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Edito

Dimanche 14 octobre 2023

"Nous nous souvenons que votre espérance tient bon en Notre Seigneur Jésus-Christ"
(1ère lettre aux Thessaloniciens, chapitre 1,3)

 

Voici une interpellation de Paul pour nous aujourd'hui : osons-nous encore interroger notre espérance, en dépit des événements, des incertitudes, en dépit de nos vulnérabilités ?
Notre espérance : est-ce quand nous parvenons à nous donner du recul, à "gérer", à serrer les dents ? Y ajouterons-nous, même, un zeste de naïveté ? Ou bien est-ce plus que cela ?

Souvenons-nous de ce qui nous est donné par le baptême. Comme la foi et la charité, l’espérance reçue ne naît pas de notre spontanéité, de notre résilience. Alors, comment la ranimons-nous, comment la nourrissons-nous ? Comment en prenons-nous soin ?

C'est avant tout un don qui se laisse recevoir : dans un compagnonnage simple avec le Seigneur, dans une prière rayonnante. Une manne inépuisable pour celui qui la demande : de tout son cœur, de toute sa force, de toute son âme, de toute son intelligence !
Car le prix à payer de notre côté réside dans cette volonté ferme de demander et d'accueillir l'espérance.
Et notre ténacité va être mise à contribution : tendre l'autre joue, autrement dit porter autour de nous un autre visage face au doute, face à l'angoisse, se laisser déplacer hors de l'ornière des vues humaines et se reposer complètement en Dieu.
C'est à cette condition que l'espérance devient la marque de l'homme nouveau, de l'homme sauvé.
C'est à cette condition que nous pouvons affirmer avec Paul qu'"elle n'a pas été simple parole, mais puissance, action de l’Esprit Saint, pleine certitude".

Alors, que notre espérance tienne bon dans le Seigneur, à l'image de notre cheminement dans la Foi et de notre ouverture à la Charité.

Arnaud DHERMY, Diacre

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Dimanche 8 octobre 2023

VIGNERONS HOMICIDES OU VIGNERONS EN MISSION ?
 

Le mois d’octobre que nous avons entamé depuis peu est connu pour être le mois du Rosaire. Nous avons certainement, dans la logique d’honorer la Vierge Marie, Notre Dame du Rosaire que nous célébrons  tous les 7 octobre de chaque année, saisi nos chapelets pour prier notre Mère. Que par son intercession d’ailleurs, nous vivions concrètement notre vocation chrétienne en ce monde. Et cette dernière ne peut être pleinement vécue sans sa dimension missionnaire. 

C’est providentiel que nous soyons également dans le mois missionnaire. Notre vocation chrétienne ne nous appelle-t-elle pas à témoigner du Christ en ce monde qui représente sa vigne en référence à l’évangile de ce dimanche?

Dans le texte de l’évangile, les vignerons sont coupables d’homicide sur les serviteurs et sur le fils du propriétaire de la vigne à cause de leur avidité, eux qui étaient censés remettre les produits de cette vigne.

Vignerons nous sommes appelés à être si nous ne le sommes déjà. Mais plutôt des vignerons heureux et non grincheux, des vignerons travailleurs et non misérables dans la vigne du Maître, des vignerons prêts à faire fructifier et à vivifier celle-ci pour finir par à en rendre compte comme de bons intendants.

Quelle joie que d’être des vignerons en qui le Maître a confiance et qu’Il envoie dans une totale confiance en mission dans sa vigne ! 

Des vignerons en mission serions-nous en ce moment.


Père Astrid-Carlos FAGNINOU

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Dimanche 1er octobre 2023

TREMBLEMENT DE TERRE ..., TREMBLEMENT DE FOI


   Que de drames connaît notre petite planète Terre ! Ukraine, Soudan, Haut Karabach, etc. etc… Mais aussi, liés au changement climatique : températures bien au-delà des « normales saisonnières » (comme disent les météorologues), inondations, tremblements de terre, tsunamis, etc… Et je n’oublie pas, évidemment, les graves accidents de santé qui vous tombent dessus un beau jour sans prévenir… Face à tout cela, comment notre foi en Dieu ne serait-elle pas ébranlée ? Comment traverser l’épreuve du mal ?

   Avec le philosophe Paul Ricoeur, je crois qu’il nous faut faire trois pas.

Premier pas : faire le deuil de notre désir de comprendre. Accepter donc de ne pas trouver de raison – surtout pas de raison du genre : « c’est une punition de Dieu ». Car pourquoi donc les dizaines de milliers de morts des tremblements de terre de Syrie, du Maroc, de Lybie auraient-ils été les victimes d’une punition divine ?

   Second pas : accepter de laisser se répandre la plainte contre Dieu, ainsi qu’on le fait si souvent dans les psaumes, à commencer par celui (psaume 21) que les évangélistes ont mis dans la bouche de Jésus mourant : «Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ?". Car cette plainte de protestation «contre» Dieu (« pourquoi ? ») est aussi dialogue priant «avec» Dieu («mon Dieu, mon Dieu»)

   Troisième pas : croire en Dieu en dépit du mal. Car Dieu est source de tout ce qui est bon, y compris donc de l’indignation contre le mal et du courage de lutter contre Lui en s’engageant solidairement en faveur des victimes. On répond alors AU mal en répondant DU mal.

   Dieu nous vienne en aide !

P. Louis-Marie Chauvet 

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« Bonjour Marseille, bonjour la France ! »

Par ces mots, le pape François a commencé cette messe extraordinaire au Vélodrome de Marseille. Une messe extraordinaire, par le nombre de participants -plus de 60 000-, par sa grande ferveur, par la préparation étonnante, à laquelle des musiciens, des chanteurs, des humoristes français ont participé avant puis après la messe, la « Ola »de tous, ainsi que des prêtres et de certains évêques avant la messe, mais surtout, surtout, cette prière intense avec le successeur de Pierre.

Le pape François est venu renforcer notre foi. Il nous invite à voir les signes qui trésaillent en nous : le tressaillement de la foi, le tressaillement devant la vie, le tressaillement que nous pouvons vivre. Qu'est-ce qui tressaille en nous ? Qu'est-ce qui nous rend heureux ? Qu'est-ce qui nous permet de 
vivre notre foi à la suite du Christ et de tant de témoins ? À Marseille, le pape François, le successeur
de Saint-Pierre, nous a vivifiés dans la foi. Il nous a montré l'importance de tout être humain, que l'on
ne joue pas avec la vie jusqu'à la mort, que l'on ne joue pas avec la vie de ceux qui veulent vivre mais
sont obligés de quitter leur pays, et trop souvent meurent en Méditerranée.

Rendons grâce à Dieu pour ces moments vécus et qui ont été, comme vous le savez tous, montré très positivement par les différents médias français et même étrangers.

Père Pierre Machenaud

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Dimanche 24 septembre 2023

LAISSONS NOUS GRATTER !


Ce week-end, le pape François est à Marseille à l’occasion de la clôture des troisièmes rencontres méditerranéennes. Ces rencontres rassemblent 70 évêques et 70 jeunes issus des différentes rives de la « mare nostrum ». Elles se veulent un lieu d’échanges à propos des principaux défis auxquels la région est confrontée : le défi de l’entente entre une diversité de peuples, de cultures et de religions ; le défi des disparités économiques ; le défi écologique ; et bien entendu le défi migratoire. Nul doute que le pape aura à ces sujets des paroles fortes, qui nous mettront peut être dans l’inconfort.

Les papes ont souvent des mots qui « grattent ». Le pape François n’échappe pas à la règle, et c’est tant mieux. Comme tous les pasteurs, il n’a pas reçu la mission d’être un gentil « calino-thérapeute » nous brossant mollement dans le sens du poil. Il doit travailler à ce que l’Evangile transforme vraiment nos vies. N’ayons donc pas le cuir trop dur. Prenons au sérieux ce que l’Esprit-Saint veut nous dire en nous grattant. Il y a sans doute une parole qui est là pour nous réveiller de notre confort, pour nous sortir de notre torpeur.

Seigneur, que m’appelles tu à faire pour servir ton royaume? 

 

P. Martin de Hédouville +

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Dimanche 17 septembre 2023

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LE PARDON POUR ETRE BON OU POUR ETRE BONBON ?
 

Selon une certaine sagesse, « Quand on est bon une fois, c’est bon ; quand on est bon deux fois, on devient bon-bon et on vous croque ». Il est aisé de penser que l’idée qui faisait la préoccupation de Pierre n’était pas différente de celle-là lorsqu’il s’approcha de Jésus pour lui demander : « Seigneur, lorsque mon frère commettra des fautes contre moi, combien de fois dois-je lui pardonner ? Jusqu’à sept fois ? ». Aucun principe humain ne peut constituer le fondement du pardon, car celui-ci est à l’opposé de la justice. Il est comme une injustice faite à l’offensé ou à la victime. Si on veut promouvoir le sens de responsabilité et non l’impunité et l’anarchie, la justice exige de chacun qu’il assume jusqu’au bout les conséquences de ses propres actes. Mais cette logique ne résout pas tous les problèmes et ne semble pas réaliste. Car si on veut tenir compte de toutes les offenses, exiger réparation de toutes les fautes, corriger toutes les injustices, jusqu’où peut-on aller ? Quelle est la limite à ne pas franchir ? Ne court-on pas le risque de réduire le pécheur à son péché, le mettre dans une case, l’étiqueter, l’enfermer dans son passé ? Que deviendrait alors la personne qui sort de prison ?

Heureusement que la logique de Dieu est complètement différente ! Avec lui peut surgir à tout moment la nouveauté de l’amour. Au lieu d’écraser le pécheur sous le poids de son péché, l’amour lui offre le pardon et lui donne la possibilité de revivre. Devant une situation bloquée par la haine et la rancœur, l’amour devient miséricorde et permet de tout recommencer à neuf. Pardonner sans cesse n’est donc pas une faiblesse, mais une force régénératrice qui renouvelle indéfiniment. Osons alors pardonner soixante-dix fois sept fois pour être toujours bons de la douceur de l’amour sans jamais nous laisser croquer par la haine ou la vengeance. Redécouvrons le goût du sacrement de la réconciliation où Dieu nous recrée sans cesse.


Augustino MENSAH

Dimanche 4 septembre 2023

Retrouvez ci-dessous les messages adressés par le père Pierre MACHENAUD et nos deux diacres Jérôme BLESCH et Arnaud DHERMY 
après la messe d'action de grâces du 2 juillet dernier
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Comment rendrai-je au Seigneur tout le bien qui m'a fait ?

Par ce verset du psaume 115, je tenais à la fois à  remercier le Seigneur pour tout ce qu'il me donne de vivre depuis 25 ans dans le sacerdoce mais aussi pour vous remercier chacun et chacune pour votre présence et pour les très nombreuses personnes qui ont contribué à la préparation de cette journée du Jubilé. Il y a celles qui ont organisé la messe, la sonorisation, les chants, la sacristie, la chorale, les lecteurs, le déplacement des bancs, de l'autel, de l'ambon, le secrétariat pour la feuille... celles qui ont organisé l'après messe avec les tables et bancs, les contacts avec les commerçants, l'appel à apporter de la nourriture, la propreté des lieux, le rangement...

Ma famille et mes amis m'ont dit que j'avais de la chance d'être dans cette communauté et c'est vrai ! Je vous remercie pour les nombreux cadeaux reçus et surtout pour vos prières. Notre communauté a cette très belle capacité à accueillir pour prier et pour vivre un temps fraternel. Vivement que nous vivions cela le 17 septembre pour la messe de rentrée du groupement. Très bonne rentrée à tous et ensemble rendons grâce à Dieu !
 

Père Pierre Machenaud

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Chers paroissiens,

Nous venons vous dire un grand merci pour les trois dalmatiques que vous nous avez offertes à chacun, en cadeau pour notre ordination diaconale. En les revêtant, notre prières sera pour tous. Nous sommes heureux de poursuivre le chemin avec vous, avec nos pasteurs, au sein de notre belle et grande communauté de paroisse de Eaubonne, Saint Prix, Montlignon et Margency et tous ceux que nous rejoindrons par la mission qui nous est confiée par notre évêque, Monseigneur Lalanne.
Nous vous souhaitons une bonne reprise et uune belle année scolaire aux jeunes,  et vous disons à très bientôt.
Avec l’assurance de notre prière,
 

Arnaud et Jérôme  

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Dimanche 10 septembre 2023

« JE SUIS AU MILIEU D'EUX »
 

Nous avons été nombreux à vivre des belles rencontres cet été, même pour certains, cela a été un été riche en rencontres. Nous avons vécu l’ordination diaconale de Jérôme et Arnaud, puis la messe du 2 juillet en action de grâce pour tout ce que nous avons vécu cette année,  l’ordination diaconale et les 25 ans de sacerdoce de votre Curé. Puis lors des vacances, se sont déroulés l’école de prière à Massabielle, les différents camps scouts, les JMJ et le pélé VTT.

Oui, il y avait plus de deux ou trois personnes réunies au nom du Christ et Il était là, au milieu d’eux!

Ces temps ont été des temps fraternels, pour accueillir, partager, prier, approfondir notre foi. Nous nous proposons de poursuivre ces temps tout au long de cette année, grâce à la constitution des fraternités paroissiales missionnaires, que nous avions mises en place pendant le Carême et souhaitons voir perdurer. N’hésitez pas à vous inscrire lors de la messe de rentrée du 17 septembre qui sera aussi un si beau temps de rencontres.

En rencontrant l’autre que nous connaissons ou celui que nous ne connaissons pas, nous rencontrons le tout  Autre qu’est le Christ !

Que par ces fraternités mais aussi avec ces nouvelles équipes d’accueil du parvis lors des messes, nous puissions vivre cette fraternité en Christ!

Nous nous réjouissons aussi d'accueillir pour cette année dans notre groupement le père Astrid Carlos FAGNINOU (Abomey, Bénin), qui vient pour ses études et Henri Lajouanie, séminariste, qui vient pour un stage. 

Rendons grâce à Dieu pour tout cela, bonne rentrée et très bonne année à chacun !
et au dimanche 17 septembre avec joie !

 

Père Pierre Machenaud

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Dimanche 2 juillet 2023

NOTRE ACCUEIL : CATHO. OU CATA. ?
 

     L’accueil est un élément incontournable dans toute relation humaine. Il est l’alpha de toute rencontre et en détermine fortement l’oméga. Il est si important qu’il est devenu véritablement un art, notamment en diplomatie, dans les relations commerciales, en hôtellerie et dans l’événementiel. Le choix des invités n’est pas souvent laissé au hasard. Seront facilement ciblés les VIP, des personnes avec qui nous partageons les mêmes centres d’intérêt, ou qui sont dans notre cercle d’affinité, et qui peuvent nous inviter en retour. Nous soignons tellement l’image et l’apparence au point de glisser, même en Eglise, dans un tri sélectif, un entre-soi qui peut devenir,  pour les autres, indifférence, manque de considération, mépris, discrimination de toute sorte. Paradoxalement, en dépit de son aspect extérieur bien soigné, notre accueil devient humainement catastrophique car l’autre, parce que différent, inconnu ou sans intérêt pour nous, n’y trouve pas sa place.

     En effet, l’accueil matériel n’a de sens que dans la mesure où il s’ouvre à ce que la personne accueillie porte en elle de plus noble : l’image et la ressemblance de Dieu. La première lecture de ce jour nous donne l’exemple d’un bel accueil désintéressé et discret. La sunamite accueille le prophète Elisée et cela transforme toute  sa vie. Elle reçoit en récompense le don de la maternité. Dans le livre de la Genèse (Gn 18), Abraham accueille trois hommes et reçoit en récompense une descendance. Le Christ, quant à lui, est mal accueilli. Il n’y avait pas de place pour lui à Bethlehem (Lc 2, 7) ; les siens ne l’ont pas accueilli (Jn 1, 11). Mais à ceux qui l’ont accueilli, tels que Zachée (Lc 19), Marthe (Jn 11),   il a donné le salut. Jésus accueille et invite, et dans le même temps, il est accueilli et invité (Ap 3, 20). « J’étais un étranger et vous m’avez accueilli » (Mt 25, 35).

     En définitive, le Christ s’identifie au disciple, à l’homme juste, au prophète, au petit. Et celui qui accueille s’enrichit plus que celui qui est accueilli. En accueillant l’autre quel qu’il soit, nous découvrons le visage de Dieu qui vient transformer notre vie. Dans nos rencontres et célébrations, il ne s’agit pas de trouver une recette d’accueil magique, mais de croire en l’amour de Dieu qui nous accueille et nous transfigure quand nous nous accueillons mutuellement, sans acception de personne, dans une fraternité véritablement catholique, c’est-à-dire universelle.
En ce jour où nous rendons grâce au Seigneur pour l’ordination diaconale de nos frères Jérôme BLESCH et Arnaud DHERMY, pour les 25 ans d’ordination presbytérale du Père Pierre MACHENAUD, et pour tout ce que nous avons vécu au cours de cette année pastorale, puissions-nous vivre l’Eucharistie comme la rencontre par excellence où Dieu nous accueille en même temps que nous nous accueillons toutes et tous comme frères et sœurs. Chacune de nos vies pourra alors chanter sans cesse : « Laisserons-nous à nos églises un peu d’espace à l’étranger ? Trouvera-t-il quand il viendra des cœurs de pauvres et d’affamés ? Ne laissons pas mourir la terre, ne laissons pas mourir le feu, tendons nos mains vers la lumière, pour accueillir le don de Dieu » (M. SCOUARNEC-Jo AKEPSIMAS).      

Augustino MENSAH

Dimanche 25 juin 2023

C’EST LA PREMIERE FOIS, UNE PREMIERE !

Oui c'est une première pour notre communauté paroissiale, car deux hommes vont être ordonnés diacres permanents, rendons grâce à Dieu, quelle joie !

Depuis la création de nos paroisses et de notre Groupement paroissial, c'est la première fois que des hommes répondent à l'appel à devenir diacres permanents. Qu'est-ce qu'un diacre permanent ? Un diacre permanent est le signe du Christ serviteur dans le monde et dans l'Eglise. Jésus Christ, dans Mat. 20, 28, nous dit :  « Je ne suis pas venu pour être servi mais pour servir » Je suis venu pour servir : le diacre permanent est celui qui doit répondre à cet appel dans le monde et dans l'Eglise pour être au service des plus petits, de ceux et celles qui cherchent, qui sont sur le parvis de l’Eglise si je puis dire, qui sont dans les périphéries de l'Eglise et qui ne sont pas encore rentrés dans l'Eglise ou qui, à cause de blessures dans leur histoire, dans leur vie, dans leur être, ont besoin d'être accompagnés de façon plus particulière. Le diacre serviteur est celui qui vit cette charité sincère à la suite du Christ serviteur, auprès des personnes pauvres, fragiles et en souffrance. Prions. Prions le Seigneur pour rendre grâce, prions le Seigneur pour Arnaud et Jérôme, avec Véronique et Odile leurs épouses pour cette réponse à l’appel de Dieu. 


Le dimanche 25 juin à 16h00 à la Cathédrale Saint-Maclou de Pontoise nous serons heureux de les entourer pour prier avec eux, pour rendre grâce. 

Le dimanche 2 juillet, à l'occasion de la messe de fin d'année, Jérôme et Arnaud serviront en tant que diacres pour la première fois sur la paroisse. Nous rendons grâce pour tout cela. Quels beaux événements, quels beaux engagements nous sommes invités à vivre, ou plus exactement pour lesquels nous pouvons rendre grâce ! Alors nous vous attendons nombreux le 25 juin et le 2 juillet prochains !


Père Pierre MACHENAUD

Dimanche 24 juin 2023

MEDITERRANEE : CIMETIERE DE L'« HUMANITE »
 

Des cadavres par dizaines, des disparus par centaines, et, en ce qui concerne les survivants, que de vies brisées ! Voilà le tableau tragique de ce qui vient d’arriver à un bateau surchargé de migrants en Méditerranée… «  Tragique » est d’ailleurs un mot sans doute inapproprié, puisque la « tragédie » nous renvoie à un destin aveugle, à une fatalité… Or, dans tout cela, il y a une responsabilité humaine…

Trois choses sont sûres ou devraient l’être :
   - Avec la mondialisation des moyens de communication  et le changement climatique, le phénomène migratoire vers nos pays « riches » ne peut que s’accentuer. 
   - Les solutions à apporter à ce grave problème sont tout sauf simples. Les « n’y a qu’à » n’ont aucune crédibilité
   - Pourtant, il faut apporter des solutions. Nous ne pouvons pas, en tout cas, nous contenter de  faire le gros dos, en attendant que l’orage passe…

   En tant que chrétiens, nous avons entendu comme « parole de Dieu », en cette fête du Sacré Cœur où j’écris ce texte, de bien belles choses. Car si l’on peut, bien sûr, apprécier plus ou moins les représentations picturales les plus fréquentes de ce dit « Sacré-Cœur », en revanche, le contenu de cette fête, lui, ne peut  être  que hautement apprécié. Il s’agit en effet de célébrer, comme le disent les lectures de ce jour, un Dieu qui, en Jésus, se révèle comme étant l’Amour même, comme accueillant prioritairement celles et ceux qui « ploient sous le fardeau, puisqu’il est « doux et humble de cœur ». 
   Quel contraste entre cette magnifique révélation concernant Dieu et le sort des migrants évoqué ci-dessus ! Du moins nous devons-nous, comme chrétiens, si du moins nous avons le souci de quelque cohérence entre nos proclamations et notre réalité quotidienne, de ne pas renforcer les mouvements politiques ou sociaux qui creusent encore plus le fossé avec les « étrangers ». C’est vraiment le minimum, ne trouvez-vous pas ?


Louis-Marie Chauvet

Dimanche 11 juin 2023

CINQ ADRESSES POUR RENCONTRER DIEU !

 

Béni soit Dieu : dans Sa bonté, il a garni chacune de nos mains de cinq beaux doigts. Ils nous sont utiles pour toute sorte d’activités. Mais saviez-vous qu’ils nous enseignent aussi les cinq « adresses » pour rencontrer Dieu ? Pratique, non ?

La première adresse est rappelée par le pouce. Ce dernier, grâce à sa position singulière, se met au service des autres doigts. Il nous apprend ainsi que le service des petits est un lieu essentiel de rencontre avec Dieu.

Après le pouce, il y a l’index qui indique le chemin. Il représente l’Écriture Sainte laquelle nous montre comme lui la route de Dieu et nous permet de Le suivre.

Le majeur est le doigt du centre, le sommet de la main ! Il symbolise le sacrement de l’eucharistie, sommet de notre union avec le Seigneur.

Vient ensuite l’annulaire, le doigt qui porte l’alliance. Il désigne le sacrement de la réconciliation, qui nous permet de revenir dans l’alliance avec Dieu.

Il ne reste plus que l’auriculaire, le doigt le plus simple, le plus petit. Or, le moyen le plus simple de rejoindre Dieu au quotidien, c’est bien sûr la prière.

Ce dimanche, nous rendons-grâce à Dieu pour le don majeur du sacrement de Son Corps et de Son Sang. Décidons d’y être plus que jamais attaché. Personne ne voudrait se séparer de son majeur ni de ses quatre autres doigts, n’est-ce-pas ? Bénis soit Dieu pour notre main entière !
 

Père Martin de Hédouville+

Dimanche 4 juin 2023

BON DIEU DE BON SANG ! EN QUEL DIEU TU CROIS ?


Il est très facile de dire « Dieu » aussi bien dans la prière que dans les conversations les plus banales, dans des discours très sérieux comme dans des propos les plus frivoles, voire grossiers. Pour exprimer des jurons, on dira donc aisément : « Bon Dieu ! » ou « Nom de Dieu ! ». Et pour marquer sa joie, sa colère, son admiration, on n’hésitera pas à crier : « Bon Dieu de bon sang ! », « Dieu ! », « Ô mon Dieu ! » ou, en anglais, « Oh my God ! ». Nos lèvres sont aussi habituées à utiliser les expressions telles que : «la bête à bon Dieu », « On lui donnerait le bon Dieu sans confession », « Il ne faut pas prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages ».

Mais qu’entendons-nous par « Dieu » ? Qui est Dieu pour nous ? En dépit des nombreuses réponses pertinentes et intelligentes que nous pouvons donner à ces questions, il faut reconnaître qu’il n’y a  pas de mots adaptés pour dire véritablement « Dieu ». La réalité de Dieu est toujours plus profonde et tellement différente de tout ce que nous pouvons penser de lui avec notre tête ou dire de lui avec nos mots. Il sera sans doute plus profitable pour nous d’écouter avec attention ce que Dieu dit de lui-même dans les Ecritures et qu’il a cherché à nous faire comprendre, surtout à travers la vie, la mort et la résurrection de Jésus Christ. 

C’est exactement ce que fait Saint Augustin, le grand Docteur de la Sainte Trinité, et qu’il exprime en ces termes : « Tous les auteurs que j’ai pu lire, parmi ceux qui, avant moi, ont écrit sur la divine Trinité, ont visé un unique objectif : démontrer, partant des Ecritures, que le Père, le Fils et le Saint Esprit attestent une unité indivisible dans l’égalité de l’identique substance et que, par conséquent, ils ne sont pas trois dieux, mais un seul Dieu. Cependant, ce n’est pas la Trinité qui naît de la Vierge Marie, qui est crucifiée et ensevelie sous Ponce Pilate, qui ressuscite le troisième jour et monte au ciel : c’est seulement le Fils. Ce n’est pas non plus la Trinité qui descend sous forme de colombe sur Jésus au moment du baptême (Mt 3, 16) et qui, le jour de la Pentecôte, en un coup de tonnerre, se pose sous forme de langues de feu sur les apôtres (Ac2, 2-4) : c’est le Saint Esprit. Enfin, ce n’est pas la Trinité qui dit à Jésus, du haut du ciel : « Tu es mon Fils » quand Jean le baptise (Mc 1, 11), ou sur la montagne quand les trois disciples sont avec lui (Mt 17, 5), ou encore le jour où on entend une voix crier : « Je l’ai glorifié et je le glorifierai encore » (Jn12, 28) : c’est seulement le Père qui parle au Fils. Et pourtant, à partir  du moment où ils sont inséparables, le Père, le Fils et le Saint Esprit opèrent inséparablement ». 

En définitive, notre foi nous invite à contempler la grâce de notre Seigneur Jésus Christ, l’amour de Dieu le Père et la communion de l’Esprit Saint (cf. 2ème lecture). Aussi sommes-nous appelés à participer à cette profusion de don réciproque qui circule en Dieu, plein de tendresse et de pitié, lent à la colère et plein d’amour (cf. 1ère lecture). Certes notre raison (et même tout notre être) est sollicité, mais c’est surtout notre cœur qui est invité à battre au rythme de l’amour de Dieu et à rayonner de sa tendresse. Puisse l’Eucharistie de ce jour nous  plonger davantage dans ce mystère et nous faire crier : Bon Dieu de bon sang, que je t’aime ! (Oh my God, I love You !).

Augustino MENSAH

Dimanche 21 mai 2023

« IL S'EST ASSIS A LA DROITE DU PERE »


   Vous connaissez sans doute cette histoire de caté. La dame catéchiste demande aux enfants de CE2 : « pourquoi dit-on que, après son ascension au ciel, Jésus s’est assis à la droite du Père ? » - « Ben forcément, répond un enfant, après avoir grimpé si haut, il devait être fatigué ! »

   Évidemment, il ne s’agit pas de cela ! Il est vrai que cette expression, ainsi que bien d’autres d’ailleurs (comme « il est descendu aux enfers ») est bien obscure pour qui n’est pas initié. En fait, la Bible reprend un rituel bien connu dans le Moyen Orient de l’époque : celui de l’intronisation d’un nouveau roi ; notamment d’un fils du roi encore régnant mais devenu vieux. Le fils était intronisé comme futur successeur de son père à travers un rite où on le faisait asseoir à la droite de celui-ci. Il devenait ainsi son égal.

   C’est précisément cela que veut signifier notre expression : Jésus partage pleinement la gloire et la puissance de Dieu le Père ; il lui est égal en divinité. « Oui, mais ne l’était-il pas déjà auparavant ? » va-t-on objecter. Certes ! Mais il y a une nouveauté : il « emporte » avec lui, à la droite du Père, l’humanité qu’il a assumée. Comme le dit la liturgie de l’Ascension, le Christ « a fait entrer notre humanité avec sa faiblesse dans la gloire de Dieu » ; ou encore : « il est monté au ciel pour nous rendre participants de sa divinité ».

   Reste alors la grande question : «Merci de cette explication. Mais en quoi cela me donne-t-il à  vivre ? Au fond, qu’est-ce que ça change ?» Évidemment, c’est à chacun de répondre personnellement à cette question. Pour ma part, cela me parle vraiment de me dire (dans la foi, bien sûr) : Dieu manifeste qu’il est Amour non seulement en ce que, en Jésus, il s’est défait de sa divinité pour plonger dans notre humanité, mais en ce qu’il «soulève» en lui en quelque sorte notre humanité pour, malgré sa faiblesse, la «glorifier» en lui.

   Alors, malgré tout et tout, la Vie n’est-elle pas belle ?

 

P. Louis-Marie Chauvet

Dimanche 28 mai 2023

SOUFFLE IMPREVISIBLE


C’est le titre d’un chant  que nous connaissons bien et que nous prenons souvent pour invoquer l’Esprit Saint.

L’Esprit Saint est certes un souffle imprévisible, mais il est aussi un souffle insaisissable; le souffle n’est pas quelque chose que l’on peut saisir, et il vient du fin fond de nous-même, et il nous donne la vie, comme nous le rappelle le livre de la genèse, et nous vivons jusqu’au dernier souffle !

L’Esprit est insaisissable, il est imprévisible !

Qui aurait pu dire que dans notre diocèse, 250 adultes seront confirmés lors de cette fête de Pentecôte ( samedi 27 mai à 14h pour les 13 adultes de notre groupement paroissial à la cathédrale Saint Maclou de Pontoise) et que 15 adolescents seront baptisés le lendemain, à 11h à Notre-Dame d’Eaubonne. et parmi eux, deux recevront aussi le sacrement de confirmation.

L’Esprit Saint nous conduit là où nous ne pensions pas aller. Depuis 25 ans déjà, je vis cela de façon particulière, et je rends grâce à Dieu. Je rends grâce à Dieu pour tous ces fruits de l’Esprit Saint. Il est à l’œuvre aujourd’hui, comme hier!  laissons-le nous conduire.

Très bonne fête de Pentecôte à tous. 
 

Père Pierre MACHENAUD

Dimanche 14 mai 2023

POCHE DROITE OU POCHE GAUCHE ?
 

Traditionnellement, le beau mois de mai est comme dédié à la Vierge Marie. La douceur du climat et la beauté de la nature en fleur n’y sont sans doute pas pour rien. Dans cette perspective, je voudrais vous partager une belle initiative pour garder votre cœur sous la protection de Marie et de Jésus. Voilà donc cette idée que je tiens de certains de mes amis : ils m’ont expliqué avoir pris la décision de toujours avoir un chapelet dans la poche. Vous conviendrez avec moi que jusque-là, il n’y a rien de difficile, puisqu’habilement, ils ne se sont pas engagés à le prier. L’idée n’en est pas moins efficace, sur trois aspects. 

C’est d’abord un aide-mémoire. À chaque fois que l’on plonge sa main dans la poche, que l’on soit au travail, dans les transports ou en famille, Marie se rappelle à notre bon souvenir, et nous pouvons lui adresser une brève prière qui ne manquera pas d’illuminer nos journées. 

Plus encore, c’est une aide dans le combat spirituel. Cette poche du chapelet est comme là pour contrebalancer l’autre poche, que vous connaissez bien, à savoir celle du téléphone. Une poche pour le téléphone, une poche pour le chapelet : dans un moment de creux, laquelle choisiras-tu ? C’est ainsi que par surcroit, mes amis se sont mis à régulièrement prier des morceaux de chapelet. 

Il y a enfin, dans ce geste, l’occasion d’un témoignage. Si votre collègue, voyant dépasser la petite croix du chapelet vous demande ce que c’est, vous pourrez en quelques mots lui dire combien la prière est importante dans votre vie. 

Il reste une question essentielle à trancher, sur laquelle je ne veux pas me prononcer, tant chacun doit rester libre : mettrez-vous ce chapelet dans votre poche droite ou dans votre poche gauche ?

P. Martin de Hédouville+

Dimanche 7 mai 2023

OÙ ET COMMENT DEVONS-NOUS CHERCHER DIEU ?
 

A ces interrogations, les philosophes répondent en attribuant à Dieu un visage qui correspond à leurs inspirations plus ou moins vraisemblables. Ils cherchent Dieu partout où ils pensent trouver des traces de sa présence. Ce faisant, ils arrivent même à reconstruire une certaine image cohérente de Dieu.

Mais Jésus, lui, se présente comme la « vérité », c’est-à-dire la révélation parfaite de Dieu. En déclarant : « Je suis la vérité » (Jn 14, 6), Jésus nous laisse entendre qu’il ne dit pas seulement son opinion sur Dieu, et qu’il n’est pas non plus une des vérités sur Dieu. Il est l’unique et l’entière vérité divine, la manifestation de Dieu dans sa plénitude. En dehors de lui, il n’y a pas de chemin plus parfait pour connaître et rencontrer Dieu.

Aussi, Jésus se présente-t-il comme le « chemin », c'est-à-dire le passage obligatoire pour aller à la rencontre de Dieu. Il n’est pas une aide, un moyen efficace, mais la seule voie qui conduit à Dieu. C’est une voie à la fois humaine et divine, accessible à tous, qui conduit au salut et qui donne la vie.

Enfin, Jésus se présente à nous comme la « vie ». Lui seul est capable de faire vivre une existence authentiquement humaine, mieux, divine. En dehors de lui, nous baignons dans l’illusion de réussir une vie heureuse et juste, alors que nous construisons une vie erronée, triste et sans vrai bonheur. La vie de Jésus est celle que nous désirons, celle dont nous avons soif.

Mais pourquoi cherchons-nous Dieu, notre vie et notre bonheur, là où il n’est pas ? En célébrant l’Eucharistie de ce jour, puissions-nous y rencontrer véritablement Dieu en Jésus qui est «le chemin, la vérité et la vie» (Jn 14, 6).


Augustino MENSAH

Dimanche 23 avril 2023

APRES LES GRANDIOSES CELEBRATIONS DE LA SEMAINE SAINTE ...


    Oui, « grandioses » ont été ces célébrations dans notre groupement paroissial d’Eaubonne. Je pense que vous serez d’accord avec ce qualificatif : grandioses par leur mise-en-scène (la liturgie, comme le théâtre, cela requiert une bonne mise en scène, même si la liturgie n’est pas du théâtre, puisque les acteurs sont dans la salle - rappelez-vous le « NOUS » constant des prières liturgiques !-) ; grandioses par leur animation musicale (que de beaux chants !) et leur décor (quelle magnifique cuve baptismale, par exemple) ; grandioses par le nombre impressionnant de participants ; grandioses dans leur point culminant : les 14 adultes du groupement paroissial qui ont reçu des mains de notre évêque lui-même les « sacrements de l’initiation chrétienne » : baptême, confirmation et eucharistie. De tout ce vécu, nous sommes ressortis réconfortés, ragaillardis et fiers (humblement fiers, toujours) d’être chrétiens…
 

    Après, il nous faut vivre conformément à ce que nous avons célébré et reçu, comme le dit la liturgie. Comme les disciples d’Emmaüs, selon l’évangile de ce 3° dimanche de Pâques, nous avons reconnu la présence réconfortante de Jésus ressuscité sur notre route, mais… « Alors leurs yeux s’ouvrirent, et ils le reconnurent, mais il disparut aussitôt à leur regard »… Finalement leurs yeux s’ouvrent sur du « vide », mais ce vide est désormais plein de sa présence. Et c’est en retournant à Jérusalem pour l’annoncer qu’ils le retrouveront… 

   Telle est bien notre condition de croyants. Il y a certes un temps pour nous recentrer sur le Christ : « Reste avec nous, car le jour baisse… ». Tout ce qui est de l’ordre de la liturgie, de la méditation de la Parole, de la prière vise cet accueil du Christ dans notre « auberge ».  Mais ce temps n’est là que pour mieux nous « envoyer ». A plusieurs reprises dans les récits d’apparition de Jésus ressuscité, apparaît la tentation de le retenir. Ainsi par, exemple, lorsque les disciples, selon S. Mattieu, ou Marie de Magdala selon S. Jean, lui saisissent les pieds : «  Allez en Galilée…Ne me retiens pas », leur dit alors Jésus. En d’autres termes, on ne met pas le Christ ressuscité en conserve ! C’est en le quittant pour l’annoncer dans nos « Galilées » païennes d’aujourd’hui que nous le rencontrerons. 

   Un hymne magnifique sur les disciples d’Emmaüs l’exprime admirablement. J’en confie les paroles à votre méditation : 
1- Jésus qui m’as brûlé le cœur / au carrefour des Écritures, / ne permets pas que leur blessure / en moi se ferme./ Tourne mes sens à l’intérieur, / force mes pas à l’aventure / pour que le feu de ton bonheur / à  d’autres prenne.
2- La table où tu voulus t’asseoir / pour la fraction qui te révèle : / je la revois, elle étincelle / de toi seul Maître ! / Fais que je sorte dans le soir / où trop des miens sont sans nouvelle, / et par ton Nom, dans mon regard, / fais-toi connaître.
3- Leurs yeux ne t’ont jamais trouvé, / tu n’entres plus dans leur auberge, / et chacun dit : « Où donc irai-je / si Dieu me manque ? » / Mais ton printemps s’est réveillé / dans mes sarments à bout de sève / pour que je sois cet Étranger / brûlant de Pâque.

P. Louis-Marie Chauvet

Dimanche 16 avril 2023

NE RATONS PAS LE TEMPS PASCAL


Nous y sommes ! La voilà, la joie de Pâques que nous attendions ! Car depuis quarante jours, nous ne faisions pas que jeûner pour jeûner ou prier pour prier… tous ces efforts avaient pour but de préparer nos cœurs à accueillir la nouvelle de la résurrection de Jésus !

Peut-être êtes-vous comme moi. Peut-être qu’une fois de plus, à la fin de ce carême, vous vous dites : «Je n’ai pas été très fidèle à ce que je m’étais fixé. Je suis un petit peu passé à côté de ce temps donné pour revenir au Seigneur.» Que cela ne vous enlève pas la paix du cœur ! S’il y a des pardons à demander à Dieu, demandez-les simplement. Mais surtout soyez dans la joie : si vous êtes passé à côté du carême, ne passez pas à côté du temps pascal, qui en est la finalité. 

Notre «travail», en ce temps pascal, consiste en effet à accueillir la joie d’être aimé et sauvé grâce à la résurrection de Jésus. Nous sommes invités à laisser cette bonne nouvelle entrer dans notre cœur comme on laisse doucement entrer la chaleur d’un feu de cheminée dans nos doigts engourdis. Cette joie va venir nous réchauffer, nous libérer, nous rendre plus heureux et disponibles. Tout au long du temps pascal, une telle joie peut être marquée par des signes extérieurs, à vivre seul ou en famille : un bon repas ; des chants de louange, lancés à la dérobée ; une prière davantage marquée par l’action de grâce pour les merveilles de Dieu…

Si notre paroisse se laisse activement transformer par la joie de la résurrection, alors elle sera plus rayonnante. Beaucoup se diront : «Que font ces chrétiens ? En pleine grisaille, ils sont joyeux !» On leur répondra : «Ils se savent aimés et sauvés !»

 

Père Martin de Hédouville+

Dimanche 9 avril 2023

LE CHRIST EST RESSUSCITÉ ! EST-IL VRAIMENT RESSUSCITÉ ?


« Je sais que vous cherchez Jésus le Crucifié. Il n’est pas ici, car il est ressuscité, comme il l’avait dit » (Mt28, 5-6). La résurrection du Christ, ainsi annoncée aux femmes par l’Ange, n’a pour première preuve tangible que le tombeau vide : « Venez voir l’endroit où il reposait » (Mt28, 6).  Or le tombeau vide exprime une absence et non une présence. Dans l’évangile selon Saint Jean (20, 2-3), Marie Madeleine, une des femmes qui étaient au tombeau, court annoncer à Pierre et au disciple que Jésus aimait : « On a enlevé le Seigneur de son tombeau, et nous ne savons pas où on l’a déposé ».

Le corps de Jésus, est-il donc porté disparu ? Sinon, où est-il, le Christ ressuscité ? La réponse à ces questions se trouve dans les nombreuses apparitions du ressuscité à Marie Madeleine, aux dix Apôtres (Thomas étant absent), aux disciples d’Emmaüs, aux onze Apôtres, dont Thomas qui avait exigé, pour croire, de toucher du doigt la marque des clous dans ses mains et le côté ouvert, etc. Plusieurs autres, comme Etienne et Paul, iront jusqu’au témoignage suprême du martyre pour proclamer leur foi en la résurrection du Christ. 

Mais des interrogations demeurent : Pourquoi Jésus ressuscité n’est apparu qu’à ses disciples ? N’est-ce pas une invention de leur part ? La diversité des récits d’apparitions, qui semblent même se contredire parfois, est la preuve qu’il ne s’agit pas d’une construction intellectuelle ni stratégique bien élaborée. D’ailleurs, au cours de la plupart de ces apparitions, les disciples étaient d’abord étonnés et surpris, comme s’ils ne reconnaissaient pas celui qui leur était pourtant très familier et qui leur avait annoncé à plusieurs reprises sa mort et sa résurrection. C’est sans doute aussi parce que le Seigneur ne s’impose à personne, mais se donne volontiers à voir aux cœurs simples, assoiffés de vérité. Et quand on est ouvert à son amour, le chemin pour le rencontrer est encore plus court, même le tombeau vide suffit pour vivre pleinement la rencontre avec le Ressuscité : « Il vit et il crut » (Jn20, 8). 

Puissions-nous vivre intensément cette rencontre avec le Ressuscité dans l’Eucharistie de ce jour, et le laisser agir en nous. Ainsi, comme André FROSSARD qui disait : « Dieu existe, je l’ai rencontré », nous pourrons proclamer par toute notre vie : Le Christ est ressuscité ! Il nourrit sans cesse ma vie et lui donne une saveur d’éternité.

Augustino MENSAH

Dimanche 2 avril 2023

QUI AURAIT PU IMAGINER CELA ?


Alors que de tout temps, dès la création, nous voyons ça avec Eve et Adam, l’être humain désire être tout-puissant, comme Dieu.

Tout-puissant vis-à-vis de la création, tout-puissant sur la naissance et la mort de l’être humain, tout-puissant sur le monde.

Alors que l’être humain a ce désir de toute puissance, nous voyons pendant cette semaine, la semaine sainte, un dieu qui s’est fait homme et qui va se donner jusqu’au bout comme un agneau qu’on amène à l’abattoir pour donner sa vie pour que les gens aient la vie en abondance, la vie éternelle. Qui aurait pu imaginer que Dieu se fasse homme, et qu’il donne sa vie, en son fils  Jésus-Christ sur une croix ? C’est inimaginable. C’est incroyable mais rien n'est impossible à Dieu. L’amour de Dieu dépasse toute espérance, l’amour de Dieu nous fait passer de la mort à la vie. L'amour de Dieu nous emmène de la haine au pardon.

Puissions-nous renouveler notre baptême, pendant cette semaine sainte, lors de ces si belles célébrations, et cette année encore en ayant la joie d’avoir sur notre groupement paroissial la messe chrismale avec l'évêque et tous les prêtres et les diacres du diocèse, le jeudi saint mémoire du dernier repas et du lavement des pieds,  le vendredi saint, se donner jusqu’au bout, et la vigile pascale ou 14 adultes seront baptisés par notre évêque.

Qui aurait pu imaginer cela ? ce n’est pas l’être humain, mais c’est bien Dieu!
 

Père Pierre MACHENAUD

Dimanche 26 mars 2023

« JE SUIS LA RESURRECTION ET LA VIE »

 
          Lazare selon l’évangile de ce dimanche, a fait l’objet d’une « réanimation » plutôt que d’une « résurrection » à proprement parler ; car il mourra plus tard… Néanmoins, sa réanimation est clairement une invitation à parler de la résurrection ? D’où la petite catéchèse sur « la résurrection de la chair » que je propose…
 
           a- La foi à la « résurrection de la chair » a depuis longtemps fait difficulté, mais cela semble particulièrement vrai dans la culture actuelle. Or, que veut dire cette formule ? Rien d’autre que ceci : « moi, je serai vivant en Dieu ».  Mais alors pourquoi parler de « résurrection de la chair » pour dire cela ? Cette expression nous vient de la Bible. Il faut donc la comprendre à partir de la culture juive, et non de la culture grecque, culture dans laquelle on parlait non de « résurrection », mais d’ « immortalité de l’âme ». Or, du point de vue biblique, la « chair » ne désigne pas les cellules biologiques de l’être humain, mais la personne humaine tout entière (« toute chair verra le salut de Dieu », Lc 3,6 ; « le Verbe s’est fait chair », Jn 1,14) en tant que sujette à la souffrance  et à la mort. De même, le terme, très proche, de « corps » : lorsque Jésus, à la dernière Cène, dit « Ceci est mon corps pour vous », il ne veut pas dire « mes cellules biologiques », mais « ma vie », « moi tout entier », « ma personne » en tant qu’elle est mortelle.
           Bien entendu, cette « chair » ou ce « corps » qu’est l’être humain selon la culture biblique est « animée » ; elle l’est même, nous dit l’un des récits de la création, par le « souffle » de Dieu (Gn 2,7). Mais ce principe de vie n’a pas la même portée que « l’âme » chez les Grecs : pour ceux-ci, l’être humain est une « âme » dans un « corps », lequel est considéré comme une sorte de « prison » ou de « tombeau » dont il faut se libérer  ; pour les Juifs au contraire, l’être humain est « corps animé » - un « corps parlant », dirions-nous aujourd’hui.

            b- Dire donc que l’être humain est « chair » ou « corps » (corps parlant, corps habité par une culture), c’est dire que ce qu’il y a de plus spirituel en moi est inséparable de ce « corps » que je suis, c’est-à-dire des relations qui, depuis le ventre maternel, m’ont tissé dans ma singularité : regards, paroles, marques de tendresse, services rendus, etc.  Et dire que ma « chair » est promise à la résurrection, c’est dire par conséquent que ce qui est appelé à vivre en Dieu, c’est moi, dans ma plus haute « spiritualité », en tant que tissé par ce riche et complexe réseau de relations à autrui et à l’univers. Cela non seulement n’a rien à voir avec la représentation grossièrement matérialiste d’une réanimation de mes cellules biologiques, mais dit également quelque chose de bien plus riche que la représentation « spiritualiste » de l’immortalité de l’âme.
 
           c- Certes, l’immortalité de l’âme dit bien également quelque chose de juste. C’est la raison pour laquelle, l’Eglise, ayant très vite traduit l’Evangile dans la culture « internationale » de l’époque qui était le grec (comme l’anglais aujourd’hui), a fréquemment adopté ce langage au point qu’il avait comme envahi la plus grande partie de la liturgie des funérailles où l’on priait pour « l’âme » du défunt. La visée était la même que dans le vocabulaire de la « résurrection » : dire que, après ma mort, « JE » serai vivant en Dieu. Mais le mot « âme », opposé à « corps » dans la culture grecque, dit ce « je » de chacun de manière singulièrement appauvrie par comparaison avec la « chair » ou avec le « corps » biblique, lequel, je le redis, exprime ce « JE » à partir des multiples relations aux autres et au monde qui l’ont façonné dans sa plus haute spiritualité et singularité.

            d- La difficulté, pour la foi, ne réside donc pas dans l’idée elle-même de la résurrection de la « chair » ou du « corps », mais dans les représentations que nous nous en faisons. Car ces représentations sont inévitables, mais elles sont toutes défectueuses. Nous ne pouvons donc en parler qu’avec des images, comme le fait la Bible. Peut-être la meilleure de ces images est-elle celle qu’emploie S. Paul : l’image du grain de blé qui doit mourir en terre pour être transformé en épi (1 Co 15). Cette image ne nous dit évidemment rien du scénario de la résurrection (comment cela se passe). Elle ne vise qu’à faire comprendre – mais ce point, lui, est de la plus haute importance - que, en Dieu, chacun sera bien, comme Jésus ressuscité, « le même », mais « tout autrement » : le même comme « corps », comme la tige de blé est bien la même que le grain semé ; tout autrement comme « corps spirituel », comme la tige de blé ne ressemble aucunement au grain semé. Puisque c’est « le même », cela exclut toute idée d’une dissolution du « moi » en Dieu (ou dans le grand Tout/Rien du Nirvana au terme d’une très longue série de réincarnations, comme dans le bouddhisme) : chacun vivra dans la pleine communion de Dieu, mais ce sera bien chacun dans son « moi » propre, donc avec sa personnalité unique et toutes les relations qui lui ont permis de grandir humainement et spirituellement.

           Telle est donc la foi de l’Eglise : Dieu est amour ; cet amour ne se referme pas au moment de notre mort comme on referme une parenthèse. Par-delà sa mort, chacun est donc appelé à partager la vie même de Dieu, cette « vie éternelle » que le Christ veut nous faire partager, lui qui a dit  « Je suis la Résurrection et la Vie » 

Louis-Marie Chauvet

Dimanche 12 mars 2023

JÉSUS : UN INCITATEUR A LA DISCRIMINATION RACIALE ?


Dans un dialogue riche et saisissant avec Jésus, la femme samaritaine affirme : « … Nos pères ont adoré sur la montagne qui est là, et vous, les Juifs, vous dites que le lieu où il faut adorer est à Jérusalem » (Jn 4, 20). Dans sa réponse, Jésus semble encourager et promouvoir un racisme spirituel en disant : « … Vous, vous adorez ce que vous ne connaissez pas ; nous, nous adorons ce que nous connaissons, car le salut vient des Juifs » (Jn 4, 22). Aussi les chrétiens, par imitation des Juifs du temps de Jésus, sont-ils habitués à se prendre pour les vrais croyants, et à placer les incrédules hors de leur monde, au-delà d’une frontière bien définie. Aujourd’hui, cette forme de manichéisme semble s’imposer comme une tentation universelle. Qu’on le veuille ou non, chacun de nous est l’incrédule pour celui dont il ne partage pas les opinions. Pendant longtemps, et peut-être encore maintenant, pour les Juifs et les musulmans, les chrétiens sont des incrédules par excellence. Pour les théistes, tous ceux qui ne raisonnent pas comme eux sont traités comme des athées. Et  ceux qui sont sûrs de leurs convictions n’apprécient pas bien les agnostiques. Mais n’est-ce pas vrai que l’incrédulité est l’horizon habituel de la foi ?

En réalité, Jésus vient plutôt briser les limites raciales et nationalistes de la foi pour inaugurer une sorte d’universalisme sans frontière ni dans le temps ni dans l’espace : « … L’heure vient où vous n’irez plus ni sur cette montagne ni à Jérusalem pour adorer le Père… L’heure vient – et c’est maintenant – où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité » (Jn 4, 21-23).

Puisse l’Eucharistie de ce jour nous aider à faire tomber les murs de nos diverses prisons que nous tenons pour des palais, et à nous libérer des nombreux geôliers de notre foi, à qui nous vouons une admiration indue. Nous pourrons alors adorer véritablement le Père « en esprit et en vérité ».

Augustino MENSAH

Dimanche 5 mars 2023

LE SEIGNEUR NOUS PREND AVEC LUI ET NOUS MET A L'ECART


Dans son traditionnel message pour le carême, le pape François nous invite à méditer le passage de la transfiguration que nous entendons chaque deuxième dimanche  de carême.

Je vous propose que nous nous arrêtions sur 4 étapes : l’écart, l’ascèse, la transfiguration et l’écoute.

Le Seigneur nous prend avec lui et nous emmène à l’écart. L’ordinaire de nos jours peut nous amener à vivre parfois un quotidien répétitif qui peut être ennuyeux. Pendant le carême, nous sommes invités à monter sur une haute montagne, un lieu, un moment pour laisser Dieu nous rencontrer.

Pour cela, nous devons vivre l’ascèse. C’est un effort de carême qui est toujours animé par la Grâce, pour surmonter nos difficultés, et tout cela pour approfondir notre connaissance de Dieu. Nous devons faire des efforts, aidés par Dieu, pour aller à l’essentiel et refuser tout ce qui nous empêche de rencontrer Dieu. C’est exigeant, cela nous demande des sacrifices.

Rencontrer Dieu, c’est le but de chacun d’entre nous, nous sommes faits pour cela.
Quand Jésus arrive au sommet de la montagne avec les 3 disciples, les voilà au but du chemin, la grâce leur est donnée de le voir dans sa gloire, resplendissant de lumière surnaturelle. Ce chemin ascétique du carême a pour objectif une transfiguration personnelle et ecclésiale.

Dieu, le Père, demande aux disciples d’écouter son fils. Cette demande nous est faite, écouter Celui qui parle. Avant tout dans la Parole de Dieu que l’Eglise nous offre dans la liturgie quotidienne mais aussi à l’écoute des frères et sœurs dans l’Eglise.

Cet encouragement du pape François résonne dans notre communauté. Nous pouvons faire partie d’une fraternité, nous saluer avant le début de chaque messe.

Très bon carême à vous tous et prions pour les adultes et adolescents qui seront baptisés cette année et prions que nous vivions un temps de conversion.

Père Pierre MACHENAUD

Dimanche 19 février 2023

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NE RESTEZ PAS SEUL PPOUR CE CAREME !


Le carême approche. Nous recevons à nouveau ce temps favorable pour nous recentrer sur l’essentiel au moyen de la prière, du jeûne et du partage. Mais qu’il est difficile de tenir la longueur lorsque nous restons isolés ! Nous savons au contraire combien nous avons besoin d’être écoutés, considérés, accompagnés et encouragés par d’autres chrétiens. 

C’est ainsi que cette année, notre paroisse vous propose de vivre le carême en petites fraternités. Elles commenceront au retour des vacances, à raison d’une rencontre par semaine pendant six semaines.  Au menu ? Un joyeux temps fraternel, un temps de prière ensemble, un petit enseignement vidéo sur les essentiels de la vie chrétienne, puis un échange personnel. Nous voudrions qu’ainsi nous puissions nouer entre nous de nouvelles relations de qualité, et nous sentir écoutés et accompagnés dans notre chemin vers Dieu.

N’hésitez donc pas à en parler autour de vous et à vous inscrire d’ici la fin des vacances par mail auprès de

mariejuliette.mouillere@gmail.com

Bien « fraternellement », 

Père Martin de Hédouville+

Dimanche 12 février 2023

LES CHRETIENS : UN CLUB DE BORGNES ET DE MANCHOTS ?


Des nombreuses directives que Jésus donne à ses disciples pour leur conduite morale au sein de la société, nous ne pouvons pas ne pas remarquer celles qui suivent : « Si ton œil droit entraîne ta chute, arrache-le et jette-le loin de toi, car mieux vaut pour toi perdre un de tes membres que d’avoir ton corps tout entier jeté dans la géhenne. Et si ta main droite entraîne ta chute, coupe-la et jette-la loin de toi… » (Mt 5, 29-30). Vu le penchant de l’être humain au péché, suivre à la lettre ces prescriptions, ferait inexorablement du tiers de la population mondiale que constituent les chrétiens  un club ou un ramassis de borgnes et de manchots. Or, tel n’est pas le sort qui est le leur aujourd’hui. 

Comment comprendre alors ces propos de Jésus ? Saint Augustin nous aide à entrer dans l’intelligence de l’Evangile lorsqu’il étend le sens de ces paroles de Jésus à tout ce qui nous est particulièrement cher. Nous disons aisément d’une femme, d’un homme, d’un enfant ou de quelqu’un qui nous est très cher : « Elle m’est très précieuse comme la prunelle de mes yeux » ou encore « Je l’aime plus que mes yeux ». Donc l’expression « œil droit » voudrait sans doute indiquer un amour vif et très brûlant. Ainsi, quand Jésus parle de la main droite, cela peut vouloir signifier un(e) ami(e) très cher(e). En clair, Jésus nous invite à nous affranchir de l’affection des personnes, même les plus chères, si ces dernières deviennent pour nous des obstacles ou des empêchements pour entrer dans le royaume des cieux. 

Dans le même sens, Saint Jean Chrysostome affirme : « Si tu aimes quelqu’un au point de le considérer comme ton œil droit, ou si tu le crois aussi indispensable que la main, mais il porte en lui la damnation de ton âme, éloigne-toi de lui ». Et il indique le sens positif de cette exhortation : « Dieu ne t’a pas donné les yeux pour que tu t’en serves pour commettre l’adultère, mais pour qu’en regardant ses créatures, tu apprennes  à admirer le Créateur ».

Puisse l’Eucharistie de ce jour nous aider à poser sur nos frères et sœurs, non un regard de convoitise qui chosifie et dénature, mais un regard transfiguré par le Christ, qui ennoblit et conduit à la louange de Dieu pour sa plus grande gloire.

Augustino MENSAH

Dimanche 5 février 2023

ACCUEILLIR LA TENDRESSE DE DIEU


Lors de différentes étapes de notre vie, nous avons besoin de l’attention des autres. A la naissance, toute notre enfance et adolescence et dans des moments difficiles de notre vie dus à la maladie physique, psychologique.

Lors de ces moments difficiles, nous avons plus besoin de l’attention que notre entourage doit nous manifester. 

Dieu s'est incarné en son fils Jésus-Christ, et par son fils, il nous montre sa proximité, nous qui attendons comme le vieux Syméon la consolation.

Par l’onction des malades, Dieu nous montre, nous manifeste de façon explicite sa tendresse efficace. N’hésitons pas à en parler! ce sacrement n’est pas l’extrême onction comme nous l’explique si bien le père Louis-Marie dansle texte qui suit cet édito.

Oui, parlons de la tendresse de Dieu et venons nombreux le 19 février à 11h à Notre Dame d’Eaubonne pour accompagner ceux qui le recevront, et invitons ceux qui pourraient le recevoir à se faire connaître auprès du service évangélique des malades.

 

Père Pierre MACHENAUD

Dimanche 29 janvier 2023

CONNAISSEZ-VOUS LA DERNIERE TROUVAILLE DU SAINT-ESPRIT ?


Des millions de vues, plus de 90 000 reprises différentes, des médias qui en parlent très largement : le tube de la semaine sur le réseau social Tik Tok ne passe pas inaperçu ! Et pour cause : il s’agit d’un chant catholique, le célèbre refrain « Comment ne pas te louer, Seigneur Jésus ? » Sous toutes les latitudes, des jeunes par milliers sont unis dans la louange, et ils chantent la gloire de Dieu.

Au-delà du phénomène de mode, il y a là un message prophétique dont le Saint Esprit n’est sans doute pas peu fier. Dans un contexte morose, ce dernier nous rappelle avec force que nous sommes faits pour la louange ! Elle est notre vocation ultime. Nous ne sommes jamais autant humains que lorsque nous sommes tous rassemblés dans un élan de reconnaissance et d’amour pour Dieu, lequel nous a aimé en premier.

Essayons donc cette semaine de garder ce refrain au cœur. Certes, les souffrances ne manquent pas, mais il n’en reste pas moins que Dieu est Dieu : il nous aime, nous sommes en ces mains, il se fait proche, il a vaincu la mort, il nous appelle à la Vie Éternelle… Prenons cette décision ferme et joyeuse : « Aujourd’hui, je serai heureux ! », « Aujourd’hui je louerai Dieu parce qu’il est Dieu. » Nul doute que nous recevrons par surcroit la force de tout vivre et de sortir vers nos frères.

En résumé, en ce week-end des vœux, je vous souhaite de devenir complètement…

… Tik Tok !

Père Martin de Hédouville+

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Dimanche 22 janvier 2023

SEMAINE DE PRIERE POUR L'UNITE DES CHRETIENS
18-25 JANVIER


Des siècles de désunion (depuis le XI ° siècle avec nos frères orthodoxes, depuis le XVI° avec nos frères protestants) ne sauraient être admis comme une situation irréversible à laquelle il suffirait de s’être accoutumés. La division de nos Églises doit nous apparaître pour ce qu’elle est : un scandale ! Scandale par rapport à la prière du Christ et à la mission qui en découle : « qu’ils soient un, afin que le monde croie… ». Il ne suffit même pas, en cette affaire, d’avoir de bons rapports, et même d’excellents rapports (c’est mon cas personnel) avec les pasteurs protestants ou prêtres orthodoxes. Cela est certes important, mais ne règle pas le problème de fond, lequel est bien celui de refaire l’unité brisée. « Afin que le monde croie… » ! 

Unité ne dit pas uniformité. Notre commune confession chrétienne de Dieu comme Trinité (tri-unité) nous le rappelle en effet. Au sein d’une unité fondamentale concernant les affirmations centrales du Credo, chacune de nos Églises est invitée à respecter les différences de sensibilité des Églises-soeurs, différences largement dépendantes des cultures et de plusieurs siècles de traditions liturgiques devenues des habitudes. Il ne saurait être question, par exemple, de vouloir imposer aux Églises orthodoxes ou protestantes notre propre rituel liturgique romain, pas plus que nos pratiques d’adoration eucharistique en dehors de la messe (pratiques spécifiquement latines). C’est précisément cette logique d’ouverture qui a présidé à la Déclaration commune de la Fédération Luthérienne Mondiale et de l’Eglise Catholique Romaine sur la doctrine de la justification en 1999. Or, cette Déclaration touche à une question tout à fait centrale dans ce qui fut, sur le plan théologique, à l’origine de la « protestation » de Martin Luther au XVI° siècle… Que l’on ait pu, sur ce point doctrinalement central, dépasser les anciennes querelles et incompréhensions en adoptant l’idée d’un « consensus différencié » n’est pas une mince affaire ! Car « consensus différencié » signifie que l’on peut se reconnaître d’accord sur l’essentiel sans qu’il soit besoin d’être d’accord sur tout ce qui relève de la diversité des traditions et sensibilités dans chacune des deux Eglises : que ce soit en amont, quant aux diverses manières dont on a énoncé la difficulté sur ce point précis, ou en aval, dans les conséquences que l’on en tire au niveau (notamment) des pratiques…

Chacun de nous a mission, partout où cela est possible, d’entrer en dialogue avec des frères et sœurs chrétiens d’autres confessions. Dans ce dialogue, chacun doit se mettre à l’écoute de ce que l’Esprit-Saint peut lui murmurer, tant il est vrai que, par exemple, le sens très vif de l’écoute de la Parole de Dieu qui anime nos frères protestants ou le sens non moins vif de la contemplation de Dieu qui donne chair à la liturgie de nos frères orthodoxes ont quelque chose à nous apporter, à nous catholiques.

Louis-Marie CHAUVET

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Dimanche 15 janvier 2023

AGNEAU DE DIEU OU PETIT LAPIN DE DIEU ?


     Les expressions telles que : « Ô la vache ! », « Le vilain petit canard ! », « Il était un véritable renard », « Ma belle-mère est une vraie pie », « Sa voisine est une vipère », « Mon petit lapin », « Ma puce », « Mon poussin », etc... dont nous sommes familiers, sont la preuve que dans le langage courant nous faisons souvent référence à certains animaux auxquels nous identifions des personnes humaines en guise d’éloges,  d’insultes ou d’expression d’affection.

     Au baptême de Jésus, une voix venant des cieux disait : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui je trouve ma joie » (Mt 3, 17). C’est comme si le Père voulait nous dire :

« Celui-ci est mon poussin » ou « mon petit lapin ». Et dans l’Evangile de ce jour, une phrase que nous entendons répéter à chaque messe résonne : « Voici l’Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde » (Jn1, 29…). Habitués à la répéter ou à l’entendre dire, cette phrase entre sans doute dans une sorte de routine ou passe même inaperçue. Pourtant, elle nous révèle quelque chose d’essentiel : l’identité de Jésus, sa personne et sa mission.

     En effet, on peut facilement comprendre que Jésus est « doux et humble de cœur » quand on parle de lui comme un agneau. Mais pourquoi dire de lui qu’il est « l’Agneau de Dieu … » ? Les auditeurs de Jean le Baptiste et les premiers lecteurs de l’Evangile de Jean pouvaient le deviner facilement parce qu’ils savaient tous, en ce temps-là, que l’agneau était l’animal typique pour le sacrifice qu’on offrait  au temple de Jérusalem pendant la fête de Pâques pour obtenir le pardon de Dieu et renouveler l’alliance, le pacte d’amitié avec lui. Et beaucoup parmi eux savaient que le prophète Isaïe avait parlé d’un personnage mystérieux appelé « le serviteur du Seigneur », qui était comparé à un agneau conduit à l’abattoir parce que condamné à mort malgré son innocence et se chargeant librement des fautes et des  souffrances des autres. N’est-ce pas ce que Jésus fait à travers sa mort et sa résurrection que nous actualisons dans l’Eucharistie ?

     Puissions-nous en mesurer la profondeur et en recueillir tous les fruits.

Augustino MENSAH

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Dimanche 8 janvier 2023

VIENS ET VOIS


Au début de chaque année civile, il est une bonne coutume que je suis heureux par écrit d’effectuer, s’offrir ses vœux de bonne année. C’est aussi le temps de Noël et plus spécialement c’est dimanche cette belle fête de l’épiphanie que nous sommes invités à vivre. Dieu se manifeste dans le monde, dans nos vies.

Dans le premier chapitre de l’Évangile de Saint-Jean, l’apôtre Philippe invite Nathanaël à suivre le Christ et à le voir. Nous avons de nombreux Philippe qui nous ont appelés à suivre le Christ et à le voir. Je vous propose que pendant cette année nous puissions suivre le Christ et le voir qui se manifeste dans notre vie,  mais aussi à notre tour nous sommes appelés à inviter les personnes qui nous entourent à renconter le Christ et à le voir. Pour inviter ces personnes, nous sommes invités à venir auprès d’elles et à voir leur vie. N’ayons pas peur de venir voir les personnes dans le monde, dans leur quotidien, c’est là aussi où le Christ se manifeste.

Dimanche 29 janvier, nous prendrons un temps pour se souhaiter les vœux après la messe de 11h à Eaubonne et voir ensemble, avec les différents acteurs locaux de nos villes, la manifestation de Dieu.

Bonne et sainte année à tous !

 

Père Pierre MACHENAUD

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Dimanche 25 décembre 2022

NOËL : LUMIÈRE DANS LES TÉNÈBRES

 
« Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière » : telle est la proclamation du prophète d’Isaïe, à une époque (8° siècle avant J.Xt) où le royaume de Juda ployait sous le joug du puissant empire assyrien.

Ne sommes-nous pas, nous aussi, en tant que chrétiens, et plus précisément catholiques, un peuple qui marche dans les ténèbres ?  Quand donc va-t-elle se lever la lumière du Christ sur son « corps » que nous formons, corps blessé, abîmé, meurtri par la révélation des abus de toutes sortes commis par certains. Depuis plusieurs années en tout cas, de tenaces ténèbres sont tombées sur nous…

Rappelons-nous alors l’histoire biblique. Rappelons-nous ce qu’a vécu le peuple d’Israël, durant l’Exil à Babylone, ce grand Exil que la Bible présente comme la conséquence du péché d’idolâtrie. Pourtant, ce péché, les prophètes n’avaient cessé de le dénoncer, et avec quelle vigueur ! Mais rien n’y a fait. Il a fallu cet Exil, pour que le peuple d’Israël réalise combien il avait en effet besoin d’être décapé et purifié.

Or l’Exil, pour Israël, ce fut long : 70 ans. Et ce fut radical, puisque tout y est passé de ses institutions, de ses certitudes religieuses et, bien sûr, de sa vie spirituelle. La terrible épreuve lui a changé sa religion : non, Dieu n’est pas une idole. Parce qu’il n’est pas une idole, il faut bien se rendre à l’évidence : il n’est pas un paratonnerre, la foi en lui ne protège de rien.

Tel est bien en tout cas le Dieu qui se révèle à Noël : un Dieu qui manifeste sa toute-puissance de Très-Haut dans la fragilité d’un bébé couché au plus bas dans une mangeoire d’animaux. Comment s’étonner qu’il faille du temps, beaucoup de temps, pour pouvoir consentir sans ressentiment à un tel Dieu à l’envers !

En tout cas, c’est en se tournant vers ce Dieu, ce « vrai Dieu », que notre Eglise pourra faire luire dans notre humanité secouée par tant de drames quelque chose de la lumière de Dieu. Et Dieu compte sur nous tous pour, en dépit de tout, porter ce témoignage ! Et le porter joyeusement comme la « Bonne Nouvelle » chantée par les anges.

Bon Noël à tous, chers frères et sœurs !
 

Louis-Marie Chauvet   

Dimanche 18 décembre 2022

LA FOI CHRETIENE, C'EST COMME LE FOOT... 


Vous le savez, l’équipe de France s’apprête à jouer une finale de coupe du monde pour la deuxième fois d’affilée. S’il est vrai que certains joueurs ont un talent hors norme, les commentateurs mettent surtout en valeur la force collective des bleus. Didier Deschamps a su favoriser un esprit de solidarité qui pousse chacun à se dépasser pour les autres.

La foi chrétienne, tout comme le foot, est un sport d’équipe. Dieu l’a voulu ainsi, et c’est heureux. Ce n’est dès lors pas un hasard si la priorité de Jésus a été de constituer, non un code législatif ou une formation sur la trinité, mais une famille de disciples pour la faire vivre de sa vie.

Ainsi, il ne suffit pas d’être le Mbappé de l’agir moral, le Giroud de la prière ou le Griezmann de la gentillesse. L’important, c’est surtout de jouer en équipe, c’est de vivre dans une communauté vivante de foi. Sans quoi, nous n’en devenons pas mauvais techniquement, mais nous ne jouons tout simplement pas au foot…

Nous ne sommes pas faits pour rester isolés sur des terrains d’entrainement. L’Église, la paroisse, le monde a besoin de vos talents, et vous, vous avez besoin d’une équipe. Montons donc vers Noël comme les bleus montent vers la finale : groupés et solidaires. Ensemble, nous recevrons une récompense bien plus précieuse qu’un trophée doré : nous serons Vivants !

P. Martin de Hédouville+

Dimanche 4 décembre 2022

« LE SALUT EST PRES DE NOUS MAINTENANT »

 
Ça y est nous sommes entrés dans l’avent  !

Les rues s’illuminent, les décorations abondent dans les magasins, les crèches apparaissent chez nous et dans les églises, nous nous préparons à Noël et à fêter Dieu qui s’est fait homme pour que l’homme se laisse diviniser.

Oui tout cela est vrai, mais nous attendons également - c’est la double attente -, le retour glorieux du Christ,  et lors du premier dimanche de l’Avent dans la deuxième lecture, l’Eglise nous invitait à méditer la lettre de Saint-Paul à la jeune communauté de Rome. Cette affirmation forte de Saint-Paul que le salut est plus près maintenant qu’avant est toujours d’actualité, et c’est un article de notre foi. L’histoire n’est pas un perpétuel recommencement mais au contraire, le projet de Dieu avance irrésistiblement. Quotidiennement, nous pouvons dire que le projet de Dieu pour le monde est plus avancé qu’hier. Il est en train de s’accomplir, il progresse, lentement mais sûrement. Ce projet de Dieu a besoin de nous, Dieu ne veut pas tout faire et il veut avoir besoin de nous. Ne soyons pas dans une attente passive mais dans une attente active pour participer à ce monde meilleur et attendre activement le retour du Christ.

Nous pouvons dire au Seigneur: " que veux-tu que je fasse pour toi ?"

Bonne entrée en Avent !

Père Pierre MACHENAUD

Dimanche 27 novembre 2022

BONNE ANNÉE !

 

Oui, « Bonne Année » : ce souhait, je le formule avec toute l’Eglise, puisque c’est le 1er dimanche de l’Avent que débute pour les chrétiens la nouvelle année liturgique… « Bonne année chrétienne » donc. « Chrétienne », cela veut dire : une année où, comme le demande Jésus dans les Béatitudes, l’échelle habituelle des valeurs sera renversée… 

   Ce renversement, nous le vérifions concrètement en ce premier dimanche de l’Avent, puisque, pour marquer le commencement de l’année liturgique, il attire notre attention sur la fin des temps. Ainsi, nous commençons par la fin ! On se demande alors : « mais on marche sur la tête ou quoi… ? » Pourquoi commencer par la fin, par l’avenir ? Le temps de l’Avent ne nous tourne-t-il pas au contraire vers le passé de la naissance de Jésus à Noël ? » Oui certes, mais celui que nous attendons n’est pas simplement le « petit Jésus » du passé ; c’est, comme le dit le titre officiel de la fête de Noël, « le Seigneur Jésus ».  Or, le terme de « Seigneur » est, vous le savez, le titre que la première communauté chrétienne a donné à Jésus ressuscité. Dès lors, ce que nous attendons à Noël, c’est la venue aujourd’hui de ce « Seigneur » dans notre vie et dans celle du monde. 

    Ah, notre monde !  Quand on le regarde aujourd’hui, on n’est pas très optimiste. Certes, la COP27 a permis une reconnaissance par les pays industrialisés d’une responsabilité dans les dommages liés au changement climatique et de ce fait la création d’un fonds dédié pour aider les pays pauvres qui en sont les premières victimes. Mais pas grand-chose en revanche quant aux mesures à prendre pour lutter contre le dérèglement du climat, alors que, selon la formule désormais bien connue, « la maison brûle, mais nous regardons ailleurs »… En outre, la guerre en Ukraine ne semble pas près de s’éteindre et les craintes pour la grande centrale nucléaire de Zaporija ont redoublé… Et tout le reste de guerres économiques, de violences sexuelles et familiales, de règne des « infox » à travers lesdits « réseaux sociaux », donc de gravissime atmosphère de « post-vérité » et de mise en danger de notre fragile démocratie, de scandales qui blessent grièvement notre Eglise : je vous renvoie à vos journaux, radios, télévisions…

   Oui, notre monde a mille raisons d’être en attente d’un « salut ». Le temps de l’Avent dans lequel nous entrons est le temps de l’attente : l’attente d’un « Sauveur ». Sauveur, parce que proposant un règne de justice et de paix. Qu’à travers notre prière, donc à travers aussi notre action, si modeste soit-elle, le règne de ce Sauveur dont nous nous réclamons se réalise concrètement !

P. Louis-Marie Chauvet

Dimanche 20 novembre 2022

UN ROI AVAIT 4 EPOUSES
 

Un roi avait quatre épouses. La quatrième était sa favorite. Il chérissait beaucoup la troisième. La seconde, il l’appréciait. Quant à la première en revanche, il ne répondait à son amour que par l’indifférence. 

Un jour, le roi tomba gravement malade. Sur son lit de mort, il appela une à une ses épouses : « Toi que j’ai tant gâtée et aimée, toi qui fus toujours à mes côtés, veux-tu maintenant me suivre dans la mort ? » - « Pas question ! » lâcha la quatrième en tournant les talons. « Je préfère me remarier » répondit la troisième. « Je peux t’accompagner jusqu’à la tombe, mais n’irai pas plus loin » expliqua la seconde… C’est alors que se fit entendre une voix fragile : « Moi, je te suivrai où que tu ailles ». Le roi leva les yeux et reconnut sa première épouse, maigre et livide. Profondément attristé par cette scène, le roi regretta de ne pas l’avoir mieux traitée en temps voulu. 

Nous aussi avons quatre femmes. La quatrième, c’est notre corps : nous le laisserons jusqu’à ce qu’arrive le dernier jour. La troisième, ce sont nos biens matériels : ils passeront à d’autres. La seconde, ce sont nos proches : ils ne pourront nous suivre plus loin qu’à la tombe. La première enfin, c’est notre âme. Si souvent négligée, c’est pourtant la seule qui nous accompagnera où que nous allions.

En ce dimanche où nos regards se portent sur la gloire qui nous attend au ciel, choisissons résolument de prendre soin de la qualité de notre vie spirituelle. Parfois oubliée, elle est ô combien importante et durable. 
 

P. Martin de Hédouville+

Dimanche 13 novembre 2022

MON DERNIER JOUR : LE PLUS BEAU DE MA VIE ?
 

Les textes proposés à notre méditation, ces jours-ci, tournent nos regards vers les fins dernières : celle du monde et la nôtre propre. Dans un style apocalyptique qui peut engendrer la peur, une interrogation pourrait s’imposer à nous : Mon dernier jour, quand sera-t-il ? C’est une question à laquelle personne ne saurait répondre avec certitude. Si je pouvais imaginer la fin du monde dans un futur lointain, des siècles ou des millénaires, je sais que mon existence terrestre ne se prolongera pas au-delà de quelques années ou, tout au plus, de quelques décennies. L’actualité de chaque jour me parle d’infarctus, d’AVC, de crises cardiaques, d’accidents de route ou de fait quelconque banal et imprévu qui pourrait fermer à tout moment le livre de ma vie ici-bas. Peu importe que je sois jeune ou robuste, riche ou puissant.

Le discours de Jésus sur la fin de Jérusalem et du monde n’a pas pour but d’inoculer à son auditoire une peur salutaire. Au contraire, Jésus démystifie, dédramatise et rassure : « Ne vous effrayez pas », « Vous n’avez pas à vous soucier de votre défense », « Pas un cheveu de votre tête ne sera perdu ». Jésus enseigne avec sérénité que le temps présent est l’heure de la vigilance, une vigilance dans la confiance, une vigilance remplie d’espérance et de persévérance. C’est comme si, au lieu de me demander : Mon dernier jour, quand sera-t-il ? Jésus m’invitait plutôt à me demander : Comment sera-t-il, mon dernier jour ? Mieux, c’est comme si Jésus m’invitait à faire de mon dernier jour  le plus beau jour de ma vie. Autrement dit, je suis invité à vivre chaque jour comme si c’était l’unique jour de ma vie, à donner à chaque jour de mon existence une saveur d’éternité paradisiaque.

Puisse l’Eucharistie de ce jour nous plonger davantage au cœur de ce mystère divin.  
 

Augustino MENSAH

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Dimanche 6 novembre 2022

DES MOMENTS D'ETERNITE


Nous venons de célébrer la solennité de la Toussaint, de fêter tous ceux et toutes celles qui nous ont précédés et qui sont auprès de Dieu, des connus et des inconnus. Toutes ces personnes qui ont su laisser au cœur de leur existence Dieu se manifester. Oui, Dieu ne cesse jamais de se manifester.

Et le lendemain, comme de tradition nous avons prié pour nos fidèles défunts. A cette occasion nous avons pu nous recueillir sur les tombes de nos proches fleuries par les chrysanthèmes. Nous nous sommes aussi souvenus de ces moments passés avec eux, ces beaux moments, ces moments d’éternité.

Les Saints sont maintenant pleinement dans l’éternité mais n’attendons pas d’être mort pour vivre l’éternité. Vivons-la dès maintenant. Recevons ces étincelles de paradis.

Cette année, avec le beau soleil, les chrysanthèmes illuminaient les tombes comme pour nous rappeler que nous sommes la lumière du monde, la lumière éternelle, cette lumière reçue à notre baptême dont Dieu est la source. 

Dans ce monde qui parait parfois sans saveur et obscur, soyons la lumière du monde et le sel de la terre !

Père Pierre Machenaud

Dimanche 16 octobre 2022

Écologie intégrale
 


   Le thème de la session diocésaine annuelle, session ouverte aux prêtres et aux laïcs engagés dans les Services et Mouvements diocésains a porté, jeudi et vendredi derniers, sur l’écologie. « Écologie intégrale », selon la formule du pape François dans son encyclique célèbre (célèbre et célébrée bien au-delà des frontières de l’Eglise) : « Laudato Si.» Parmi les intervenants, le P. François Bousquet s’est arrêté un moment sur trois formules du pape. Trois formules qui peuvent paraître très abstraites et intellectuelles, ce qui est tout le contraire de la manière habituelle dont parle et écrit le pape. Je vous les livre et les explique un peu…

« La réalité est plus importante que l’idée »

Cela nous rappelle que la réalité est plus complexe que ce que nous arrivons à en penser.

« Le tout est supérieur à la somme des parties »

Il s’agit là d’une formule très ancienne. Le pape la cite pour rappeler que, dans un ensemble, les parties se tiennent les unes les autres et inter-réagissent

« Le temps est supérieur à l’espace »

C’est peut-être la plus célèbre des trois formules. Elle nous rappelle que pour mener à bien un projet, il faut du temps, de la patience, de la persévérance…

   Pourquoi n’en discuteriez-vous pas entre vous (en famille, par exemple, y compris avec vos enfants : le repas n’en sera que plus animé et plus joyeux) ! Oui, pourquoi pas ?

   Par rapport à l’écologie, ces formules ont une signification. Elles nous rappellent, par exemple, que les effets du changement climatique sur notre petite planète Terre sont plus importants et plus variés que ce dont nous avons l’idée ; que, puisque tout se tient,  l’écologie doit être intégrale, et qu’écologie (amour de la nature) sans économie (amour pour autrui, notamment souci des plus pauvres) ne peut être la bonne solution ; enfin, que pour cela, il faut de vastes projets à long terme, donc une patience et une persévérance qui sont tout à l’opposé de l’immédiat qui alimente les médias et particulièrement les réseaux dits «sociaux».

   Alors, à la messe, laissons-nous investir par la belle prière de présentation des dons (l’offertoire) : « Tu es béni, Seigneur Dieu de l’univers. Nous avons reçu de ta bonté ce pain (ce vin) que nous te présentons, fruit de la terre (de la vigne) et du travail des hommes : il deviendra pour nous le Pain de la Vie ».

   Et n’oublions pas : l’élément transformé en « Corps du Christ » que nous recevons en communiant est un élément représentant toute la création. Quel beau symbole ! 

Père Louis-Marie CHAUVET

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Dimanche 2 octobre 2022

QUE VIENT CHERCHER LA FOI DANS UN MONDE EN DECONFITURE ?


Il est facile de dire, et on le dit parfois trop vite : « il faut croire ! », « il faut avoir la foi ! ». Mais la foi en qui ? La foi en quoi ? Dans un monde plein d’injustices sociales, où les riches deviennent toujours plus nantis et les pauvres toujours plus miséreux ; dans un monde où les puissants, assoiffés de pouvoir et d’hégémonie, déclarent la guerre aux plus faibles et écrasent dans le sang des populations innocentes ; dans un monde où le trafic de drogues, avec ses corollaires de violences et de règlements de comptes, gangrène des cités entières ; dans un monde où la pollution, le dérèglement climatique et de nombreuses maladies gagnent du terrain ; dans un monde où la vie devient un péril permanent, comment peut-on avoir la foi ?

C’est pourtant sur cela que les textes sacrés de ce jour (Habacuc 1,2…2,4 ; Psaume 94 ; 2 Timothée 1,6…14 ; Luc 17, 5-10) nous invitent à réfléchir et à méditer.

En effet, ce que nous proclamons dans le « credo », expression officielle de la foi chrétienne, n’est pas une affirmation gratuite, ni irrationnelle, sans fondement, fruit d’une fantaisie ou d’une imposture. Y croire vraiment est beaucoup plus exigeant. Pour le chrétien, « avoir la foi », c’est voir le monde et la vie avec les lunettes de l’avènement de Jésus de Nazareth crucifié, mort et ressuscité ; c’est parier sur la beauté et la bonté de l’existence humaine et de l’histoire du monde, malgré tout, en s’appuyant sur le Christ ressuscité. Il ne s’agit pas, ici, de se réfugier dans une passivité stérile en face des problèmes du monde et de l’humanité, mais de s’engager pleinement à œuvrer pour leur résolution. Croire, c’est coopérer de toutes ses forces à faire grandir le règne de Dieu, c'est-à-dire s’engager pleinement dans la recherche et l’affirmation de tout ce qui est vrai, juste, beau et bon, conscients, d’une part, que cela passe par le chemin de la croix et, d’autre part, que cela vient de Dieu et conduit à Dieu devant qui nous sommes et demeurons toujours de « simples serviteurs ».

Puisse l’Eucharistie de ce jour nourrir notre foi de « simples serviteurs », résolument engagés au milieu de nos frères et sœurs.

 


Augustino MENSAH

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Dimanche 25 septembre 2022

QUELLE JOIE DE SE RETROUVER !


En ce début d’année, nous avons la joie de nous retrouver après cette période estivale. Nous nous retrouvons ensemble pour approfondir notre relation avec Celui qui nous rassemble, Dieu le Père, dans l’Esprit, par le Christ. En approfondissant cette relation, cette alliance reçue à notre baptême, nous recevons cette joie : " je vous ai dit toutes ces choses pour que ma joie soit en vous et que votre joie soit parfaite".
Cette joie qui vient de Dieu, par la prière, par les autres et par l’approfondissement de la connaissance de Dieu, ne cesse d’augmenter si nous la partageons.
En ce début d’année PASTORALE, prenons du temps pour découvrir de nouveaux frères et sœurs en Christ, des nouveaux arrivants dans notre communauté, des nouveaux baptisés. Cette joie nous ne pouvons pas la garder pour nous, nous devons être contagieux auprès de ceux et celles qui nous entourent. 
Permettez-moi de dire ma joie d’accueillir en votre nom le Père Martin de Hédouville.
N’oublions pas que nous ne nous rencontrons pas assez à cause de la maladie, des difficultés diverses et variées.

Très bonne rentrée à tous.


Père Pierre MACHENAUD

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PLANNING 2022-2023

  • Week-end des 3 et 4 septembre : présence du groupement dans les forums des 4 communes

  • jeudi 8 septembre à Margency à 19h : fête patronale pour la Nativité de la Vierge Marie (messe suivie d’un apéritif dinatoire partagé) (autre messe supprimée)

  • Dimanche 25 septembre : messe unique de rentrée à ND Eaubonne, suivie d’un forum des mouvements et services, d’un apéritif offert par la paroisse et d’un repas partagé.

  • Samedi 8 et dimanche 9 octobre : pèlerinage à St Benoit sur Loire

  • 1er novembre : messes de Toussaint et présence dans les cimetières

  • Mercredi 30 novembre à Montlignon à 19h : fête patronale pour la fête de Saint André (messe suivie d’un apéritif dinatoire partagé) 

  • Jeudis de l’Avent : du 1erau 15 décembre : messes de l’aurore à 7h au SC suivies d’un petit déjeuner

  • Samedi 10 décembre : soirée miséricorde à ND Eaubonne

  • Vendredi 16 décembre : repas Noël et Saveurs

  • Samedi 21 janvier : pèlerinage de Saint-Pry avec la communauté orthodoxe, messe unique le samedi soir à l’église du Vieux Village

  • Dimanche 29 janvier : messe unique pour les vœux aux paroissiens

  • Dimanche 12 février : Confirmation des jeunes à ND Eaubonne

  • Jeudis de Carême : du 9 mars au 30 mars : messes de l’attente à 7h au SC suivies d’un petit déjeuner

  • Samedi 25 mars à ND Eaubonne : soirée miséricorde

  • Week end des 13 et 14 mai : messes de profession de foi

  • Week end des 10 et 11 juin : premières communions Eaubonne

  • Week end des 17 et 18 juin : premières communions St Prix Margency Montlignon

  • Dimanche 25 juin messe unique de fin d’année

 

 

Certaines de ces dates pourraient être modifiées en fonction de l’actualité ou des événements à venir. 

Dimanche 5 juin 2022

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LA PENTECOTE CHRETIENNE
 


Les Actes des Apôtres nous rapportent l'annonce de Jésus à ses disciples le jour de l’Ascension qu'ils recevraient une force, « celle du Saint Esprit qui viendra sur vous, alors vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu'aux extrémités de la terre ». Une révélation qui intervient dix jours avant la Pentecôte, lorsque les Apôtres reçoivent l'Esprit Saint au Cénacle. On l'appelle Pentecôte, parce qu'elle tombe le cinquantième jour après Pâques. La fête de Pentecôte marque le couronnement de la période pascale, débutée le jour de Pâques avec la résurrection de Jésus.

Dans l'Ancien Testament, la Pentecôte était la fête, d'abord de la moisson des blés (Ex23,16), les juifs la célébraient en offrant à Dieu les prémices de la moisson des blés, puis à partir du deuxième siècle, elle devient la fête de la commémoration du don de la Loi à Moise cinquante jours après la sortie d’Égypte (Ex 19,1).

Après la résurrection de Jésus, le jour où les juifs célébraient la fête de la Pentecôte, la commémoration du don de la Torah par Dieu au peuple juif sur le mont Sinaï, les disciples de jésus, réunis au cénacle, eurent droit à une pentecôte particulière.

« Quand arriva la Pentecôte, ils se trouvaient réunis tous ensemble. Soudain il vint du ciel un bruit tel celui d'un violent coup de vent. » (Ac2,1-2). A la suite de cet événement, les Apôtres sortent du cénacle et se mettent à témoigner de la vie et de l’enseignement du Christ. Ils vont également commencer à baptiser, ainsi vont naître les communautés chrétiennes. C'est le début de l’Église.

La description de la Pentecôte que nous livre Luc est riche d'enseignements. Elle est très belle
et très intéressante dans son contenu. Elle met en nous le désir d’être guidés et poussés par l'Esprit Saint afin de pouvoir louer Dieu et d'accomplir son œuvre qui est une œuvre de communion entre les personnes.

Père Rufin MALONGA TOUMOU

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Dimanche 29 mai 2022

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"QU'ILS SOIENT UN EN NOUS, EUX AUSSI,

POUR QUE LE MONDE CROIE QUE TU M'AS ENVOYE"


Ce verset  de Saint Jean  du passage d’évangile que nous sommes invités à méditer ce septième dimanche de Pâques nous interpelle !
Vivre l’unité dans la diversité, cela vient aussi du résultat de notre démarche du synode de la synodalité. Près de 200 personnes de la communauté ont répondu aux questionnaires et plusieurs d’entre eux désirent une Église qui accueille plus. Accueillir l’autre tel qu’il est et non tel que l’on voudrait qu’il soit. Cette attitude doit être vécue par chacun d’entre nous. Comme le Christ, accueillons-nous ! N’effaçons pas nos différences car c’est une force pour une communauté d’avoir des regards, des attentes différentes; mais cheminons ensemble à la suite du Christ. C’est Lui notre unité. Le monde a besoin plus que jamais d’unité, soyons des artisans de cette unité et donnons envie de suivre le Christ par ce comportement évangélique !

 

Père Pierre MACHENAUD

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Dimanche 15 mai 2022

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Dimanche dernier,  quatrième dimanche de Pâques, dimanche du bon Pasteur, nous célébrions la 59e journée mondiale de prière pour les vocations. À cette occasion, dans son message, le pape nous invitait à nous laisser tous interpeller par le regard de Dieu sur nous. C’est un regard qui relève, qui pardonne, qui donne vie, et qui appelle. Nous sommes tous appelés à suivre Dieu le père par son fils Jésus-Christ dans l’Esprit. Certains sont appelés  plus spécialement, plus spécifiquement à consacrer leur vie à la suite du Christ. Les prêtres font partie de ceux-ci .

Depuis trois ans, nous avons eu la joie d’accueillir le Père Rufin, qui était prêté par son évêque à notre diocèse. Lors de la messe de fin d’année du 19 juin, nous lui dirons merci (détails de la fête dans les semaines qui viennent).

Notre évêque est conscient de la vitalité de notre groupement, c’est pourquoi il nous envoie un jeune prêtre, le père Martin de Hédouville. Le Père Martin a déjà vécu une belle expérience pastorale sur la paroisse de Cormeilles en Parisis - La Frette. Nous serons heureux de l’accueillir à partir de septembre prochain.

Rendons grâce pour les serviteurs que Dieu nous donne et prions pour ceux qui sont appelés à suivre le Christ.

Père Pierre MACHENAUD

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Dimanche 8 mai 2022

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TOUT HOMME EST BERGER DE SON FRERE


En ce dimanche dit du bon pasteur, la liturgie nous invite à contempler la figure du berger. Dans la Bible, l'image du berger apparaît dès les premières pages. Déjà en Genèse, Dieu jette son dévolu sur Abel, le premier berger, au grand dam de Caïn son frère qui est agriculteur. Par la suite, la Bible nous montre que la plupart de grandes figures de l'histoire du salut sont des bergers : Abraham, Jacob, Moise et David.

Les bergers vivent avec et pour les brebis. A cause d'elles, ils sont contraints de mener une vie de nomades. Ils ne sont attachés ni à un domicile particulier ni à une portion de terre quelconque. Ils sont errants. Souvent exposée aux brigands et aux bêtes féroces, la vie du berger est périlleuse et précaire. Le meurtre d'Abel en dit long. Jésus qui s'est déclaré bon pasteur, subira lui aussi un sort semblable à celui d'Abel, il sera martyrisé par ses frères. Bref, l'attitude des bergers envers les brebis est le symbole par excellence de l'amour chrétien.

Chacun est invité à être le berger de son frère. À le couvrir des soins que tout bon berger doit apporter à ses brebis. Renoncer à cette mission, c'est se comporter comme Caïn qui décline ses responsabilités après avoir commis son fratricide. « suis-je le gardien de mon frère ? » rétorquera-t-il à Dieu.

Être berger correspond donc à une attitude spirituelle à adopter face au prochain. Ce que la figure du berger peut inspirer au chrétien c'est d'abord  le nomadisme. Le vrai chrétien est un pèlerin de Dieu, il se dépouille chaque jour pour sa marche vers la maison du Dieu. On dira comme le Christ, « le fils de l'homme n'a pas où reposer la tête. » Une autre attitude de berger qui peut inspirer le chrétien, c'est cet amour sincère et courageux qui pousse le berger à exposer sa vie pour protéger ses brebis. Le chrétien doit vivre un amour qui le dispose à consentir d'immenses sacrifices pour le bien des autres, à l’instar de Jésus, le bon pasteur.

Père Rufin

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Dimanche 1er mai 2022

PRIER POUR L'UKRAINE ?


   Réflexion entendue récemment (je résume) : « A quoi ça sert de prier pour l’Ukraine ? De toute façon, ce n’est pas Dieu qui va intervenir pour faire la paix. On n’est quand même plus à l’époque de « Manon des sources » où, en accord avec le curé, les villageois organisaient une procession à travers la campagne, avec bannières, litanies, et chapelet pour obtenir la pluie ! De toute façon, ce qui compte, c’est d’agir : agir pour le climat, agir pour la paix, etc. »

   Qui ne s’est fait un jour ou l’autre ce genre de réflexion ? Elle ne manque pas de pertinence à plusieurs égards : bien sûr, Dieu n’est pas « interventionniste », sinon, ça se saurait depuis bien longtemps ; et bien sûr également, si la prière dispense de l’action, elle est nulle ! Si je prie pour la santé de ma grand-mère sans que ma prière ne me pousse à me soucier d’elle et des services que je peux lui rendre, ce n’est vraiment pas la peine !

   Et pourtant, comment ne pas sentir qu’il y a quelque chose qui cloche du point de vue de la foi chrétienne dans ce raisonnement ? Car enfin, pourquoi, depuis toujours, l’Eglise adresse-t-elle à Dieu des demandes ? La réponse nous est donnée par Jésus lui-même dans l’évangile : « votre Père sait de quoi vous avez besoin, avant que vous le lui demandiez » (Mt 6,8). Mais alors, peut-on aussitôt objecter, s’il le sait, pourquoi veut-il que nous le lui demandions ? Mais parce que, justement, Dieu est Père (« votre Père»), et pas « Jupiter » ! 

   Qu’il soit « Père » a plusieurs conséquences majeures : (1) Comme tout bon père (ou mère, bien sûr !), il est attentif aux besoins de ses enfants, et donc il les devine à l’avance. (2) Comme ton bon père ou mère, il souhaite que nous allions à lui avec tout ce qui importe dans notre vie : l’examen que va passer la fille et dont dépend son avenir, la santé des vieux parents, la recherche d’emploi du mari, le souci du garçon…De ce point de vue, adopter l’attitude « aristocratique » qui consiste à ne demander à Dieu que des choses plus ou moins hautement « spirituelles » ne convient pas. Bien sûr, plus notre demande est d’ordre matériel, plus elle est menacée de dérives « intéressées ». Il nous faut donc être vigilants. Pourtant, on ne peut s’en tenir à la louange, comme j’ai entendu certains chrétiens le dire : quelle valeur en effet pourrait bien avoir notre répétitive louange envers un Dieu qui rejetterait nos demandes ? Je le répète : Dieu, parce qu’il est Père, bon Père, attend de nous que nous allions à lui avec tout ce qui nous tient à cœur dans la vie. (3) Seulement, comme tout bon père ou mère, Dieu se garde bien de nous donner ce dont nous avons besoin avant que nous ne le lui demandions. Tout pédagogue le sait : il faut ouvrir un espace à l’enfant pour formuler sa demande. Moyennant quoi, ce qu’il reçoit de ses parents, ce n’est pas seulement un objet, c’est de l’amour. Là est essentiel : dans la création et l’amplification d’une relation de confiance et d’amour à l’occasion d’une demande. 

   Oui donc, dans nos prières, « universelles » ou personnelles, n’hésitons pas à demander à Dieu la paix. En Ukraine et ailleurs ! Évidemment, une telle prière nous engage nous-mêmes à être des faiseurs de paix : Dieu en tout cas ne fera pas la paix à notre place ! Il compte sur nous. C’est précisément pourquoi il nous demande de lui demander la paix : Le simple fait que nous lui formulions avec confiance (mais tout le problème est là !) notre demande de paix fait de nous déjà, ou doit faire de nous, des femmes et des hommes de paix, configurés à celui qui nous dit « Shalom » : « la paix soit avec vous » !

   Finalement, tout dépend de notre posture intérieure. Celle-ci est-elle, par rapport à Dieu, celle d’ « esclaves » (qui cherchent à manipuler Dieu ») ou d’ « enfants » (qui s’ouvrent à Dieu dans la confiance)? St Paul a tout dit en cette courte phrase :  « L’Esprit que vous avez reçu ne fait pas de vous des esclaves qui ont encore peur, mais il fait de vous des enfants de Dieu. Et par cet Esprit, nous crions vers Dieu en lui disant : « Abba ! Père ! » (Rm 8,15).

Louis-Marie Chauvet

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Dimanche 10 avril 2022

SON AMOUR ENVERS NOUS S'EST MONTRE LE PLUS FORT,
ETERNELLE EST LA FIDELITE DU SEIGNEUR !
 

Avec la célébration du dimanche des rameaux et de la Passion s'ouvre la semaine sainte qui s'étend jusqu'à la veillée pascale. Le récit de la Passion du Seigneur constitue la liturgie de la parole la plus longue de l'année liturgique. Après en avoir suivi attentivement  la lecture, l'on devrait se sentir suffisamment édifié. L'amour constitue la clé principale pour mieux saisir la signification de la Passion et de la mort de Jésus.

La dernière Cène, nous montre comment Jésus affronte sa Passion, imprégné d’un désir ardent. Il dit : « j'ai ardemment désiré manger cette Pâque avec vous avant de souffrir ». Il anticipe sa Passion et la transforme en une expression du plus grand amour. Lorsque nous écoutons le récit de la Passion, nous ne devons pas seulement être plongés dans la tristesse. Nous devons avoir, au plus profond de notre âme, une grande joie : la Passion est vraiment la manifestation la plus grande de l'amour de Dieu.

Jésus exprime le sens qu'il entend donner à sa Passion par ces mots : « Eh bien, moi, je suis au milieu de vous comme celui qui sert. » Il s'est fait serviteur de Dieu et notre serviteur. Il est au milieu de nous, à notre service. Le destin du Christ ressemble à celui de chaque croyant. Comme lui, nous sommes invités à servir Dieu et nos frères les hommes.


Bonne semaine Sainte

Père Rufin MALONGA TOUMOU

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Dimanche 3 avril 2022

L’ACCUEIL
 

« Celui d’entre-vous qui est sans péché, qu’il soit le premier à jeter une pierre »
(Jn 8, 1-11)


Ce passage d’Evangile nous relate cette rencontre extraordinaire de cette femme surprise en adultère et Jésus. St Jean nous rappelle que c’est du Mont des Oliviers que Jésus est parti pour réapparaître au temple. C’est au Mont des Oliviers que Jésus est arrêté pour entrer dans sa Passion.

Jésus accueille cette femme dont nous ne connaissons même pas le nom, envoyée par ceux qui se disent les « sachants » de l’époque. Ils désirent que Jésus confirme la loi de Moïse en les invitant à la lapider.

Jésus se baisse, comme il se baissera pour laver les pieds de ses disciples, pour être serviteur et non un dominateur. Il fait réfléchir les « sachants » et laisse, par la suite, la femme retrouver sa dignité. Il ne l’enferme pas dans ses mauvaises actions, ne la condamne pas mais l’amène, elle aussi à réfléchir. Nous désirons tous être à la suite de Jésus et accueillir l’autre tel qu’il est et non tel qu’on voudrait qu’il soit ; d’accueillir l’autre sans l’enfermer sur ses bonnes ou mauvaises actions ; d’accueillir l’autre et lui partager la joie de l’Evangile.

Dimanche dernier, lors de la restitution de la démarche du synode sur la synodalité, l’un des axes retenus a été l’accueil. Nous devons tous changer notre regard, prendre le temps d’accueillir l’autre avec son histoire, ses joies, ses peines, ses incompréhensions, ses actions bonnes ou mauvaises, sans vouloir le mettre dans notre schéma.

Nous avons la chance d’être une communauté vivante, une communauté intergénérationnelle avec des sensibilités différentes, continuons à être une communauté qui donne envie et accueillir les nouveaux arrivants.
 

Père Pierre MACHENAUD

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Dimanche 13 mars 2022

LA VERITABLE PRIERE CHRETIENNE


Une des dimensions essentielles de toute vie profonde, que nous rappelle la liturgie en ce temps de carême est : la prière. La Transfiguration du Seigneur, que nous méditons ce dimanche, a eu lieu pendant qu'il était en prière. La prière chrétienne est ainsi un moyen de transfiguration du croyant.

Celui qui prie vraiment doit voir sa conduite transformée.

Partant de l'épisode de la Transfiguration, on peut tirer quelques leçons sur la prière chrétienne. Pour bien prier, Jésus préfère se retirer souvent dans des lieux isolés, et c'est cette recommandation qu'il nous a faite au début de ce carême : « ...quand tu pries, retire toi dans ta pièce la plus retirée, ferme la porte, et prie ton Père qui est présent dans le secret ; ton Père qui voit dans le secret te le rendra. » On ne peut rencontrer Dieu dans le tapage. C'est seulement dans un silence profond qu'il nous parle.

Durant la prière de Jésus, Élie et Moise, qui symbolisent respectivement les livres de la Loi et les prophètes, sont venus s'entretenir avec lui. Jésus dialogue avec eux, c'est-à-dire qu’il dialogue avec les Écritures. La prière est donc un moment de méditation de la parole de Dieu. La Bible est le moyen le plus sûr qui permet de dialoguer avec Dieu durant la prière.

Après sa prière, Jésus doit faire face à un esprit démoniaque. La prière ne renferme pas le chrétien sur lui-même mais il le pousse vers les autres, vers le service. La vraie prière chrétienne prépare et dispose l'homme au service de ses frères.

 

Père Rufin MALONGA TOUMOU

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