groupement paroissial.
Enfin, nous avons pu vivre un temps fraternel en prenant l’apéritif et partageant un repas. Un grand merci à tous ceux et toutes celles qui ont contribué à la réussite de cette journée : des membres de l’EAP aux différents acteurs des mouvements et services, la préparation de la liturgie, de l’autel, des bancs, de la sono, de l’apéritif… Ces moments forts aident à constituer notre communauté. Comme je vous l’ai annoncé, nous continuons à aller vers nos frères et à en prendre soin, cette année plus spécialement, sous 3 axes : les jeunes, les personnes seules et l’ouverture au monde.
Avec mes frères prêtres, je tiens encore à vous remercier et vous dire ma joie d’être parmi vous.

Père Pierre Machenaud 

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Dimanche 12 septembre 2021

A VOIR LA FOI !

Pour mieux saisir ce que signifie « avoir la foi » ou « être un homme de foi », rappelons l’expérience de certains personnages des évangiles dont Jésus admire la foi. Ils sont nombreux. Les gens qui détruisent le toit d'une maison pour introduire un malade auprès de Jésus (Lc 5,18-20), le centurion romain qui négocie le salut de son serviteur auprès de Jésus (Lc 7,6-9), la femme atteinte d'une perte de sang qui se démène pour toucher la frange du manteau de Jésus (Lc 8,44-48), entre autres…

Dans ces passages, Jésus fait l'éloge de leur foi parce que, face aux aléas de l'existence, ils ont osé faire quelque chose au lieu de demeurer dans l'attentisme. Un homme de foi est d'abord un homme d'action, il ne subit pas les événements mais il les affronte. C'est ce que l'on appelle  « mettre sa foi en pratique » ou bien « avoir une foi agissante ».

On pourrait, avec St Jacques, se poser cette question : « si quelqu'un prétend avoir la foi, alors qu'il n'agit pas, à quoi cela sert-il ?  C'est pour cela,  aux disciples qui furent effrayés à la vue de la tempête au point de perdre tout espoir, que Jésus reproche le manque de foi (Lc 8,23-25).

En ce dimanche ou Pierre (l’apôtre) professe la foi au nom de tous, « tu es le Messie », nous sommes invités, mes frères et sœurs, à être des hommes et des femmes de foi, c'est à dire, à être au service de notre groupement paroissial en particulier et de l’Église en général.

Père Rufin MALONGA TOUMOU

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Dimanche 5 septembre 2021

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UNE NOUVELLE ANNEE POUR SE CONNAITRE ET RECONNAITRE ...

C’est une nouvelle année qui s’ouvre devant nous. Après les restrictions sanitaires, nous souhaitons pouvoir nous connaître dans la communauté, mieux se connaître, connaître les nouveaux arrivants et connaître ceux qui nous entourent dans notre quartier, notre ville…

Le bon berger connait ses brebis et ses brebis se connaissent, nous dit le Christ.  Ce n’est pas une connaissance superficielle, non pas pour l’utiliser mais pour accueillir comme le Christ ne cesse de vouloir nous accueillir. Connaître, c’est découvrir ce mystère qu’il est, lui qui est créé à l’image de Dieu. On n’a jamais fini de connaître quelqu’un. Dans l’homme, le Christ voit Dieu et il voit les hommes dans l’amour du Père, car Dieu seul est la clé de lecture qui nous permet de comprendre que l’homme est plus grand que l’homme et qu’aucun système, qu’aucune équation, qu’aucune définition, ne fera le tour de cette dignité profondément respectable, de ce mystère jamais épuisé, qui fait que l’homme est à l’image de Dieu.

Que cette année, nous puissions vraiment nous connaître, prendre soin les uns des autres et aller trouver nos frères et sœurs qui ne connaissent pas encore le Christ !

Très heureux de vous retrouver, très heureux d’accueillir ceux qui arrivent et nous aurons le temps de les accueillir à la messe de rentrée du 26 septembre et entre autres,  le père  Augustino Mensah et le père Louis-Marie Chauvet, très heureux de vous servir avec mes frères prêtres.

Dans la joie de se voir et de se connaître !

Père Pierre MACHENAUD

Dimanche 13 juin 2021

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« QUAND DEUX OU TROIS SONT RÉUNIS EN MON NOM, JE SUIS AU MILIEU D'EUX» Mt 18, 20

 
Depuis plus d’un an, les occasions pour se réunir ont été rares et encore plus au nom du Seigneur. L’Eglise comme nous le montre son étymologie, nous invite à nous rassembler. Nous allons profiter du beau temps et des nouvelles conditions sanitaires pour réunir les 7 clochers sur la prairie derrière Notre-Dame d’Eaubonne pour célébrer l’eucharistie et pique-niquer ensemble le dimanche 20 juin à 11h.

A cette occasion, nous rendons grâce pour le ministère vécu dans notre groupement, des prêtres qui sont appelés à de nouvelles missions.

Ce sera aussi l’occasion de rendre grâce pour tous les baptisés qui s’investissent au quotidien pour annoncer le règne de Dieu dans la communauté paroissiale mais aussi dans le monde entier. « Vous êtes le sel de la terre, vous êtes la lumière du monde » Mt 5,13.

Nous devons donner goût à la terre et éclairer le monde… Pas seulement dans notre communauté mais aussi dans le monde. J’espère que chacun et chacune d’entre vous pourra prendre un vrai temps de repos bien mérité et retrouver ses proches si peu vus ces derniers mois. Bon été à tous,

Fraternellement
P. Pierre Machenaud

Dimanche 25 avril 2021

4ème Dimanche de Pâques

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PLANTER DE LA PRIÈRE POUR QUE FLEURISSENT LES VOCATIONS

 

Le printemps est vraiment une belle saison. Les jardins du Val d'Oise se tapissent de fleurs multicolores. Les arbres qui longent nos rues se couvrent d’un vert encore tendre. Ce qui a été planté l’année dernière jaillis dans une beauté saisissante. 

 

Ce contexte printanier est une belle allégorie de ce que nous vivons lorsque nous prions. Prier, c’est planter une graine. Il n’est pas recommandé de juger nos prières, mais bien souvent, elles semblent bien petites, bien imparfaites, bien peu esthétiques, comme ces bulbes d’apparence grossière que nous mettons en terre à l’automne. Et pourtant, sans ces bulbes, il n’y aura pas de tulipes, pas de jeunes pousses. Ce n’est pas nous qui les faisons grandir. C’est Dieu leur donne la croissance. Mais bien des fois, si Dieu nous fournit la graine, il nous revient en propre de la planter. Et chaque graine non plantée ne pourra recevoir de lui la croissance. 

 

J’y vois comme un encouragement, en ce dimanche du bon pasteur, qui est aussi la journée de prière pour les vocations. Ne relâchons pas nos prières pour demander au Seigneur que germent des prêtres pour notre beau diocèse. Persévérons dans notre mission de jardinier, et alors le Seigneur fera pousser tout cela, et d’ici peu, nous aurons la joie de voir ce type de fleur émerger dans notre paroisse. 

 

P. Martin de Hédouville+

Délégué épiscopal des Vocations

Dimanche 28 mars 2021

Rameaux

LA SEMAINE SAINTE, UNE SEMAINE BOULEVERSANTE !

Après avoir dû l’an dernier vivre un carême prolongé en quelque sorte jusqu’à la Pentecôte, nous voici sur le point d’entrer dans la grâce de lasemaine Sainte.

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Dimanche 21 mars 2021

5ème Dimanche de Carême

SAINT-JOSEPH, NOTRE SAINT PATRON À TOUS !

Alors que nous venons de fêter la solennité de Saint-Joseph, je vous invite à nous arrêter sur la lettre apostolique du pape François à l’occasion du 150è anniversaire de la déclaration de Saint-Joseph comme patron de l’église universelle.

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Dimanche 14 mars 2021

4ème Dimanche de Carême

« Par sa bonté pour nous dans le Christ Jésus, Il (Dieu) voulait montrer, au long des âges futurs, la richesse infinie de sa grâce »

Un mot sonne juste dans nos oreilles en ce dimanche :

« bonté ».

Oui Pâques s’approche et bientôt dans la nuit pascale, le Samedi Saint, la plus sainte des nuits, la Nuit des nuits saintes, nous écouterons en première lecture le livre de la Genèse. 

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Dimanche 7 mars 2021

3ème Dimanche de Carême

QUAND L'INTELLIGENCE DEVIENT UNE IDOLE ! 

La prière d’ouverture, de ce 3ème dimanche de carême, nous emballe dans une très belle démarche : « Nous avons conscience de nos fautes... patiemment, relève-nous avec amour. » Dans quelles mesures notre monde d’aujourd’hui peut-il faire cet aveu profond et demander humblement au Seigneur de le relever ?

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Dimanche 28 février 2021

2ème Dimanche de Carême

LA VERITABLE PRIERE CHRÉTIENNE

Le deuxième dimanche de carême de chaque année, nous lisons le récit de la transfiguration chez l'un des évangélistes synoptiques ; cette année, nous le lisons dans saint Marc.

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Dimanche 21 février 2021

1er Dimanche de Carême

Dans son message de carême, le pape François nous rappelle que ce temps est un chemin à parcourir qui nous conduit vers les célébrations pascales, nous faisons mémoire de Celuiqui nous a aimés « devenant obéissant jusqu’à la mort et la mort de la croix » (Ph 2,8). Dans ce temps de conversion, nous renouvelons notre foi et nous nous préparons à nous rappeler notre participation à la mort et à la résurrection du Christ. 

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